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01/06/2017

Regards d’Aériapole : Hotelerie et restaurations sur l’aéroport du futur

Une plateforme aéroportuaire a-t-elle pour objet de recevoir public et passagers et dans quelles conditions ?
Si c'est "OUI", alors, un regard par le bout de la lorgnette pour cette 3ème partie.
Quels services sont-ils proposés, aujourd’hui, sur l’aéroport de Toussus et quelles projections à ce secteur, pour un aéroport du futur ?

L’historique de la restauration et de l’hôtellerie sur la commune de Toussus-le-Noble est éloquent. Le Groupe Historique de la commune en a sorti plusieurs articles. 

Nous l’évoquions aussi, dans nos articles de février 2017 : Un bouchon dans la restauration de Toussus-le-Noble  et en mars Aéro-Saclay, événementiels, hotel et hospitalité

Plongeon dans un imbrogilio.
Un  bref moment d’humeur pour évoquer la situation actuelle d'une  « hospitalité ratée » sur ce terrain mythique quand depuis les années 1970 élus et administrateurs favorisent la quadrature du cercle dans une formule perdants/perdants.

Ce que nous constatons :
Le seul restaurant officiel situé au pied de la tour de contrôle qui change régulièrement de gérance, n’ouvre actuellement que le midi en jours ouvrés. Il est fermé durant les w.e. et jours fériés, sauf sur demande.

L’autre lieu possible de restauration sur le terrain : Le club-house de l’ATCF.
Sauf que, il lui est interdit de se faire de la publicité et depuis un an, de recevoir du public hors membres de l’aéroclub depuis que le restaurant officiel est en service, même si ce restaurant est fermé.

Pour les visiteurs de passage : le desert des tartares.

La direction de l’aéroclub ATCF a qui appartient le Club house est sur le domaine d'ADP.
Réticente par souci de ne pas déplaire aux administrateurs de l’aéroport, elle freinerait l’activité de son club house. Un lieu de reception qui a rendu d'immenses services à la plateforme et à la commune et qui ne demande qu’à travailler avec sa clientèle fidèle et nombreuse dont l'accès n'est plus autorisé récemment qu'aux membres de cet aéroclub. 

Une situation ubuesque, une complication administrative  pour une frustration et un mécontentement général. Ambiance ambiance....

Vers où donc diriger les personnes de passage sur cet aéroport?
Les usagers de l'aéroport et leurs invités n'ont ils pas le libre choix de leur lieu de restauration et de leur détente ?
A qui donc profite de ce monopole imposé ?
Quels services hôteliers pour cet aéroport sensé devenir la vitrine d’un aéroport du futur ?
Quelles visions de services pour promouvoir activités et dynamisme ?
Quels attraits aux passagers et aux entreprises pour venir sur ce terrain difficile d'accès ?

Le bon rendement est il possible sans labours même sur une terre fertile?

" L'avenir est une porte, le passé en est la clé" cette citation dans notre dossier sur le Regard d'Aériapole qui reprend son sens. 
L'activité du plateau était dynamique  et florissante au début du XXeme S. Le nombre de "cabarets et hotel" étaient en nombre pour  offrir gîtes et couverts aux arrivants venus travailler dans ce secteur aéronautique naissant.

En 2017, comment donc booster l'activé et quels atouts pour attirer une clientèle ?

La notoriété, même mythique, de ce lieu ne suffit plus si l’infrastructure n'y répond pas au choix d'une clientèle que l’on souhaiterait avoir.

Et si donc après l’ISBA, l’Aviatic Hotel tel un phoenix, renaissait de ses cendres ?



Un hôtel aux tendances « up to date »  qui façonnent l’hôtellerie de luxe dans un lieu mythique Berceau de l’aviation. Un hôtel « authentique » à l’ancrage local sous un label de qualité.

Mise à jour du 22/6/2017 : (dossier complet en pdf, version imprimable - cliquez ici ) Regards d'aériapole dans l'Aéro-Saclay an III 2017 

Liens sur les articles précédents du même sujet :



28/05/2017

Regards d’Aériapole : L'intermodalité et les énergies nouvelles sur l'aéroport de Toussus

Place aux nouvelles énergies qui devraient réguler cette équation : Climat / Habitat / Occupant - Déplacements maintenant que : "Si l’ISBA renaissait de ses cendres" est dévoilée. 

