Pages

Affichage des articles dont le libellé est avion. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est avion. Afficher tous les articles

15/02/2020

Inauguration (mouvementée) de l'avion de Météo-France à Toussus le Noble - 1987

Inauguration (mouvementée) de l'avion de Météo-France ou: À Toussus, il fallait gérer les VIP...
(gros dilemne entre un Président et un Ministre et entre un bon repas et un sandwich!...)

Le Fairchild Swearingen Merlin IV équipé pour Météo France dans les ateliers de France Aviation à Toussus-le-Noble.
En 1987, les ateliers de France Aviation furent chargés par Météo-France d'aménager en laboratoire météorologique volant, selon leurs spécifications, un avion Fairchild Swearingen. Une fois cette tâche accomplie, une série de vols d'essais fut menée par le chef pilote d'essais de cette entreprise, Jean-Pierre Lafille.

Jean-Pierre Lafille était à Toussus une forte personnalité qui faisait autorité ; titulaire de tous les brevets et licences existants (pilote de transport avions multimoteurs et hélicoptères, etc.). Il volait aussi sur les avions de collection de Jean-Pierre Salis, et pas seulement lors des célèbres meetings
aériens annuels de La Ferté-Alais.
Ainsi, à Toussus, il vola sur le Blériot XI pour l'anniversaire des premiers loopings exécutés le 31 Août 1913 par Adolphe Pégoud au-dessus des arcades de Buc...(mais ceci est une autre histoire).
J'eus l'occasion de le fréquenter assez régulièrement et de voler avec lui, y-compris en hélicoptère.

Entre-autres, à la suite de nombreux crashs de Robinson R22 qui me valurent quelques enquêtes techniques, nous nous rendîmes à une réunion à Pontoise pour y rencontrer le Bureau Enquêtes-
Accidents ; l'aller et le retour fut effectué en...R22 bien sûr! (mais ceci est encore une autre histoire).
Il m'invita à l'accompagner lors de l'un des essais du Swearingen de la Météo et nous allâmes travailler dans les zones de Brétigny. Je fus impressionné en particulier par la vitesse d'approche très élevée (à mon goût) lors du retour à Toussus où l'atterrissage me fit penser plutôt à un appontage, tant la piste paraissait petite...

Lorsque l'avion fut fin prêt, France Aviation et Météo-France organisèrent une manifestation-buffet devant les hangars, où un parterre de chaises et une tribune furent installés face à l'avion mis en place sur le parking.

Bernard Lathière, PDG d'ADP de 1986 à 1992.
 (1929-1997)
Le matin du jour de l'inauguration, je reçus un coup de téléphone de la secrétaire de Bernard Lathière (1), président d'Aéroports de Paris:
-  " Monsieur Pageix, le président souhaite assister à la cérémonie, après avoir déjeuné à la  Volière  (2) . Pour son menu, n'oubliez pas son péché mignon..."(3)
Je fis donc aussitôt le nécessaire auprès du restaurant (commodément situé derrière mon bureau) et j'attendis mon Président qui se présenta vers midi.

Entre-temps, notre chef de département Opérations Aériennes, Frank Morisseau (4) se joignit à nous.

Le repas fut agréable. Bernard Lathière (dont je salue ici la mémoire) était un homme convivial, de mœurs très simples en dépit des responsabilités pesantes qu'il assumait. Je l'appréciais pour ma part. Il nous racontait comment il avait appris l'anglais, dès son âge le plus tendre grâce à une nourrice hindoue, lorsque sa famille habitait en Inde où son père occupait un poste important  (Bernard Lathière est d'ailleurs né à Calcutta).

