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25/05/2020

Un service de Drones-culture autour d'un aéroport à Toussus le Noble

http://www.aeriapole.com/WordPress/Drone_agriculture_flycam.pdf
Télécharger le dossier pdf

Dans le concept d'Aeriapole "Acteur autour d'un aéroport mythique" Un service de drone pour l'agriculture voit le jour à Toussus le Noble.

Retour sur nos travaux concernant les drones au service de l'agriculture sur de terres mitoyennes d'un aéroport.
*articles associés au bas de la page

L'étude s'est portée dans la Zone de Protection Naturelle, Agricole et Forestière (ZPNAF) du plateau de Saclay où, sur 4115 ha, 2400ha sont consacré à l'activité agricole.

Philippe Vurpillot de FlyCam et Stéphane Vandame, agriculteur, de la Ferme Vandame à Villers le Bâcle ont pu mesurer le travail à accomplir pour proposer des réponses aux demandes des agriculteurs qui souhaiteraient utiliser ce service, sur ce territoire bien défini.

Un élément de taille qui apparaît et qui s'impose suite à cette étude sur le terrain : le travail administratif pointu et nécessaire pour obtenir les autorisations de vols dans une ZPNAF où se trouvent des couloirs aériens qualifiés "sensibles, voire très sensibles".


          
                                  Vidéo Flycam d'une vue sur une parcelle de terrain à travailler

Un coup d'oeil sur la carte pour comprendre les données complexes du terrain.
Chevelus circulation aérienne *
Les aéroports de Villacoublay et de Toussus-le-Noble, le centre de recherches du CEA Paris- Saclay et le Synchrotron Soleil à Saint Aubin s’incrustent ou sont mitoyens de la ZPNAF

La dizaine d'agriculteurs sur ce plateau exploitent chacun, environ 250 ha.
Les opérations par drones ne peuvent se faire par  des vues générales en altitude, le plafond de vol étant limité et défini par zones.
Recourir donc à des photos en altitude est quasi impossible sans bloquer les trafics des deux aérodromes.

L'étude démontre que c'est vers une méthode de quadrillage de zones que le coût devrait être planifié avec des rapports: quadrillage/autonomie du materiel / autorisations.

ZPNAF du plateau de Saclay 🔍
Il faudra donc quadriller les terrains et créer des plans pour planifier avec les administrations la délivrance des autorisations.

Les tests, grandeur nature, faites sur le terrain avec photos et video ont donné satisfaction à l'agriculteur qui s'engagera pour des missions à venir.

Flycam aura la possibilité d'offrir ses services comme détaillé dans la brochure ci-joint et proposer des procédures. Un choix de propositions qui évoluera en fonction de la demande.

Un grand merci à Stéphane Vandame et la ferme de Villers le Bâcle dans ce dossier et bravo à Philippe Vurpillot pour avoir mener à bout ce dossier dans des conditions générales très particulières.

Pour télécharger la brochure : Lien (pdf)


* chevelus : la représentation de flux de trafic (« chevelus ») et densités de trafic.

* Articles associés :

Drones culture sur le plateau de Saclay

Les drones au service de l'agriculture


17/02/2020

Drones culture sur le plateau de Saclay

L’aéroport de Toussus le Noble et ses terres agricoles aux alentours, deux entités qui protègent le plateau de Saclay d’une urbanisation intensive dans l’actuel Paris-Saclay. Des terres agricoles les plus fertiles d’Ile de France et un aéroport historique mythique, côte à côte.

Aeriapole, dans son concept depuis 2007 «Etre acteur dans son environnement autour d'un aérodrome mythique », pose la question  :
N' y aurait il pas des liens à développer entre ces deux entités économiques à très fort potentiel ?

L’arrivée des drones et leurs utilisations ponctuelles, offriraient des solutions récentes qui répondraient aux demandes locales des agriculteurs et que nous souhaitons mettre en marche.

C’est avec Stéphane Vandame, agriculteur à Villiers le Bâcle que nous avons cerné des points essentiels. 