Petit retour quelques années en arrière pour évoquer notre rencontre avec Julien Rathle de la société Airdesignlab venu s’installer sur l’aéroport de Toussus. Il avait inauguré « le ciel artificiel » en 2012 et fut finaliste du Grand-Prix de l'Innovation de la Ville de Paris lors de cette même année, dans un projet de transformer les conduits de cheminée inutilisés en climatiseurs et chauffages naturels. (Plus de 47.000 copropriétés uniquement sur Paris intra-muros). Un prototype est installé à l’université d’Orsay.




Ventilation / chauffage
Comment donc ne pas penser à  lui pour la climatisation du bâtiment modal proposé dans la partie I si l’ISBA renaissait de ses cendres et à qui nous avions montré le projet.
Actuellement donnant des cours à l’Université de St Quentin en Yvelines, nous aurions aimé l'intégrer ainsi que ses élèves à cet appel à projets d'Aéro-Saclay 2017. Les circonstances ne l'ont pas permises.
Il pourrait y apporter une expertise complémentaire pointue à notre dossier.

Energie et phares aéronautiques :
L'apport d'énergie via les panneaux solaires, leurs efficacités et leurs rentabilités ne sont plus à démontrer.  C’est toutefois l’éolienne que nous sollicitons pour le plus grand volume d'apport d' énergie électrique nécessaire au fonctionnement de TOUT l'aéroport et même à en distribuer à la commune pour l' éclairage de ses voiries et bâtiments publics.

Le positionnement de l’aéroport sur un plateau est idéal pour ce type de fourniture d’énergie. ( le plateau de Saclay se situe à 150 m d'altitude en moyenne. Il est régulièrement exposé au vent)
Une ou deux éoliennes à pales verticales seraient suffisantes pour alimenter plus de 2000 personnes.

Ces éoliennes équipées de réflecteurs et d’un laser de nuit pourrait être en même temps des phares aéronautiques, repères visuels aux pilotes quelque soit la météo, de jour et de nuit.

Déplacements, en projection du court au long terme :
A la constatation des voies de communications saturées sur le plateau et la volonté délibérée des maires et de leurs habitants, d'user de tous les stratagèmes afin d'éviter une circulation chargée traversant leurs communes, une boucle de transports varié et combinée serait une solution qui pourrait se mettre rapidement mise en place pour les déplacements extra-muros,

La future ligne 18 du métro dite ligne verte du Grand Paris, excentrée vers le CEA, n'apporterait aucune valeur ajoutée à l'activité de l'aéroport sinon des nuisances à tout le tracé en aérien et des communes qui se battent pour enterrer ce metro qu'ils n'en veulent pas en aérien.

Quant au projet de dédoublement de la D36 pour le décongestionnement de  la circulation, il ne fera que déplacer le bouchon un peu plus loin, vu la tendance d'urbanisation du plateau en route vers le Grand Paris.

L'étude d'une version "autolib" avec le Technocentre Renault pourrait apporter la solution dans une équation de partenariat régional public/privés orchestrée et cumulée à des transports publics à énergie propre ainsi que le développement de la circulation douce au travers des vélos à assistance électrique (VAE).

Trophée du Centenaire 2007

Des atouts pour des résultats immédiats sur des infrastructures actuelles et le clin d'oeil au déplacement intra-muros:
Une attractivité à la clientèle de passage sur cet aéroport centenaire.

Prochainement, la partie III de notre regard d'Aériapole bâti sur un modèle anthropique sur lequel nous développons bénévolement, depuis 2006, pour cet aéroport, Berceau de l'aviation d'où la terre à pris ses ailes.