Le bloc technique et sa tour de contrôle. La rotonde au premier plan: mon bureau et à gauche au fond, le restaurant "La Volière". À droite, le garage de la Land Rover (encore rouge jusqu'à ce qu'elle devienne jaune) avec sa boule de 250 kg sur le dos, ma petite 4L (perso) et l'acadyane gyro. La photo date de 1983, avant que le nouveau président, Pierre Marion, change le sigle d'Aéroports de Paris ("ADP" remplaça "AP" qui "faisait" un peu trop "Assistance Publique" selon certains)...
Au beau milieu du repas, alors que s'annonçaient d'autres plats suivis probablement d'un savoureux dessert, se présenta de manière inattendue notre ministre des Transports, Jacques Douffiagues, qui vint immédiatement saluer les convives:
- "Bonjour Bernard";
- "Bonjour Jacques, on va se serrer et tu vas déjeuner avec nous?";
- "Pas du tout, Bernard, je vais prendre un sandwich au bar! ";
- "Bon, alors tant pis pour toi...On se retrouve pour l'inauguration!";

Jacques Douffiagues, Ministre des Transports de 1986 à 1988.
(1941-2011)
Notre ministre alla donc s'asseoir sur un tabouret près du bar et commanda un sandwich.
Pour ma part, je rentrai la tête dans mes épaules, redoutant ce qui allait suivre, et qui ne manqua pas d'arriver:
-"Pageix, tant pis pour vous, me dit Bernard Lathière en me désignant du menton le ministre, vous ne pouvez pas le laisser manger tout seul! faites votre boulot! ";
Je me levai donc, abandonnant ma serviette et mon plat à peine entamé, pour rejoindre le ministre et je commandai la mort dans l'âme un sandwich, en regardant mes souliers pour ne pas voir l'air sarcastique de mes compagnons de table et du tenancier du bar...

Un peu plus tard, on se retrouva tous sur le parking privé de France Aviation pour la cérémonie, orchestrée par Monsieur Abel de Rubercy, Directeur de cette entreprise, qui entama un discours de bienvenue.
Catastrophe! celui-ci commis un impair de taille en oubliant de mentionner dans son discours le Président d'ADP! Celui-ci, furieux, regagna aussitôt sa voiture. L'orateur balbutia des excuses, mais rien n'y fit. Le Président au premier rang ne pouvait pourtant passer inaperçu. Mr de Rubercy, "Derub" comme l'appelaient familièrement les employés, ne put m'expliquer cet oubli d'autant plus regrettable que l'intéressé s'impliquait remarquablement pour la défense et la promotion de l'aéroport (5).

(1) : Bernard Lathière, inspecteur des finances né à Calcutta en 1929, décédé à Paris en 1997 Président d'Airbus Industrie, puis d'ADP (1986-1992). Je l'avais rencontré en 1972 au tout début de ma carrière au Service Technique de la Navigation Aérienne (246 rue Lecourbe Paris 15e) alors qu'il était Directeur duTransport Aérien (DTA) depuis 1968 et retrouvé plus tard en 1986 à son bureau d'ADP au 7e étage du Bld Raspail...
(2) : La Volière, restaurant situé au rez-de-chaussée du bloc technique, où les personnels de l'aéroport disposaient d'un service de cantine.
(3) : Le "péché mignon de notre Président était bien connu et point était besoin pour sa secrétaire de le rappeler: il s'agissait de son goût pour le Saumur Champigny (que je partageais volontiers), qui devait inévitablement figurer au menu...
(4) : Franck Morisseau fut de 1986 à 1994 le chef du département "Opérations Aériennes d'ADP dont dépendait le service "Aviation Générale" et l'Aéroport de Toussus-le-Noble, tout comme les dix autres aérodromes parisiens d'aviation générale, et l'héliport d'Issy-les-Moulineaux. Il deviendra plus tard Directeur de la Navigation Aérienne. Homme d'une grande rigueur morale et intellectuelle que j'appréciais.
(5) : Abel de Rubercy, PDG de France Aviation, dépendant du groupe Transair basé au Bourget (dont le Président était alors Mr Bernard Fusillier). Il avait été à l'origine du meeting aérien de 1981 qui fut un véritable succès, organisé au travers d'une association créée pour cet événement : l'AGUITA. Il fut un ardent défenseur de l'aérodrome, mettant à contribution les hommes politiques du moment (le député des Yvelines Franck Borotra, etc)

Jacques Pageix
février 2020

Dans la chronologie des articles de M. Jacques Pageix - Commandant de l’aéroport de Toussus:
Le GSIGN et le GIGN sautent sur Toussus
Toussus port d'attache du dirigeable Fuji

14/02/2019

1919 – 2019, David chez Goliath

PC12 devant le hangar Farman
crédit photo : Bruno Muthelet
Cette photo anodine aujourd’hui  est en fait le résultat d’une révolution qui est entrain de déterminer l’avenir des plateformes aéroportuaires,  leur densité et leur maillage sur le territoire Européen.