Le contexte :
de d à g : Stéphane Vandame et G Finan
  • Des terres agricoles d’une surface de 2500 ha. Un espace sanctuarisé, une zone de protection naturelle, agricole et forestière (ZPNAF) autour d’une charte signée en octobre 2018 avec les différents partenaires pour les protéger de l’aménagement du plateau dans le Paris-Saclay.
  • Un calendrier agricole : une terre en repos, une étude hydrique du terrain pour la préparation de la terre, les semis, le traitement et la récolte.
Qui dit graines, semis et récoltes, voit apparaître les oiseaux (corbeaux, corneilles et pigeons pour la plupart), des sangliers et des lapins entre autres, sur deux et quatre pattes…
Une intelligence et un comportement approprié d’une gente animale dans un environnement pour des créatures qui s’adaptent, se développent et s’accoutument à la présence de l’homme.

Des comportements qui forcent l’admiration des agriculteurs qui vont même jusqu’à établir  des procédés de "bons échanges" comme nous le confie Stéphane.
Un curieux mélange d’une adversité et d’un respect mutuel dans une cohabitation «arrangée».

Toutefois, l’agriculteur souhaiterait apporter un équilibre à la prolifération des oiseaux, dans un environnement sans prédateurs naturels.
Ce qui mène à l'installation d'une surveillance en permanence d'une faune qui s’adapte très vite et prolifère dans un environnement protégé.

Les buses, entre autres, auraient été, une belle alternative mais leur élevage relève d’une réglementation administrative pointue et onéreuse, en plus de la proximité d’un aéroport où le risque aviaire serait élevé.

de d à g : Philippe Vurpillot et G Finan
C’est sur la société FlyCam, nouvellement basée à Toussus que c'est fixé notre choix pour monter un dossier "drones culture"
En effet, d'un Skyraider en 2007 au drone pour l'agriculture en 2020, c'est le chemin tout tracé d'un centenaire de l'aéroport qui a conduit une nouvelle génération à venir s'établir sur l'aéroport de Toussus le Noble.
Skyraider - Centenaire Toussus 2007

Philippe Vurpillot est le directeur de FlyCam.
Il est aussi pilote et fils du pilote du Skyraider, Bernard Vurpillot qui est venu à Toussus en 2007.

Dans le concept d'Aeriapole "Acteur dans son environnement" nous souhaitons le développement d’une économie participative locale, basée sur un principe anthropique qui a fait ses preuves.

Aujourd'hui, c'est une une fois de plus l'Histoire qui se met au service de l'Economie, comme nous l'avions présenté lors de notre intervention à la DGAC en avril 2019 : « Comment préserver un patrimoine aéronautique dans une région en forte urbanisation. »  (lien vidéo intervention à la DGAC).

Comme nous en informe Pascal Alleno, résidant à Toussus et que nous avions rencontré récemment, il y a quelques années l’INRA c’était penché sur un dossier pour développer un service aux agriculteurs à partir des images satellites SPOT. Il y avait fait son stage.
Le drone n’existait pas encore.
Aujourd’hui cet outil apporterait des propositions à moindre coût. 

Sur ce même principe anthropique que nous avons démarré en 2007, FLYCAM ira à des propositions sur des paliers de services, du plus simple au plus complexe en fonction des budgets des intéressés et pour une rentabilité partagée des partenaires, selon les règles en vigueur, bien définies.

article associé :

les drones au service de l'agriculture

30/12/2019

Vers des phares aéronautiques et une source d'énergie dans son voisinage.


Il fut un temps, les pilotes de ligne volaient la nuit dans le faisceau des phares aéronautiques qui balisaient les itinéraires les plus fréquentés. 

De cette époque héroïque, il ne reste que très peu de traces que l'association La Mémoire de Bordeaux Contrôle (LMBC) remet en mémoire et que nous avions rencontré lors de des journées organisées par la Mémoire de l’Aviation de la DGAC en 2018.

Patrick Gandil, Directeur Général de l’Aviation Civile, dans la préface de l’ouvrage publié par cette association, saluait la capacité de ses aînés, qui il y a un peu moins de cent ans, à inventer, à s’adapter et promouvoir des perspectives pour ces avions.
C'est à la fin des années soixante que l'on voit la disparition des phares aéronautiques en tant que moyen de navigation au service de l'aviation civile.