Mise à jour du 22/6/2017 : (dossier complet en pdf, version imprimable - cliquez ici ) Regards d'aériapole dans l'Aéro-Saclay an III 2017

Liens sur les articles précédents du même sujet :

Regards d'Aériapole : part 1 - Si l'ISBA renaissait de ses cendres
Regards d'Aériapole sur l'aéroport du futur dans le cadre d'Aéro-Saclay 2017

An I – 2015 : une semaine de l’industrie qui surfe sur la vague d’Aériapole et le principe anthropique.
An III – 2017 : Aero Saclay, Evénementiels,Hôtel et Hospitalité


17/05/2017

Regards d'Aériapole - Si l'ISBA renaissait de ses cendres


Un projet "haut de gamme" pour une nouvelle vision de partage d'un aéroport de province où aviation, économie, communes et riverains cohabitent autour de son activité, de l'Histoire, de la culture et de l’événementiel. "Un aéroport pour tous, pas une enclave"



La notoriété du Centenaire de l’aéroport de Toussus en 2007 a boosté cet aérodrome mythique. Un aéroport, dans une région Berceau de l’aviation qui perdait ses repères et était menacé de fermeture sur des terres en forte urbanisation, .

Les ouvrages rédigés : « d’Azur et d’Or » du Groupe Historique,  par Mme G Sandras et « huit aérodromes sur un Plateau » de C. Guétienne et G. Beisson, avec le soutien de M Pierre Lauroua responsable Mission Mémoire de l'Aviation Civile de la DGAC, tous membres de la commission Patrimoine et Histoire du CCAT ont permis d’ancrer cet aéroport dans la mémoire collective. Des traces d’une histoire de cent ans, pour se souvenir à jamais de celle d’un « Centenaire », à une nouvelle population venue de tous azimuts, s'établir dans la région.

En 2007, Mme Valérie Pecresse, à l’époque, députée et Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche,  M Etienne Pinte, ancien Député-Maire de Versailles et Président de la Communauté de VGP et leurs équipes nous ont accordé leur confiance pour un tel événement. Deux personnalités notoires qui ont cru au potentiel de cette Célébration.
Un effet de levier dans le principe anthropique de nos actions tel que l'intégration de Toussus-Le-Noble dans les étapes du 100/24 et l’arrivée du E Fan en 2015 étaient  l’occasion à la ministre de l’environnement, Mme Ségolène Royal et les élus, de communiquer au grand public, la vision d’une plate forme  à la pointe de la technologie et de consolider la voie d’un aéroport du futur qui serait le modèle des aéroports de province.  Une vision pour cet aéroport que nous avions commentée et développée avec nos partenaires depuis 2007.
Un souffle et une expérimentation pour des petits aéroports régionaux, à une aviation civile en recherche d’un équilibre pour une cohabitation sereine dans des communes en forte urbanisation. Les promoteurs en recherche de terrains à bas prix autour d’un aéroport auraient parié sa fermeture ; comme ce fut le cas des sept autres aérodromes du plateau.

2017,  l'organisation de la journée de l’industrie à Toussus et  la constitution de l’association AéroSaclay en  décembre 2016, autour de ses partenaires ont démontré les limites des structures actuelles de cet aéroport pour de tels événementiels.
Des investissements conséquents sont nécessaires pour lui donner les capacités de réussir.

En fonction de l'expérience acquise sur le terrain, nous profitons du challenge d'Aéro-Saclay pour proposer hors concours, sans être soumis à leurs règlements, quelques projets.
Le challenge Aero Saclay, ne s'adressant qu'aux étudiants dans le cadre de leur cursus universitaires.
Pourquoi ce choix ? En complément à ce challenge universitaire, l'avis et le concours des usagers de la plate forme auraient été bénéfiques. L'opinion de leurs vécus sur le terrain aurait été enrichissante.
Leur absence lors de la journée du patrimoine a valu des interrogations ?

Projet I :
Des articles d’Aériapole relatent les souvenirs de notre ami, Jacques Pageix, ancien commandant de l’aéroport de Toussus de 1982 à 1997, dont l’historique  de l'installation de l’ISBA à Toussus, auquel notre projet se réfère.
Ainsi si l’ISBA renaissait de ses cendres pour former, dans notre air du temps, un cœur et un salon de de réceptions à cet aéroport mythique, la dynamique manquante y reviendrait dans un mouvement anthropique auquel nous croyons.  Activités qui seraient bénéfiques aussi, à Toussus, les communes environnantes et VGP.

C’est toutefois en fonction du choix et du montant de l’investissement que se mesurerait la qualité et le niveau des activités qui y seront générées. La demande pour plus de luxe devenant exponentielle.