Les grands constructeurs d’avions se dirigent vers la création de l'avion toujours plus grand pour transporter en un seul temps un seul mouvement, un maximum de passagers. 
Toutefois les plateformes ne suivent pas sur cette même cadence. Elles ont grande peine à investir et s’équiper pour recevoir de tels géants du transport. 
Ce qui mène à une centralisation constante autour des grandes métropoles. 
Pourtant, L'A380 arrêtera sa production (les derniers avions seront livrés en 2021)… Peut-être, n'est-ce que temporaire et que le timing n'était pas le bon.
Tel le Goliath F60, sorti du hangar Farman en 1919 pour son premier vol civil, les constructeurs  optent pour des avions soit rapides, soit plus volumineux : Concorde, A380. Sauf que le Farman Goliath F60 pouvait se contenter d'un terrain en herbe et atterrir dans un champ.
Le Concorde fut un avion magnifique. Il fête ses cinquante ans cette année, mais il a arrêté de voler en 2003. De même l'Airbus A380 voit son avenir incertain, toutes les plateformes standards ne pouvant l’accueillir,  gérer le flux des passagers et leur l'intendance.
Combien de plateformes en Europe peuvent-elles accueillir de tels avions?  Et à quelle cadence ? alors que les aéroports de petits et moyens gabarits, restent nombreux et inexploités à leur juste valeur.
Deux ans après le centenaire de l’aéroport de Toussus en 2007 qui a déterminé en quelque sorte, l’avenir de cette plateforme et lui a attribué ses lettres de noblesse sur un territoire « Berceau de l’aviation,  le concept Aériapole fut créé en 2008, mettant en avant  une étude de la NASA pour un développement économique du territoire et d’une décentralisation des Régions, dans l’esprit « AGATE » (lien).

2009, Défi 100/24 (lien) voit le jour, au salon du Bourget.
Il s’est tourné vers un défi d’endurance et de compétition sportive.

Nous aurions pensé que ce défi 100/24, aurait pu être un tremplin pour expérimenter le maillage des aéroports dans l'Hexagone en vue d'un développement économique et de décentralisation du territoire, ce qui apporterait une richesse et un développement  à la Province.
La finalité n’étant plus la même avec un public restreint et sélectionné, les coûts ont eu raison de cet événement et le résultat est tombé:  
Le dernier 100/24 eu lieu en 2014 - lire l' article d’Aerovfr (lien).
« Le Roi est mort, vive le Roi ». Le dernier 100/24  dont l’étape finale était Toussus le Noble à l'arrivée, a drainé avec lui, l’arrivée du E-Fan, l'avion électrique d'Airbus, avec dans sa besace, tous les rêves qu’il pouvait engendrer (lien).

PC24 sur l'aéroport de Toussus
crédit photo : Bruno Muthelet
Dix ans après notre premier article sur AGATE, les VLJ (Very Light Jet) se sont depuis bien développés. (lien)

Des avions  que toutes les petites plateformes aéroportuaires attendent pour les faire sortir de leur léthargie, irriguer à nouveau le territoire et permettre un développement économique décentralisé hors des grandes agglomérations et de leurs zones urbaines.
Nous saluons Jetfly qui dessert Toussus avec sa flotte d’avions ultra moderne et performante, des PC12 et PC24.

Tel David, ces avions font leur entrée à l'endroit où se logeaient les Goliath.