De cette période de l’ébauche du réseau des routes aériennes et des aides visuelles à la navigation des aéronefs, avec les avions équipés de tous les instruments électroniques de navigation, pourraient-ils revenir sur scène aujourd’hui ?
Une question que s’était posée Aeriapole, dans le contexte de l’Aéro Saclay 2017 sur le thème II : développement économique de la plateforme connue depuis plus de cent ans pour ses écoles de pilotages (et dernièrement mis en relief dans l'exposition Aeriastory centenaire de l'aviation civile et commerciale - 2019).

  • Attractivité sur l'aérodrome de Toussus-le-Noble
  •  Modèle technico-économique d'une éco-plateforme multi-modale à Toussus-le-Noble
  •  Création d’un parc à thème technologique à Toussus-le-Noble
  •  Développement économique de la plateforme de Toussus-le-Noble
  •  Création de nouvelles énergies à Toussus-le-Noble
  •  Inter modalité et desserte de l'accès de l'aérodrome de Toussus-le-Noble
Nous avions proposé en 2017 à l'occasion de l'Aéro Saclay, une vision d’Aériapole, ce concept d'être acteur dans son environnement (lien)  pour une plate forme aéronautique qui entre autres, héberge une multitude d'écoles de pilotage et où le pilotage à vue est toujours à l'ordre du jour.

Nous pensons que la création d'un nouveau modèle de phares aéronautiques, sur une base d’éoliennes verticales, pour les plateformes qui hébergent des écoles de pilotage pourrait apporter une meilleure visibilité aux pilotes pour améliorer leur trajectoire d'approche et éviter de survoler les zones  urbanisées, vivier d'une population sensible aux nuisances aériennes.

Une proposition qui serait à travailler avec les organismes concernés en fonction  de l’implantation géographique des plateformes aéronautiques notamment pour des zones sensibles comme à Toussus le Noble par exemple.

Elles permettraient de :
  • Définir aux pilotes, en tout temps de manière visuelle distincte les différents points d’entrée aux petites plateformes aéroportuaires
  • Fournir en même temps de l’énergie électrique bon marché aux bâtiments aux alentours
La vision d’Aériapole autour d’une éolienne verticale près d'une plateforme aéroportuaire ? une théorie-fiction en 2017, sujet "inconcevable" qui a fait frémir plus d’un lors de nos discussions. Pourquoi ne pas en discuter avec les concernés de sa faisabilité si aujourd’hui elle est mise en pratique et en partie, par VINCI comme nous l’avions filmé tranquillement au hasard, il y a quelques mois, sur une aire de repos d’autoroute. 
Une étude pour une mise en place sur l'ex terrain de l'Etablissement Aéronautique Naval serait intéressante...

Une confirmation de notre vision lors de notre intervention à la DGAC : Investir dans la préservation du patrimoine aéronautique dans une région en forte urbanisation, c'est l'implication de l'histoire dans l'économie.
Un retour aux phares aéronautiques ?


« La créativité est contagieuse, transmettez-la » disait Albert Einstein. 
Nous ajouterons  : " dans un esprit de partage..."



         

16/12/2019

Les drônes au service de l’agriculture


Octobre 2018 : sur le plateau de Saclay, le ravage des sangliers dans les récoltes s’est bien fait sentir. Des champs de blé et de maïs ont été saccagés.
En raison de la sécheresse, les sangliers ont tendance à chercher de la fraîcheur dans les champs de maïs, détruisant au passage une partie des futures récoltes.

En 2017, près de 700 000 prélèvements de sangliers ont été réalisés en France. Ils augmentent d’année en année et les champs subissent de nombreux dégâts.

Dans ces circonstances et grâce à nos bonnes relations avec les pilotes de l’aéroport, un ami agriculteur nous avait demandé de prendre en photos ses champs pour évaluer le volume des dégâts.
Le problème qui se posait était l’emplacement de ces champs en pleine zone du circuit des mouvements d’atterrissage et de décollage. Un moment compliqué pour prendre des photos.
Nous avions donc loué un hélico et demandé une autorisation spéciale pour faire nous-même les photos en tant que passagers.

