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03/01/2017

Aéro Saclay : l’aéroport du Futur, du millésime 2016 vers celui de 2017.

Aéro Saclay prend forme et se constitue en Association comme détaillé dans notre article précédent du 28 décembre 2016. (lien)

En préparation du Challenge de 2017, pour présenter en équipes des innovations techniques, économiques ou d'usages qui préfigurent ce que pourrait être un aéroport mieux intégré dans son environnement et dans la société, retour sur le millésime 2016 avec les diverses équipes qui ont concouru sur la page du site d'aéro-saclay. (lien)

C'est l’association PV3e de l’ESTACA qui remporta, le 23 juin 2016, le Challenge Aéro-Saclay sur le thème de l'aéroport du Futur.  Un challenge qui  s’inscrit dans le cadre du projet de cluster en gestation autour de l’aérodrome à Toussus-le-Noble. 
Plus de huit mois de travaux et de recherches des étudiants de l’ESTACA  aux cotés de professionnels de l’aéronautique et de leurs enseignants pour cette transition vers l’aéroport du futur. Une équipe  qui s'est  particulièrement illustrée en remportant le 1er prix et le prix « Coup de cœur » de la compétition. 

Ce challenge d'Aéro Saclay est conçu pour stimuler l’éco-système d'un des territoires le plus innovant de France. Un territoire qui renferme de nombreux constructeurs, industriels et des PME travaillant sur le secteur aéronautique.  
Avec les écoles et établissements de recherche qui les entourent, Paris-Saclay est l’un des pôles aéronautiques les plus dynamiques de France.
En  fédérant tous ces acteurs, l'ambition serait d’activer les compétences autour d'une dynamique d’innovation sur des problématiques majeures du secteur aéronautique. 

Pour concevoir l’aéroport du futur de Toussus-le-Noble au coeur du département des Yvelines, les étudiants ont dû adopter une approche sur des problématiques à la fois énergétiques, environnementales mais aussi économiques. Dans cette démarche, les étudiants ont placé l’usager au coeur de leurs réflexions, une condition essentielle pour la viabilité du projet.

L’équipe, composée de 3 étudiants de l’ESTACA et 1 étudiant de l’Université d’Évry, a conçu un aéroport à faibles émissions sonores, qui a séduit les membres du jury (Aéroports de Paris, Airbus Group, Safran, la préfecture des Yvelines, CCI Versailles, Astech, Mairie de Toussus le Noble, CFA mae) pourrait faire l’objet de financements pour développer un prototype.
«Pour le challenge, nous avons mené une réflexion globale sur la manière dont l’aéroport pouvait se développeret nous avons estimé qu'il fallait en priorité supprimer les gênes pour le voisinage et les riverains, à savoir réduire la nuisance des avions. Pour faire en sorte que l’aéroport ne perturbe plus son environnement, nous nous sommes basés sur une technologie déjà existante, le contrôle actif du niveau sonore. Elle est utilisée notamment pour les casques anti-bruits et nous l’avons adaptée à une gamme de fréquence émise par les hélicoptères et les avions autour de l’aéroport. Le système mis en place consiste à capter l’onde sonore émise par un avion ou un hélicoptère via un micro, et de renvoyer exactement la même onde en opposition de phase via un haut parleur. Cela crée une interférence destructive qui neutralise les sons et donc les nuisances.»

La technologie de réduction de bruit prend effet sous deux grandes catégories de contrôle. La plus connues, le contrôle passif, permet d’isoler le son des parasites extérieurs grâce à du matériel type mousse ou laine minérale. Plus accès sur l’isolation que sur la réduction du bruit en elle-même, la méthode passive est dépendante du volume sonore ambiant et ne s’adapte pas toujours à ce dernier. 

La méthode « active » prend alors tout son sens. Le principe d’antibruit actif réside dans l’intégration d’une source de son secondaire qui va émettre une onde sonore de même amplitude que le bruit indésirable, mais de phase opposée. La superposition amène ainsi le silence à partir de l’émission principale et, de fait, va répondre aux contraintes logistiques du système passif car intégré à l’émetteur via une carte électronique de contrôle.