C'est donc vers un choix haut de gamme que nous préconisons notre projet, avec, en objectif  une limitation des flux sur un plateau aux voies de circulaltions saturées.

Un projet Zéro nuisances qui intègre les activités d’un aéroport et partage dans la vie communale. Un projet qui renforce les liens entre Histoire, économie et culture, d’usagers et de riverains avec le retour d’une clientèle de qualité sur un aéroport  d’affaires et de loisirs mythique.

Regards d’Aériapole pour la première partie du projet : " Quand l’ISBA renaîtra de ses cendres". Donner un cœur à un aéroport pour faire battre la vie.  Ci-dessus le dossier en pdf sur issuu, ouvert à tous.

n.b. : L'article comporte des liens qui rapportent aux sujets concernés

Prochain article - Part II : Les nouvelles énergies et les modes de déplacement intra et extra-muros

Mise à jour du 22/6/2017 : (dossier complet en pdf, version imprimable - cliquez ici ) Regards d'aériapole dans l'Aéro-Saclay an III 2017 

11/05/2017

Regards d'Aériapole sur l'aéroport du futur dans le cadre du challenge d'Aéro-Saclay 2017

Dans le cadre du challenge 2017 d’Aéro Saclay concernant l’aéroport du futur, une citation de Victor Hugo : « l’Avenir est une porte, le passé en est la clé » qui éclaire sur les projets suggérés d’Aériapole.

L'implication dans l'organisation du Centenaire en 2007, l'entrée des abeilles sur le terrain, le centenaire du saut en parachute de Pégoud et dernièrement de la commémoration d'aviation 14-18 ont suffisamment démontré du potentiel économique sous-exploité de cet aéroport et des infrastructures à bâtir, nécessaires à son développement. 

Un regard pour un investissement à la grandeur d’un aéroport mythique et historique tel que Toussus-le-Noble, dans une Région Berceau de l’aviation en plein développement dans le Paris-Saclay et le Grand Paris.

Des propositions en trois parties sur ce challenge portant sur les thèmes du  développement économique :
  • Attractivité sur l'aérodrome de Toussus-le-Noble
  • Développement économique de la plateforme de Toussus-le-Noble
  • Modèle technico-économique d'une éco-plateforme multi-modale à Toussus-le-Noble
  • Création d’un parc à thème technologique à Toussus-le-Noble
  • Création de nouvelles énergies à Toussus-le-Noble
  • Intermodalité et desserte de l'accès de l'aérodrome de Toussus-le-Noble
N’étant pas assujetti au règlement d’Aéro-Saclay et en fonction du vécu sur le terrain, Aeriapole a décidé d’apporter sa contribution d'idées et de perceptions, offrant ainsi la voie aux usagers de la plateforme qui souhaiteraient s'exprimer.
Le projet « Regards d’Aériapole »  a déjà été remis lors de la journée de l’industrie le 23 mars, hors concours, en contribution désintéressée, au libre service des décisionnaires du terrain.

Afin de ne pas influer sur le travail des équipes formées,  le projet  sera publié  à partir du 15 mai, divisé en trois parties

Nos articles, ci-dessous, concernant la journée de l’industrie à Toussus, rappellent l'historique de ces journées, depuis sa création, comme nous les avions perçus. :

An III – 2017 : Aero Saclay, Evénementiels,Hotel et Hospitalité

03/04/2017

Quelles noces pour les 65 ans de présence de l’Aéronautique Navale à Toussus-le-Noble?

Quelles noces et quels souvenirs pour les 65 ans de l'aéronautique navale passés à Toussus-le-Noble ?

La dernière publication d’un bulletin spécial pour la célébration des 20 ans d’existence du Groupe Historique à Toussus-le-Noble (GHTN) est  un événement important qui rapporte les étapes de son développement depuis sa gestation jusqu’à son stade actuel.