Un élément qui pointe le doigt sur une demande sur le plateau.  Qu'en est il de l’usage des drônes pour ces cas précis ?
Une rapide enquête auprès des usagers de l’aéroport nous fait remarquer qu’il n’existe aucun service qui puisse répondre à ce genre de demandes et qu'aucune étude n'aurait été éditée.
Pourtant l’usage des drônes mis au service de l'agriculture est bien réel et actif, mais qu'en est il sur le plateau de Saclay ?
Les raisons invoquées de cette absence sembleraient être:  la sécurité, les mouvements aériens et la proximité de l’aéroport.

Nous en parlions du sujet avec Christian Veyssière, notre partenaire au centenaire de l’aviation civile. Il nous dévoile alors sa vidéo et son utilisation, dans sa région.

        

Ce sujet ne serait il donc pas utile à développer avec l’aéroport pour de tels projets de jour et nuit afin de permettre aux agriculteurs de maîtriser production,  coûts et surveillance ?  

A suivre....

27/10/2019

le GSIGN et le GIGN sautent sur Toussus - Mémoire du Cdt Jacques Pageix




Un fait marquant sur l'aéroport de Toussus-le-Noble: 

 Un exercice du GSIGN - (Été 1986)



Au cours de l'été 1986, je fus sollicité par le GSIGN (1) qui souhaitait organiser un exercice sur l'aéroport de Toussus-le-Noble. Ayant répondu favorablement sur le principe, j'accueillis dans mon bureau l'Adjudant de gendarmerie Bellanger afin de préparer cet événement.





Il me présenta d'abord l'organisation du GSIGN, basé à Satory, alors commandé par le Colonel Friedrich (2). Cette unité d'élite regroupait:

- Un état-major avec un officier et 12 sous-officiers;

- Le GIGN (Groupement d'Intervention de la Gendarmerie Nationale) avec 4 officiers et 74 sous-officiers, alors commandé par le Capitaine Legorjus (3);


La "roulante" et la R16 du Colonel...
- L'EPIGN (Escadron Parachutiste d'Intervention de la Gendarmerie Nationale) créé en 1984, comptant 5 officiers et 130 sous-officiers), alors commandé par le Capitaine Chancerelle;

- Le GSPR (Groupement de Sécurité de la Présidence de la République) commandé par le Lieutenant-Colonel Le Caro (5 officiers et 90 sous-officiers).



On ajouta en 1985 à ce dispositif un groupe "Instruction" chargé de rechercher et d'organiser des thèmes d'entraînement pour ces différentes unités.




L'adjudant m'expliqua ensuite le thème de cet exercice qu'il souhaitait effectuer à  Toussus-le-Noble, en mettant en œuvre le GISGN, l'EPIGN et le GIGN, avec la participation du COTAM (4), également basé à Villacoublay.



Cette opération devait servir, me dit-il, à tester la bonne coordination entre les différentes unités (Blindés, Parachutistes, GIGN, Armée de l'Air).
le Transall qui sème ses corolles grises... 

Évidemment, je fus impressionné par cette présentation qui nous promettait une démonstration grandiose sur l'aéroport...

Le scénario choisi visait à récupérer un otage détenu par des rebelles retranchés dans la vigie de la tour de contrôle, sur un aéroport ami, mais toutefois dans une contrée étrangère, hostile à notre pays, dont les forces armées pouvaienr à tout moment investir la plate forme.
         
L'adjudant Ballanger
s'apprête à réceptionner les paras
          
Au petit matin, sur le chemin de mon bureau, j'allai visiter le Colonel Friedrich, déjà installé confortablement dans sa "roulante", une fourgonette Renault bien équipée, stationnée sur le parking non loin de ma résidence. Il m'accueillit et m'offrit un petit déjeuner convivial...Quatre véhicules blindés de la gendarmerie (5) s'étaient placées à proximité de sa roulante transformée pour l'occasion en P.C.
         
Le Colonel, blessé lors d'un saut récent en parachute, en se receptionnant trop brutalement au sol, marchait avec des béquilles.

