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13/01/2020

En quoi serait il INNOVANT le Paris Versailles Saclay municipal ?


Terrains EAN 
En quoi le projet Paris Versailles Saclay présenté par la Mairie serait-il présenté comme innovant ?

Si nous en serions ravis d'avoir un projet communal qui fasse cohésion et puisse apporter développement, richesse et innovation, il aurait pu depuis le moment où il a démarré, s'échanger ouvertement avec courtoisie, respect et reconnaissance.

Retour au 30 juin 2011 :

Le dernier clairon sonnait à l'Ets Aéronautique Naval de Toussus le Noble ( lien vers article et l'historique de ces terrains).
Un point d’interrogation venait de s’élever sur le devenir des terrains qui seront, sous peu, laissés vacants par les marins.

EAN, son parc et son château 
Ces terrains sont composés de deux grandes parcelles, l’une qui englobait Parc et Château, dans le village, l’autre celle des bureaux de la base militaire, en mitoyenneté de l'aéroport.
Juillet 2011, la mairie lance un concours d’idées pour reconvertir les terrains de l’EAN suivant des critères qu'elle préconise :
  1. L’objectif municipal premier étant de rendre public le parc paysager au milieu de la commune en minimisant son coût d’acquisition pour la commune. 
  2. La contrepartie de cette acquisition serait en conséquence un droit à construire des logements à la place de l’EAN, route de Châteaufort.  (lien)
Lors de ce concours d'idées, Aeriapole présente sa vision ( lien / dossier ) en fonction de ses propres données perçues du terrain et de l’expérience acquise lors du centenaire de l’aéroport en 2007.
Une vision propre, qui n'était toutefois pas en phase avec les points définies par la mairie.

En effet, dans le concept d'Aeriapole, celui d'être acteur dans son cadre de vie "autour" d'un aéroport mythique, la proposition de construction de logements et d’habitations en place de l’EAN contribueraient à perturber encore plus le relationnel déjà exacerbé entre riverains et usagers d'un aéroport historique, en menace de fermeture.

Il n’était donc pas nécessaire d’avoir un nouveau flot habitants qui  mettraient, dans du moyen/long terme, encore plus de l’huile sur le feu, menaçant l’existence même de cette plateforme. Notre  argumentation et l'urbanisation depuis les années 50 à 2010, nous l'avions consolidé avec notre vidéo à l'appui (ci-dessous) "c'est écrit dans le ciel"  réalisée en 2010 :

              

 et l'article : 

Proposition Mairie en 2011
Les élus de la majorité  penchaient donc pour une autre occupation des terrains (photos ci-contre), en plus d’une parcelle pour la création de logements pour personnes âgées, le long de la route de Chateaufort.
Proposition Mairie en 2011
La vision de leur projet a été  exposé en Mairie. Il a été "effacé" du site de la Mairie en 2014. Ci contre quelques uns de ces panneaux de l'exposition qui détaillent l'aménagement de logements et d'habitation sur ce terrain.

2014 : Nouveau mandat et nouvelle municipalité.
Parmi les premières décisions du Maire, une refonte du site internet communal jugé obsolète, dans un "autodafé version 2.0"  qui efface tout le contenu.
« Aéronavale » devient synonyme d'un mot dont l’évocation ne sert qu’à designer les terrains à occuper…
Une cohabitation de 65 ans, aux qualificatifs élogieux, qui sombre lentement dans l’oubli.
Les bâtiments, dans l'attente de projets, se délabrent et les terrains qui deviennent friches.
C'est aussi l'arrivée d’une nouvelle population de tout horizon, dans de nouveaux lotissements, sans repères des lieux où elle vient s’établir.
Le Maire écrit son Histoire et l'histoire de la commune en se lançant dans une vision d’un aéroport du futur et d'une reconversion des terrains de l'EAN, reprenant à son compte les fondations et les actions d’Aeriapole depuis le centenaire de l’aéroport en 2007, bannissant de son dictionnaire et de la mémoire communale tout ce qui avait eu lieu ou découlé dans une stratégie de musellement systématique de ce qui n'est pas à son goût.

Les élus, essentiellement composés des nouveaux arrivants, sans historique sur la vie de la commune, forment la majorité. Ils sont plein de bonnes volontés et de bonnes intentions. Ils souhaitent apporter leur contribution. Tout est à leur honneur, dans une fidélité et une cohésion  d'esprit d'équipe et puis, pourquoi contredire ?

Voici que surgit en 2019, "l'innovant" projet du futur des terrains de l’EAN après deux ans de "travail et de recherches sur le terrain, commencé en 2018" d'une personne nommée à Toussus, qui, "probablement" sous influence « a quand même refusé ou été empêché» de nous rencontrer malgré nos souhaits d'approches insistants et fréquents directs et indirects, pour un partage d'une vision qui aurait pu être fructueuse  en ajout de la construction de notre centenaire de l'aviation civile et commerciale que nous menions.
Un "Niet" affirmatif et désolant.

Proposition Aériapole 2011
L'étude officielle sur le futur de ce terrain est donc diffusée avec sous le titre " Aérodrome innovant Paris Versailles Saclay" (ci-dessus) ainsi que sa vidéo, sur le site de la Mairie et lors de la journée aviation légère, en rapprochant autour de la Municipalité, une belle brochette de partenaires prestigieux.