En tant que membre fondateur du Groupe Historique et au vu des services rendus de l'E.A.N. à l'association, c’est toujours avec émotion que nous nous remémorons les relations étroites entre la Base d'Aéronautique Navale et la commune :

C'est le 29 août 1947 que la Marine s'est implantée à Toussus:
le Service d’Approvisionnement en Matériel de l’Aéronautique Navale (S.A.M.A.N.) s'est établi dans les baraques libérées par Normandie-Niemen, escadrille prestigieuse dont l’une des portes de l’Aéroport de Toussus garde encore le nom de son commandant, Jean Tulasne.
Au 1er Janvier 1982 l’établissement deviendra officiellement une Base d’Aéronautique Navale (B.A.N.), commandée par un Capitaine de Vaisseau connu aussi comme Le « Pacha ». Ayant aussi la fonction de Commandant d’Aéronautique Régionale, le commandant de la BAN était chargé du soutien technique, administratif et logistique des organismes qui s’y sont implantés :
Outre le SAMAN, le CIGMA (Centre International de Gestion de Matériel Atlantic) dont trois pays européens faisaient partie avec la France : la RFA, l’Italie et les Pays-Bas, et le Bureau Technique du Service Central de l’Aéronautique Navale (BTSCAN) divisé en deux sections : STECH (Section Technique) et STEMA (Section de l’Environnement Technique des Matériels Aériens).

La BAN de Toussus-le-Noble a abrité jusqu’à 650 personnes dont 475 militaires et 175 civils alors que la population de la commune ne dépassait pas 100 habitants. Détails que l’on pourrait retrouver dans l’ouvrage « Si Toussus nous était conté » du Commissaire Général Lazennec édité en 1982, re-édité en 1988, ainsi que dans les diverses parutions du GHTN.

Avec le développement urbain de la commune en 1987 et l’arrivée d’une nouvelle population qui fait passer de 100 à 650 le nombre d’habitants, les contacts entre les nouveaux, les anciens de la commune et les militaires ne pouvaient que se développer, pour mieux se connaitre et tisser des liens d’amitiés qui perdurent à ce jour.

La base a apporté un soutien indéfectible là où les communes et les associations naissantes en avaient le plus besoin.
C'est par exemple grâce au concours des menuisiers de la base Marine de Toussus et au soutien du Commandant André Clivio, alors responsable du SAMAN, que l'église de Châteaufort fut dotée, en 1980, de nouveaux châssis pour supporter les 21 mètres carrés des 6 vitraux de la nef peints pour l’occasion par le Père Jacques Minard, pour remplacer les anciennes fenêtres qui tombaient en ruines. Les marins ont apporté le souffle qui a permis d’initier la création d’un groupe historique dans la commune et, avec leur soutien logistique, aidé à la parution de certains bulletins de l’association, comme de célébrer la commémoration des 50 ans de l’Amiral Ramsay (lire article Mémoires de Jacques Pageix).
Ils furent l’une des pierres angulaires de l’organisation du centenaire de l’Aéroport de Toussus en 2007 et de l'acquisition de son label de « Berceau de l’aviation » où le Blériot XI et le Rafale Marine se sont croisés dans le ciel bleu azur de Toussus.

Une présence fortement remarquée de l’aéronavale pour cet événement qui a pu sauver cet aéroport mythique (réunion de Toussus-le-Noble et de Toussus-Paris) et lui éviter une fermeture dans la lignée des 7 autres aéroports qui existaient sur le plateau: Buc, Châteaufort, Merantais (Magny-les-Hameau), Guyancourt et les 2 terrains de Satory (Huit aérodromes sur un plateau – livre de Colette Guetienne et Georges Beisson).

Pour cause de restrictions budgétaires ayant entraîné la fermeture de plusieurs bases militaires, l’aéronavale nous a quittés en 2012 au son d’un dernier clairon (lire article). Les terrains et le Château ont été mis en vente au plus offrant.

La nouvelle municipalité, au travers d'une refonte de son site internet en 2014, dans un autodafé version 2.0 a effacé tous les articles d'aeriapole, rédigés en leurs temps, dont ceux sur la présence de l’Aéronavale à Toussus. 
« Aéronavale » devient un nom dont l’évocation ne sert plus qu’à designer les terrains à occuper… Un passé qui sombre lentement dans l’oubli autour d’une nouvelle population sans repères des lieux où elle vient s’établir.