Dans la matinée, un stick de parachutistes fut largué d'un Transall du COTAM à l'Ouest de l'aéroport. L'adjudant Bellanger, équipé d'un talkie-walkie, assurait la liaison radio avec les équipages des Transall qui suivaient un cap tenant compte de la direction du vent, matéralisée au sol par de puissants fumigènes.
Le bloc technique; 
on distingue le restaurant "La Volière", 
la vigie  et l'aérogare (l'Isba).
          Les parachutistes, aussitôt sur le sol, se déployèrent à la périphérie de l'aérodrome afin de prévenir toute attaque pouvant venir de l'extérieur ;
Photo qui montre
l'activité de l'aéroport en 1986...
Ensuite, sous la conduite du capitaine Legorjus, le GIGN passa à la phase de libération de l'otage détenu dans la vigie. La "trouvaille" du capitaine pour y parvenir fut très originale: posté à l'entrée de l'aéroport, il réquisitionna sans façons la camionnette frigorifique d'un livreur qui se rendait au restaurant "La Volière", établissement situé comme chacun sait au pied de la tour de contrôle. Le Capitaine Legorjus et son adjoint demandèrent donc au chauffeur de patienter quelques instants et celui-ci -l'inquietude succédant à la surprise- leur répliqua "qu'il était ravi de partager le jeu des gendarmes, mais que ses denrées surgelés ne souffraient pas d'attendre pour être livrées à la Volière"...Le Capitaine le rassura...
Le Capitaine Philippe Legorjus (à gauche) et son
 adjoint sur la terrasse de la tour de contrôle 
avec son garde corps sur lequel
 vint s'agripper les grappins...

Au moment où le livreur passait au pied de la tour, le Capitaine Legorjus et son adjoint surgirent soudain de la camionnette, lancèrent deux cordes et leurs grappins qui vinrent s'agripper au garde corps de la terrasse, au sommet du bâtiment. Cette ascension fut, on s'en doute, lestement menée par nos deux hommes surentraînés: ils firent irruption comme par enchantement au milieu des contrôleurs aériens médusés, neutralisant le preneur d'otage, et délivrant l'otage. Il est évident que nous fûmes tous ébahis par ce dénouement si rapide...
Au même moment, un Transall du COTAM venait, après un magnifique posé d'assaut de quelques dizaines de mètres, se poster sur le parking situé au pied de la tour de contrôle. Il ouvrit sa trappe arrière, par laquelle on embarqua l'otage et son ravisseur, puis il décolla aussitôt vers Villacoublay, mettant un point final à toutes ces péripéties.

Le Transall du COTAM, 
 (photo prise de la terrasse 
de la tour de contrôle).
Au soir de cette mémorable journée, nous fûmes invités à participer à la séance de débriefing à Villacoublay, dans les installation du  COTAM, séance suivie d'un inévitable cocktail où je pus converser avec tous les acteurs de cet exercice mené il est vrai de main de maître. On nous distribua des fanions-souvenirs.
 
--o--

(1): Groupement de Sécurité et d'Intervention de la Gendarmerie Nationale (GSIGN).

(2): Le Colonel Friedrich commanda le GSIGN en 1985 et 1986 (le temps de commandement de cette unité militaire, comme beaucoup d'autres, était toujours très court, de l'ordre de trois ans);

(3): Le commandant Philippe Legorjus, capitaine de gendarmerie, commandant le GIGN de 1985 à 1989, sera confronté quelques années plus tard, alors qu'il était toujours commandant du GIGN, à la prise d'otages dans la grotte d'Ouvéa en Nouvelle Calédonie en avril-mai 1988. En se rendant dans la grotte pour négocier, il fut lui-même pris en otage. Les otages furent libérés après l'assaut de la grotte (opération "Victor"), lancé le 4 mai 1988, qui se soldera par deux morts et quatre blessés côté militaire et 19 morts du côté du FLNKS des Kanaks.

(4): Le COTAM, Commandement Opérationnel du Transport Aérien Militaire, basé à Villacoublay, BA 107.

(5): Véhicules blindés à 4 roues motrices de la gendarmerie, VXB 170 fabriqués par Berliet.
          --o--

                                                                               Jacques Pageix octobre 2019.