Cette filière de nouvelle génération d'avions serait finalement ce que la gastronomie serait face aux grandes tablées: du raffinement et une plus-value, pour un volume bien plus restreint.  
Les aéroports secondaires en seront plus dynamisés, dans les normes strictes des petites plateformes et le respect de l'environnement, notamment ici à Toussus, à proximité d'un Paris-Saclay qui émerge.

Le centenaire de l'aviation civile 1919 - 2019 rappellera que " L'avenir est une porte, le passé en est la clé" (V. Hugo). Aériastory et ses partenaires y travailleront durant toute cette année.

01/02/2019

Toussus le Noble : Du moteur à étoile à l'électrique en passant par le PSV et le manche à balai...

Jean Luc Charron, Président de la FFA
Branchement électrique à l'Alpha Electro de Pipistrel

En mars 2018 L’agence européenne pour la sécurité aérienne (EASA) avait accordé un « bon pour vol » à l’avion biplace électrique Alpha Electro de Pipistrel. La Fédération française aéronautique (FFA) pouvait ainsi démarrer l’initiation de pilotes privés.
Le choix s’est porté sur l’aérodrome de Toussus-le-Noble pour cette expérimentation.

Une information dont Jean-Luc Charron, le président de la FFA, avait réservé la primeur aux présidents des aéro-clubs français lors de l’A.G. à Marseille ; d’autant que l’avion gagnait en crédibilité et que suite à des essais concluants réalisés en Australie, l’appareil est désormais autorisé à voler dans ce pays pour y assurer des vols d'apprentissage.

Ce dossier, Jean Luc Charron le montait depuis des années. 

La FFA a donc acheté un exemplaire avec options sur d'autres. Cela a nécessité un travail préalable entre Pipistrel et l’Agence Européenne de la Sécurité Aérienne pour établir "des conditions de vol" assurant une sécurité absolue. 
C’est donc  dans le cadre de la formation de pilotes privés et dans un environnement de type aéro-club que cette première phase devrait se dérouler.

Une persévérance sans faille de J.L. Charron
Certes, les adeptes ou les détracteurs de l’avion électrique seront nombreux et se feront entendre.
Le temps et l’expérimentation détermineront de son avenir. 

Toujours est-il que le 31 janvier 2019 sera une date à marquer d’une pierre blanche pour la plateforme de Toussus qui a toujours innové dans le monde de l’école de pilotage. 


Quelques dates clés pour rappeler l’histoire de cette plateforme mythique de 112 ans :  

En 1907, c’est Robert Esnault Pelterie qui, le premier installé à Toussus-le-Noble, créa le moteur en étoile. Il inventa aussi le « manche à balai ». En véritable « visionnaire » des voyages dans l’espace il mit au point un moteur fusée en 1936.

Toussus le Noble première plateforme
 à s'engager dans des avions école dernière génération.
Une histoire vieille de cent ans. 
En 1909, Henri Farman emménagea à Toussus qui fut le lieu de mise au point de tous leurs prototypes exportés aux quatre coins du globe.

En 1919, les bombardiers Farman Goliath F60 produits en grand nombre à la fin de la guerre sont convertis et réaménagés pour transporter des passagers. L’aviation civile venait de naître avec le premier vol Toussus / Kenley (GB) et ouvre la période des grands raids (Toussus/Dakar). 
Un concurrent au chemin de fer venait de naître : l’avion.

En 1928, Lucien Rougerie, directeur de l’aérodrome, établit une méthode de pilotage sans visibilité (PSV) et créa avec les frères Farman une école de pilotage où d’illustres pilotes sont venus s’y former (Mermoz, Saint-Exupery…)


En 1933,  Air Orient, Air Union, la Société Générale de Transport Aérien (SGTA. ex Lignes Farman) et la C.I.D.N.A., créent une société commune: la Société Centrale pour l'Exploitation de Lignes Aériennes (S.C.E.L.A.). La nouvelle société est rebaptisée Air France.
Air France est officiellement inaugurée à l'Aéroport du Bourget le 7 octobre 1933. Elle reprend l'emblème d'Air Orient, "l'Hippocampe ailé", et s'installe dans les locaux de cette dernière au 2 rue Marbeuf, à Paris.