Aeriapole avait émis des suggestions de projets pour ces terrains dans « L’après-EAN, QUEL HORIZON POUR TOUSSUS-LE-NOBLE APRES LAFERMETURE DE LA BASE AERONAVALE ? » souhaitant garder en mémoire la présence de l’aéronautique navale au travers d’une ouverture sur les métiers de l’avenir.

Nos élus souhaiteraient-ils que la Mémoire et le souvenir se diluent et que s’efface cette présence qui a permis, en son temps, un essor à la commune ?
Soixante-cinq ans de vie commune entre l’Aéronautique Navale et Toussus-le-Noble « Berceau de l’aviation » mériteraient bien que l’on commémore ces noces de palissandre !

Quoi donc de mieux pour la commune, en reconnaissance à cette aéronautique navale qui fait la fierté de la Nation, qui est présente sur tous les fronts et tous les océans, que la présence d’une stèle en son honneur et à la hauteur de ce temps passé.
Cette stèle souvenir de l’Aéronautique Navale, sur l’aéroport « Berceau de l’aviation », qui pourrait être inaugurée lors de la prochaine journée du Patrimoine ?

Un appel à tous ceux qui voudraient s'y impliquer avec nous.

06/03/2017

Aero Saclay, Evénementiels,Hotel et Hospitalité

Espace ATCF avec son Club house
à droite le hangar dit "des anglais"
La journée de l’industrie et de l’aéronautique se tiendra prochainement et pour la première fois dans les hangars de l’ATCF, lieu d'accueil

Pourquoi les organisateurs auraient ils choisi comme lieu, l' aéroclub de l'ATCF ?

A notre avis, dans l'aménagement tel quel de l'aéroport et son engagement futur, les infrastructures actuelles pour ce genre d’événementiels sont limitées, insuffisantes, voire inexistantes.  Il est certain que pour un bon accueil du public et la dynamique que le terrain voudrait promouvoir, des  investissements seront nécessaires. (lire nos précédents articles.)
Vue aérienne centenaire Toussus 2007

Pour mémoire, lors du centenaire en 2007 nous nous sommes trouvés dans l'obligation de recourir à  un gigantesque barnum à installer et désinstaller pour 96 heures aux frais de l'organisation et sur des travaux de nuit. Un travail de Titan. (photos ci-contre)

Plus tard, le départ de l’entreprise Decaux, malheureusement, avait permis, heureusement aux autres et pour un certain temps d’utiliser ce hangar à des fins d’événementiels et de cérémonies, tant qu'il n’était pas loué ponctuellement à des entreprises. Nous en avons fait l’expérience pour la commémoration du 11 nov en 2016. Sans la disponibilité de ce lieu, une telle commémoration aurait été impossible.

Intérieur barnum centenaire 2007

Quel choix de lieux se présenteraient dans le cas ou ce hangar est occupé, si ce n'est que de se reporter sur les aéroclubs, bien localisés, qui pourraient accueillir un public pour des événementiels sur le terrain.

Lors de cette journée des industries et Aéro Saclay, les organisateurs présenteront les équipes estudiantines qui plancheront sur divers sujets du concours de l’aéroport du Futur dont selon le Thème II 1 à 8  sur le Développement Economique de la plateforme, qui nous intéresse particulièrement.

Sujets, toutefois, qui ne sont réservés qu'aux étudiants, dans le cadre de leur cursus. Des conditions de brainstorming certes louables dans la théorie, mais y aurait il avis et suggestions des usagers de la plateforme qui connaissent bien le terrain, afin d’évoluer rapidement et concrètement ?

Exterieur barnum Centenaire 2007

 Hotel et Hospitalité sont intimement liés à cet aéroport du futur en gestation.  Nous avons notre opinion et quelques idées à apporter
Mais pour le présent, sans " hôtel", c’est sur l’Hospitalité que nous aimerions nous étendre.
Le mot latin hospitalis, ou celui de hospitalitas, a donné les dérivés mots hôte, hôtel, hôtellerie, hôpital ou encore hospitalité.  Quel sens donc avoir de l'hospitalité et de l’accueil.