Dans la chronologie des articles de M. Jacques Pageix - Commandant de l’aéroport de Toussus:


05/07/2019

Journée européenne de l'hélicoptère à Toussus le Noble





Le dimanche 30 juin a eu lieu la première journée européenne de l'hélicoptère organisée par Hege Hélicoptères, l' AFMAé (CFA) et la Gendarmerie avec le soutien d'Airbus.

Une centaine de personnes se sont données rendez-vous à l'aéroport pour montrer leur intérêt dans l'hélicoptère. 

Des stands les accueillaient pour répondre aux questions et permettre de visiter et découvrir les hélicoptères sur place. 

Des baptêmes de l'air ont été organisés  pour cette journée.

Cette première perfectible a été appréciée des visiteurs. 

Les organisateurs souhaiteraient renouveler l'événement l'an prochain avec une meilleure communication, plus d'intervenants et des meilleures interactions entre les usagers de la plate-forme. 


Peut être un Paris Air Expo 2021 à Toussus  ?
(Celui de 2020 se déroulant à Lyon) et l'axer sur le développement durable et les avancées des constructeurs dans ce domaine ?

A suivre....


Bruno Muthelet


Crédit photos : Bruno Muthelet








14/02/2019

1919 – 2019, David chez Goliath

PC12 devant le hangar Farman
crédit photo : Bruno Muthelet
Cette photo anodine aujourd’hui  est en fait le résultat d’une révolution qui est entrain de déterminer l’avenir des plateformes aéroportuaires,  leur densité et leur maillage sur le territoire Européen.

Les grands constructeurs d’avions se dirigent vers la création de l'avion toujours plus grand pour transporter en un seul temps un seul mouvement, un maximum de passagers. 
Toutefois les plateformes ne suivent pas sur cette même cadence. Elles ont grande peine à investir et s’équiper pour recevoir de tels géants du transport. 
Ce qui mène à une centralisation constante autour des grandes métropoles. 
Pourtant, L'A380 arrêtera sa production (les derniers avions seront livrés en 2021)… Peut-être, n'est-ce que temporaire et que le timing n'était pas le bon.
Tel le Goliath F60, sorti du hangar Farman en 1919 pour son premier vol civil, les constructeurs  optent pour des avions soit rapides, soit plus volumineux : Concorde, A380. Sauf que le Farman Goliath F60 pouvait se contenter d'un terrain en herbe et atterrir dans un champ.
Le Concorde fut un avion magnifique. Il fête ses cinquante ans cette année, mais il a arrêté de voler en 2003. De même l'Airbus A380 voit son avenir incertain, toutes les plateformes standards ne pouvant l’accueillir,  gérer le flux des passagers et leur l'intendance.
Combien de plateformes en Europe peuvent-elles accueillir de tels avions?  Et à quelle cadence ? alors que les aéroports de petits et moyens gabarits, restent nombreux et inexploités à leur juste valeur.
Deux ans après le centenaire de l’aéroport de Toussus en 2007 qui a déterminé en quelque sorte, l’avenir de cette plateforme et lui a attribué ses lettres de noblesse sur un territoire « Berceau de l’aviation,  le concept Aériapole fut créé en 2008, mettant en avant  une étude de la NASA pour un développement économique du territoire et d’une décentralisation des Régions, dans l’esprit « AGATE » (lien).

2009, Défi 100/24 (lien) voit le jour, au salon du Bourget.
Il s’est tourné vers un défi d’endurance et de compétition sportive.

Nous aurions pensé que ce défi 100/24, aurait pu être un tremplin pour expérimenter le maillage des aéroports dans l'Hexagone en vue d'un développement économique et de décentralisation du territoire, ce qui apporterait une richesse et un développement  à la Province.
La finalité n’étant plus la même avec un public restreint et sélectionné, les coûts ont eu raison de cet événement et le résultat est tombé:  
Le dernier 100/24 eu lieu en 2014 - lire l' article d’Aerovfr (lien).
« Le Roi est mort, vive le Roi ». Le dernier 100/24  dont l’étape finale était Toussus le Noble à l'arrivée, a drainé avec lui, l’arrivée du E-Fan, l'avion électrique d'Airbus, avec dans sa besace, tous les rêves qu’il pouvait engendrer (lien).