En 1948, sous la direction de Lucien Coupet, le bureau d’étude de la SNAC (Société Nationale de Construction Aéronautique) qui réunit les sociétés nationalisées, Farman et Hanriot met au point le prototype du « Cormoran NC 211).

De 1952 à 1955 dans la station Farman sont menés les essais du « Monitor », une version monoplan du Stampe.

De 1954 à 1997 la plateforme de Toussus accueille championnats de voltige et grandes fêtes de l’aviation légère et sportive.

2007 : Première célébration du centenaire d’un aéroport en Ile de France où, en première mondiale, un Blériot XI croise un Rafale Marine et arrivée des Aquila dans les aéro-clubs, avions silencieux et économes.

Avec un passé aussi prestigieux et un avenir aussi engageant, cette plateforme de Toussus-le-Noble méritera-t- elle un centenaire de l’aviation civile en 2019 à l’égal de son prestige ?

Nos administrations en décideront…


14/11/2017

l’aéroport de Toussus, berceau mythique de l'aviation et plateforme expérimentale de l'avion électrique

L’avion du futur sera-t-il électrique ?

Sa plateforme d’expérimentation sera-t-elle celle de l’aéroport mythique de Toussus-le-Noble ?

Quand nous en sommes à nous poser de telles questions, c’est que les nuages qui s’amoncelaient au-dessus de cette plateforme se dissipent et enfin revenir à de l'objectivité  sur ce terrain, développée lors de la préparation du Centenaire de l’aéroport en 2007.   (Liens articles).

Même sur un terrain fertile, berceau de l'aviation, la graine du Centenaire a quand même mis dix ans pour porter des fruits ; celle de convaincre organismes, administrations et élus de l'utilité de maintenir et développer la présence de cet aéroport qui aurait pu subir le même sort que les sept autres sur le plateau.
Huit aérodromes sur un plateau, le patrimoine aéronautique autour de Toussus le Noble, de G Beisson et C Guétienne.

Une plateforme mythique qui devient un champ d'expérimentations tourné vers l'avenir ; quelle reconnaissance et quelle cure de jouvence !

Dix ans plus tard et dans la lignée du concept d'Aériapole, une pierre angulaire vient s’y ajouter avec la nomination d’une personne chargée par les trois grands organismes de l'aéronautique et travaillant en étroite collaboration avec les associations de riverains afin d’établir les transformations que cet aéroport se verra d’accueillir.
Toussus-le-Noble ayant la particularité d'héberger nombre d'aéro-clubs et de sociétés d’aviation d’affaires.

Cette expérimentation qui se tournera vers de nouvelles transitions énergétiques, entame ses premiers pas par la désignation d'une personne qui connait bien le terrain.

Son rôle sera d’identifier des solutions innovantes pour développer de nouveaux services aux clients et partenaires au sein d’un nouveau projet de mobilité électrique aéronautique, sur le terrain de Toussus-le-Noble.

Si le thème de la mobilité électrique est souvent lié a un déplacement routier, ADP, la DGAC et la FFA innovent et ouvrent l’opportunité  à un autre mode de transport qu'est l’avion électrique.
Le terrain choisi sera l’aéroport de Toussus-le-Noble.  

Un challenge aux multiples questionnements qui méritaient d’être posés et expérimentés.
C’est donc une première, autour d'un travail  conjoint et innovant de trois grands acteurs dans l'aéronautique qu'il faudrait mettre en relief. 

Avec la collaborations des aéroclubs sur le terrain, la concrétisation de cette expérimentation apportera des réponses à des situations encore inhabituelles et auxquelles les partenaires seront confrontés ; des réponses à la recherche d'une bonne cohabitation entre usagers et riverains d'aeroports de mêmes profils.

Toussus-le-Noble « berceau de l’aviation » sera cette fois-ci  « berceau d’une nouvelle aéronautique ».

Toutefois, à notre avis, persistera toujours un problème majeur sur ce terrain, celui de l’attractivité du lieu, les énergies nouvelles et les lieux d’accueil sur cette plateforme.
Un fruit qui ne semble toujours pas parvenu à maturité (ou à la volonté des décideurs).