L'avis d'Anne Gotman sur la question :
"L’hospitalité cet Acte gratuit et la réponse à un manque, le besoin d'être entouré.
Quand elle déborde la simple convention, elle relève de la générosité, de l'ouverture aux autres, du don et de la solidarité.
L'hospitalité est une qualité sociale avant d'être une qualité individuelle.

Quelles sont les règles de fonctionnement de cette pratique à la fois ordinaire et complexe ?
Bien que l'hospitalité réponde au principe de réciprocité, les positions entre l'hôte et le maître de maison sont asymétriques. L'hospitalité oblige au compromis, au sacrifice, sous peine de malaise ou de conflit. Chacun doit deviner les règles fines de la cohabitation, procéder avec tact, improviser. L'hospitalité rend notamment nécessaire une territorialisation de l'espace domestique : trouver la bonne distance entre intimité et sociabilité, délimiter une aire accessible, différencier les espaces.
La pratique de l'hospitalité nous renseigne avant tout sur notre rapport à l'autre, à l'étranger, à la personne vulnérable. Ce rapport est construit sur la réponse à des questions essentielles : à quoi sont attribuées les différences"

Des règles fines de la cohabitation ou le compromis et le partage seront trouvés afin que l'hospitalité ne se perde pas, dans le respect par l'hôte de la territorialité du maître de maison.


20/02/2017

Un bouchon dans la restauration à Toussus-le-Noble

ATCF et son Club house
vue sur l’aéroport de Toussus en 1950
Un bref aperçu de l’histoire de la restauration sur la commune de Toussus-le-Noble et mettre en valeur l’article du bulletin N°19 du GHTN paru dernièrement.
C'est aussi un rappel des deux précédents articles concernant les Cabarets de Toussus-le-Noble et vous mener en ligne droite à la restauration actuelle sur la plate forme aéroportuaire de la commune.

Malgré la faiblesse des sources, nous pourrons, selon les recherches du Groupe Historique, remonter à l’époque post-révolutionnaire avec le cabaret Payen en 1783. La commune ne regroupait qu’une dizaine de feux pour une moyenne de 75 habitants, puis le cabaret Lajotte en 1842 et le café Otte, place de l’église.

Etymologie : Le terme « Cabaret »  apparaît au XIIIe S, il découlerait du Picard « cambrette » c.a.d . petite chambre. C’est un lieu modeste où on vend du vin et mange à table commune. 
L’endroit est désigné par un bouquet de paille ou un rameau de feuillage, appelé « bouchon » du vieux français qui signifie « bousche »

Ainsi de par le temps et les successions, la commune de Toussus connu du XVIII S. au XIXe S. ses deux / trois cabarets. Une restauration au service d'une population ouvrière et agricole, jusqu’à l’arrivée du Café Pimont un cabaret hautement à la mode de l’époque en 1885. Il ne laissait aucun doute à son usage : buvette, salle de billard, buanderie, cabinets d’aisances et même chambres à coucher, caves et grenier, dans un standing que Toussus n’avait pas connu auparavant.

C’est avec la naissance de l’aviation, l’arrivée d’Esnault-Pelterie et son installation sur l’étang du Trou salé en 1907, suivi quelques années plus tard par les frères Farman que se développa rapidement ce commerce de service, boosté par ce noyau industriel naissant. Ainsi d’autres établissements pour un total de cinq virent le jour en bordure des champs d’aviation, afin d'offrir gîtes et couverts à cette nouvelle population.

Ceux qui seraient intéressés de découvrir cette page de la restauration sur Toussus peuvent consulter les articles des bulletins du GHTN N° 13 - 2010, 15 - 2012 et  19 - 2017.

Revenons à nos moutons : Lors de l’organisation du Centenaire de l’aéroport en 2007 et l’afflux des 20.000 visiteurs pour cette commémoration, nous étions les mieux placés pour réaliser combien la restauration pouvait souffrir et le manque de lieux pour répondre aux divers besoins lors de manifestations dans un endroit aussi mythique, haut lieu et berceau de l’histoire de l’aviation.