PC24 sur l'aéroport de Toussus
crédit photo : Bruno Muthelet
Dix ans après notre premier article sur AGATE, les VLJ (Very Light Jet) se sont depuis bien développés. (lien)

Des avions  que toutes les petites plateformes aéroportuaires attendent pour les faire sortir de leur léthargie, irriguer à nouveau le territoire et permettre un développement économique décentralisé hors des grandes agglomérations et de leurs zones urbaines.
Nous saluons Jetfly qui dessert Toussus avec sa flotte d’avions ultra moderne et performante, des PC12 et PC24.

Tel David, ces avions font leur entrée à l'endroit où se logeaient les Goliath.

Cette filière de nouvelle génération d'avions serait finalement ce que la gastronomie serait face aux grandes tablées: du raffinement et une plus-value, pour un volume bien plus restreint.  
Les aéroports secondaires en seront plus dynamisés, dans les normes strictes des petites plateformes et le respect de l'environnement, notamment ici à Toussus, à proximité d'un Paris-Saclay qui émerge.

Le centenaire de l'aviation civile 1919 - 2019 rappellera que " L'avenir est une porte, le passé en est la clé" (V. Hugo). Aériastory et ses partenaires y travailleront durant toute cette année.

08/06/2018

Vision dynamique d'un aéroport du futur


Retour en image sur des vidéos de 2010 quand notre projet de l'après centenaire était de jumeler Toussus à Duxford et d'essayer de rapprocher deux Pôles universitaires, celui de Cambridge et le plateau universitaire de Paris Saclay qui était en construction
L'aéroport de Toussus, son histoire centenaire étant le trait d'union avec celui de Duxford avec un axe Ferté-Alais et Jean Salis pour avoir un équilibre au niveau des musées de l'histoire aéronautique.

Une possibilité qui a germé de nos échanges avec le Capitain Stonor attaché militaire à l'ambassade de Grande Bretagne, lors de nos fréquentes rencontres. La commune de Toussus étant de la taille de celle de Duxford, à proximité d'environnements universitaires et dans des communautés de communes qui se ressemblent : Cambridge et Versailles
Mme Valerie Pecresse, marraine du Centenaire de l'aéroport de Toussus était ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, M Etienne Pinte, député et Maire de Versailles et la commune de Toussus favorable à l'idée dans son ancienne majorité.

Cependant, le projet, malgré l’intérêt de nos correspondants anglais, n'a pu aboutir par manque d'enthousiasme de leurs élus et l’état embryonnaire du Paris Saclay.  (article associé). 
C'était en 2010.




Vidéo du séjour à Duxford de la délégation Nobeltussoise 
pour montrer aux petits et grands l'environnement anglais auquel nous souhaitions nous jumeler.
Aïcha Borges, Corinne Saunier et Gérard Finan





Vidéo du passage de la Délégation de Duxford à Toussus - 2009
quand avec l'AJBS et Jean Salis nous voulions créer un axe Duxford/Toussus/Ferté-Alais

2018 : Huit ans plus tard  revenons sur le sujet : 

Les universités et campus européens prestigieux ne manquent pas. 
Toussus et son aéroport continuent, toujours dans cette optique, à garder un potentiel. Celui d'être un tremplin pour une jeune génération dans un vivier dynamique riche en matière grise, le Paris Saclay étant sorti de terre.

C'est ainsi, qu'aujourd'hui, en complément de l'aéroport du futur décrit en 2007 par M Michel de Ronne, directeur du Bourget et des Aérodromes d'aviation générale, l'arrivée des aquila et des avions école nouvelle génération, que nous concevions un aéroport actif et dynamique, sur une plateforme ou les écoles de pilotage ont existé dès la naissance de l'aviation. 
Toutefois, les délais prolongés de l'arrivée de l'avion électrique pour les écoles de pilotage, la formation de leurs instructeurs et les tours de pistes ne suffiront pas à faire de cet aéroport mythique, une plateforme dynamique. 
L'avion électrique serait il la solution d'avenir alors que le souhait du développement de cette énergie pour les véhicules et les avions, souhaitée politiquement  devient de plus en plus critiquée économiquement en matière de préservation de l'environnement, de son mode d'exploitation et du recyclage de ses produits ?