Cette personne, chargée de mission aurait, pour un temps donné, son bureau à la Médiathèque de Toussus-le-Noble. Qu'en est-il des lieux d’accueil sur la plateforme ?
Un sujet que nous avions traité au travers de nos divers articles lors de l'aéro-saclay 2017, dont :
http://aeriapole.blogspot.fr/2017/05/regards-daeriapole-quand-lisba.html
http://aeriapole.blogspot.fr/2017/06/regards-daeriapole-hotelerie-et.html  ;  les liens qui y sont associés  et  le dossier complet à télécharger.  (pdf)  remis  en son temps à la direction d'ADP.

  

14/04/2015

Un avenir en rose, vers l'aéroport du futur : De l’Aquila aux avions électriques à Toussus-le-Noble

Il est loin le temps où en 1907, l'aérodrome de Toussus-le-noble cohabitait avec les moutons des champs du Trou Salé. De même il est loin le temps où, en 1973, l'aérodrome enregistrait plus de 200 000 mouvements d'avions.


Aéroport qui dans son histoire, records, avancées techniques et dynamisme économique s’y sont conjugués, rattaché à ADP, ouvert à l’international, il accueille aussi bien les vols d'affaires que les écoles de pilotage préparant les pilotes professionnels de demain et les aéroclubs.
Toussus-le-Noble, qui se classe dans le peloton de tête des dix aérodromes gérés par Aéroports de Paris est aujourd'hui l'aérodrome du futur qui veut concilier activités et environnement.
Ce lieu d'histoire, berceau de l'aviation, est un important pôle d'intérêt, vivier d'emplois et source de loisirs de la région.
A ce titre et pour toujours mieux l'insérer dans son milieu, ADP, en collaboration étroite avec la DGAC et les collectivités locales, procède à bon nombres de travaux de proximité. Dans ce cadre, une Charte Environnementale a été signée en 2005 afin de pérenniser l'activité de l'aérodrome tout en prenant en compte la qualité de vie des riverains.
Ainsi, des silencieux financés en partie par ADP sont installés sur  des avions compatibles afin de réduire les nuisances sonores en respectant la Charte et en bonne collaboration avec les membres du comité de suivi
Dans ce dialogue va dans le bon sens, la DGAC et ADP apportent leur soutien technique afin d'améliorer le quotidien de chacun avec pour l'objectif d'améliorer les relations en trouvant des consensus avec la  volonté des acteurs pour pérenniser l'aérodrome et ses activités et l'insérer dans son environnement

Depuis le centenaire de Toussus en 2007, pour plusieurs aéroclubs comme le Touring Club et l’IPSA leur avenir était dans l'investissement dans des avions de nouvelle génération tel que l'Aquila qui jouit d’une bonne notoriété dans l’Europe entière. Silencieux et maniable, il est utilisé par des écoles de pilotage, des pilotes privés,et des clubs, y compris ceux de Lufthansa, Airbus et de SFG-Swissair.  D’autres aéroclubs à Toussus ont équipé leurs flottes d’un échappement silencieux.

C’est, toutefois, le 27 juin 2014 lors d’une démonstration de l’E-FAN d’ Airbus, un prototype d’avion tout électrique, à l’aérodrome de Toussus-le-Noble lors de la clôture du défi «100/24, 100 aérodromes en 24 heures » qui apportera un nouveau souffle vers un nouvel horizon plus dégagé à l’aviation d’affaires et de loisirs. Cet avion de dernière génération et du futur qui répondra à la demande, aux normes et à l’exigence environnementale de tous les aéroports limitrophes de zones urbaines en fort développement.

Un équilibre et une stabilité comme nous l'avions déjà défini en 2007 (voir article GHTN),  un espoir dans ces nouveaux avions électriques pour ces aéroports à l’avenir qui était incertain et qui souffrent l'étranglement d'un urbanisme rampant vorace.  

crédit photo : Frédéric Réveillé - Défi 100/24 - juin 2014