A l’époque, malgré son superbe positionnement, "la Grande Volière",  restaurant de qualité de l'époque, situé sous la tour de contrôle avec sa belle terrasse et sa vue sur piste, battait pourtant de l’aile avec des changements de gérance en continu. Tâtonnements d'ADP sur l'avenir de l'aeroport cumulé à des erreurs de gestions de gérants ? le resultat fut que par manque de choix de lieu sur l’aéroport, c’est finalement vers le Club House de l’ATCF que l’organisation du Centenaire s'est rabattue pour y élire son QG, découvrir ce lieu, d'être ravie et y convaincre les plus réticents de s’engager dans l’aventure du centenaire d’un des premiers aéroports de France.
Un événement qui s’est terminé en apothéose.
Nous avions, à l'époque, exprimé toute notre gratitude à  l’Aéro Touring Club de France, de ses membres et de sa direction qui nous avaient ouvert leurs portes et soutenu jusqu’au bout.  Vidéos :  https://www.youtube.com/user/grainesdetoussus

C'était le seul endroit qui pouvait accueillir à toute heure les passagers en quête d’une restauration ou d’un confort alors que le restaurant sous la tour «  la grande volière » a été fermé pour plusieurs mois, voire années.

A cela pour rappeler aussi que,  pour les services rendus, Charles de Gaulle, Président y avait accordé la licence IV au club house de l'ATCF.

Dans l’après centenaire, la création du concept d’Aériapole et le départ de l’EAN , nous avions pointé du doigt la  nécessité d’hôtel et d’autres restaurants de qualité, insuffisants ou inexistants pour accueillir le niveau de clientèles d’affaires qui fréquentaient l'aéroport.

Toussus était  un haut lieu de l’aviation avec ses expositions internationales :
http://aeriapole.blogspot.fr/2016/03/quand-hispano-suiza-exposait-en-direct.html


Un instant menacé (voir vidéo) et à l’heure ou l’on parle d’ouverture, avec des projets d'un aéroport du futur, comment préserver son présent avec des lieux d’accueils et de restaurations aux horaires inadaptés, des monopoles et des règlements obsolètes et des tolérances proche du zéro alors qu’en 1910 Toussus groupait cinq lieux pour gîtes et couvert.

L’aéroport de Toussus n'est il pas classé 5ème en terme d’activité en France et qui regroupe un millier usagers. Entre temps la population de la commune a dépassé les 1000 habitants, on annonce l’arrivée prochaine de l’avion électrique et de son école de pilotage, d’une participation dans Aéro-Saclay qui se veut innovant, de la Ryder Cup qui apportera son flot de visiteurs alors que la commune ne regroupe que 3 restaurants et pas d’hôtels.
En 1920 il y en avait cinq restaurants/Hotels qui tournaient à plein régime.

Les anciens commandants de l’aéroport ne nous l’ont jamais caché. Sur la plate forme de Toussus, depuis les années 60 la gestion de la restauration  était toujours à prendre avec des pincettes (?) mais est ce pour autant insoluble ?
La petite pincée de bonne volonté des partenaires concernés et la règle de la libre concurrence ne devraient elles pas permettre au public de faire son libre choix du lieu à fréquenter et permettre l’épanouissement des services sur une plate forme à grand potentiel et qui en manque ?

Les aléas de cette restauration vite saturée, sur le lieu, a été une fois de plus expérimentée dernièrement lors de la commémoration du 11 novembre 2017 organisée par l’ASPEH avec l’accueil de 3000 visiteurs.

Il est vrai que la plate forme aéroportuaire de Toussus offre une particularité d’accueillir son terrain des administrations publiques, semi-publiques et privées. Cela a toujours fait sa force et son adaptation, dans un monde en constante évolution.
Il y a du travail pour tous ceux qui le créent, la concurrence stimule permet l’innovation et le progrès.

« Vivre et laisser vivre. 
La tolérance c’est  donner aux autres tous les droits que l’on se revendique pour soi-même. »

Les efforts déployés par le Club House de l'ATCF depuis que nous le connaissons, en 1977, les échanges sociaux qu'il a engagé sur le terrain, les services rendus aux passagers et aux usagers de l'aéroport, sa présence constante dans les petits et grands événements sur le terrain confirment notre attachement à ce lieu mythique qui mérite sympathie, récompense et encouragements. Il reconduit sans faille ni hésitation notre adhésion. Tous nos souhaits d'épanouissement à ses gérants.