Université Trinity de Cambridge
Dans le classement des 100 meilleures universités européennes pour l’année scolaire 2015-16,  Times Higher Education (THE) fait la part belle aux établissements britanniques.
Dans ce classement,  si on note également le très bon résultat des universités scandinaves et allemandes, le résultat met en évidence la vision économique du secteur universitaire britannique et son aspiration à l’excellence. 

Comme le rappelle l’éditeur du THE:  “Les étudiants étrangers sont extrêmement importants pour la santé financière du système éducatif au Royaume-Uni.
Ils dépensent 4,5 milliards de livres environ par an (5,8 milliards d’euros environ) en frais de scolarité et loyers, mais apportent aussi énormément aux autres étudiants par leur expérience et leur culture.” Pour préserver cette manne financière qui contribue à la bonne santé économique de plusieurs grandes villes, les universités britanniques sont très rigoureuses sur le choix des enseignants et sur l’offre de service. Chacune de ces grandes écoles aspirent à proposer le meilleur, et année après année, le nombre des étudiants, notamment celui des étudiants étrangers, n’a pas cessé de croître.

l’Allemagne obtient la seconde place des nations les plus représentées. Ses universités obtiennent des résultats remarquables sur des critères tels que l’environnement de l’enseignement, une mesure basée sur la réputation des écoles, ainsi que sur la situation financière de l’établissement, le nombre d’étudiants inscrits ou le nombre d’enseignants disposants d’un doctorat.
Avec 15 universités distinguées, la France se classe au quatrième rang européen derrière l’Angleterre (46), l’Allemagne (36) et l’Italie (19). L’Ecole normale supérieure (ENS) qui est la première citée, n’apparaît qu’à la 17ème place de ce classement.
Dans le top 100, on ne trouve que Polytechnique (43ème ex-aequo), Paris 6 Pierre-et-Marie-Curie (51ème) et Paris-Sud (96ème).
Cette situation qui n’est pas nouvelle, confirme que la France doit reconsidérer les moyens qu’elle met à disposition de ses universités afin d’en améliorer l’attrait.
Le classement des meilleures universités européennes est extrait du classement des meilleures universités du monde déjà publié par THE, en fonction de treize critères parmi lesquels : la recherche, la pédagogie, l’échange des connaissances ou l’activité internationale.

Le classement des 25 meilleures universités en Europe (2015-2016)



Le Campus Paris-Saclay vise à créer sur le site du plateau un campus de rang mondial. Trois universités et une école normale supérieure, six instituts et organismes de recherche, dix grandes écoles ainsi qu’un pôle de compétitivité seront rassemblés sur un même territoire. 
Cet ensemble qui représenterait 20% de la recherche nationale française en 2020 est tout indiqué pour créer la synergie avec les autres pôles universitaires européens. 

Paris-Saclay  /  Vue aérienne
L’Université Paris-Sud, déjà implantée sur le plateau de Saclay, s’est associée au projet pour en devenir un acteur central. Le campus Paris-Saclay constitue pour l’université une opportunité de mettre en valeur ses forces de recherche et de formation et d’accroître les synergies avec ses partenaires. 
L'Université Paris-Sud présente à travers diverses implantations : Des laboratoires de Physique en bordure du plateau (LPS, LAC, FAST , LIMSI) au cœur du quartier du Belvédère le laboratoire de Géosciences Paris-Sud l'IUT d'Orsay La Maison de l'Ingénieur – Polytech Paris-Sud, un pôle de formation et de recherche en informatique (PUIO et PCRI), un pôle biologie : l'Institut des Sciences des Plantes de Paris-Saclay (IPS2) et la station génétique de la Ferme du Moulon.

L'aéroport de Toussus serait un tremplin pour développer l'activité internationale de cette dynamique universitaire au travers des lignes aériennes avec des avions qui répondent aux normes de cet aéroport pour relier les universités et centres de recherches. 

Une plateforme qui serait une nouvelle fois précurseur et démontrer que la toile des aéroports  en France peut répondre au développement économique d'une Région.  (articles associés :   taper AGATE dans la case rechercher en tête de ce blog. )