Le principe de la réduction de bruit active, ou contrôle de bruit  a été découvert il y a longtemps.  En 1934, l’allemand Paul Lueg a déposé un brevet sur le contrôle de bruit dans les tuyaux.  Le principe est simple. Le bruit est une onde. Il suffit donc de produire une onde inverse (un bruit décalé). Ainsi le résultat, quand les deux ondes s’additionnent au niveau de l’oreille est le silence.  Si le schéma est simple, l’application n’est pas aussi évidente car il faut avoir des systèmes capables de calculer le contre-bruit.  Heureusement la puissance de calcul des processeurs augmente et les avancées techniques  font diminuer la taille des composants embarqués en consommant peu. Ainsi la solution serait de calculer un bruit « stable » et de contrer ce bruit là et reprenant ses composant et en les annulant. Surtout sir  ces systèmes anti-bruits fonctionnent sur les bruits répétitifs ce qui est le cas sur les moteurs et les frottements en général.

L’aérodrome de Toussus-le-Noble constitue un véritable laboratoire d’expérimentation grandeur nature pour penser les aéroports du futur. Situé à moins de 10 kilomètre de Paris-Saclay, cet aérodrome est pleinement intégré dans le territoire, ce qui en fait une zone de test idéale. Les aéroports de Paris auront un oeil attentif sur l’évolution des solutions proposées par les étudiants, pour pouvoir les mettre en œuvre dans les années à venir si leur viabilité est démontrée.


TBWA CORPORATE –  ESTACA

16/10/2007

D’azur et d’or

d'Azur et d'Or
L'aérodrome de Toussus le Noble

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l'aérodrome de  Toussus le Noble :

Combien d’aérodromes peuvent prétendre, comme celui de Toussus-le-noble, avoir connu une activité ininterrompue depuis une centaine d’années ?

Issy-les-Moulineaux peut lui disputer la première place, mais ce qui en reste n’a pas vu un avion se poser depuis la fin des années soixante...

A Toussus le Noble, peut-être parce que son activité est aujourd’hui devenu routinière, le souvenir de son passé brillant s’est estompé dans les mémoires, à tel point que même des historiens chevronnés le confondent parfois avec son voisin de Buc, qui depuis, a disparu.

Pour la célébration du Centenaire de l'Aéroport, la Commission Patrimoine et Histoire du CCAT met de l'ordre dans tout cela en désignant le Groupe Historique de Toussus-le-Noble pour sortir sous la plume de sa présidente, Mme Geneviève Sandras-Dextreit, un ouvrage remarquable.

Inutile de reprendre ici toute la riche histoire du lieu ; il suffit de rappeler que Robert Esnault-Pelterie le premier vint y fuir les contraintes administratives liées à l’utilisation du champ de manœuvres d’Issy à l’automne 1907, rapidement suivi par Maurice Farman, dont la famille allait durablement marquer l’aérodrome. Terrains qu'elle vendra plus tard à ADP en 1987.

Un autre titre pur cet ouvrage aurait pu être "Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Toussus", tant les thèmes abordés sont variés, en notant une attention particulière portée à l’histoire des bâtiments, chose malheureusement trop rare dans l’histoire locale.

On découvre en particulier que le célèbre hangar "Farman", remarqué par les Bâtiments de France pour sa structure haubanée.
Il fut initialement érigé en 1917 et destiné à l’assemblage final des Goliath, sur le terrain méconnu de Mérantais, aujourd’hui disparu sous le Golf National.

Cette même approche originale nous fait découvrir l’empreinte laissée par le réseau de collecte des eaux du plateau pour le parc du château de Versailles.
Le texte suit un fil chronologique, ponctué de nombreuses et utiles notices biographiques, et il n’oublie pas la période la plus récente, abordant en particulier de manière objective les conflits avec les riverains liés aux nuisances sonores, réminiscence des protestations d’avant 1914 - justifiées semble-t-il, quand les aviateurs de l’époque prenaient un malin à faire la chasse aux cultivateurs autour de Toussus.

Un ouvrage et une profusion d’informations ajouté d'un véritable travail littéraire, aux sources solides. ; voilà en fait l’exemple de ce que devrait être une monographie d’Histoire locale.

L’iconographie particulièrement riche sera suivi par un complément pour couvrir aussi les autres terrains du plateau qui eux, ont disparu : Chateaufort, Guyancourt et Buc...