Un projet "innovant" de 2019 mais qui  ressemble à s'y méprendre à notre proposition bénévole de 2011. (photo proposition Mairie 2019 ci dessous v/s photo proposition Aeriapole ci-contre), en moins du parc et du Chateau qui n'ont pu être récupérés par la commune car vendus aux enchères à des privés.

Proposition Mairie 2019
le projet municipal serait ce une étude ou une curieuse forme de plagiat à en croire les propositions sur le sujet et de mieux comprendre la raison de ces comportements de rejet à notre égard  ?
A quels coût et de qui ? quelle source de persuasion pour être aussi convaincant et rallier autant de partenaires comme dans ce dossier ?

Notre avis :
Bien évidemment, nous souhaitons que les terrains délabrés et en friches puissent se transformer en un projet avantageux  pour la commune. Toutefois, ce dossier comme présenté aujourd'hui, laisse perplexe sur la connaissance et la psychologie du terrain et des infrastructures.
Qu'en ont pensé les usagers  ? les habitants ?

Vision :
Aujourd'hui ce projet comme présenté serait en grande partie, une utopie difficilement réalisable et nouvelles sources de conflits depuis l'arrivée massive des hélicos et la prochaine arrivée de la douane

C'est par ailleurs en prévision qu'en 2017 nous avions apporté une mise à jour à notre dossier de 2011 par une proposition lors de l'Aéro Saclay 2017, qui par son règlement, que nous avions déploré lors sa création en 2016 ne serait ouvert qu'aux étudiants et que l'avis des usagers directement concernés sur le terrain a été abandonné.
Elle aurait pu être "visionnaire" et s'incorporer au dossier des terrains de l'EAN, en complémentarité.
Mais là  aussi, aucune invitation au dialogue n'était possible....

A suivre, avec le prochain mandat...








07/01/2020

Le secrétaire d'État en charge des Transports en visite à Toussus



Jean-Baptiste Djebbari, secrétaire d'État en charge des Transports était en visite hier à l’aéroport de Toussus.

Il est venu en compagnie du député Jean Noël Barrot pour une rencontre avec Patrick Gandil et Jean Luc Charron, Président de la FFA maitre d’œuvre de l’arrivée de l’avion électrique en France et  la mise en place du Pipistrel, avec force obstination, à destination des écoles de pilotage, actuellement en expérimentation sur la plateforme de Toussus le Noble.

J.B Djebbari, membre de la commission du développement durable de l'Assemblée nationale, est aussi pilote de ligne diplômé de l'École nationale d'aviation civile. Il a une réputation de technicien pragmatique aux qualités humaines reconnues.

Le secrétaire d'État a durant un temps piloté des avions d'affaires. Le domaine n’a pas de secrets pour lui.

L’approche de cet expert à l’avion électrique,  apportera un élan et de nouvelles perspectives  de cet avion école nouvelle génération.

Bienvenue et à la prochaine…

06/01/2020

Le rôle d'un poste-frontières sur l'aéroport de Toussus le Noble

En 2014  les aéroports de Toussus et Pontoise se sont vu privés du poste-frontières.
En 2016 c 'est par un simple tract du syndicat Sud Douanes que les responsables de 13 petits aéroports français ont appris cette même nouvelle. Par souci d'économie, le gouvernement avait décidé la fermeture imminente de leurs postes-frontières. 
Les conséquences sont connues : Modification du type de trafic aérien, chute des vols d'aviation d'affaires, départ des grandes sociétés, du moins en ce qui concerne la plateforme de Toussus....

Dès le départ de la Douane en 2014, des associations comme l' Ascendant et des personnes comme Alexandre Couvelaire et J.P. Trimaille  ont œuvré pour un retour de cette douane, élément important dans l'aviation d'affaires ( notre article de l'electrique dans l'air - lien)
En 2016, une nouvelle étude sur les usages et les besoins des entreprises en matière de déplacements internationaux a été à nouveau réalisée sur l’aérodrome de Toussus le Noble afin d’évaluer le potentiel et les conditions de développement de l’aéroport situé au cœur du cluster Paris-Saclay, du pôle de Saint-Quentin-en-Yvelines, de La Défense, du pôle Boulogne/Issy-les-Moulineaux et de la Vallée scientifique de la Bièvre.  L'enquête a été menée de pair entre la CCI de Versailles et ADP. 
De cette étude, les résultats confirmeraient la prise de décision du retour prochain de la Douane, retardé par les aménagements en cours dans le hall d'arrivée de l'aéroport.
Avec cette réouverture de la douane, les destinations hors de l'espace Schengen seront à nouveau possibles ; c’est une condition indispensable au développement économique de cet aéroport car il dispose d’atouts non négligeables au service des entreprises du territoire. (dossier VGP - lien) et qui a son actif, avec le Centenaire de l’aéroport célébré en 2007 et le centenaire de l’aviation civile et commerciale en 2019,  toute une base historique pour épauler un développement économique du Paris-Saclay.
Un développement qui toutefois devra tenir compte et se faire en conciliation avec les riverains et dans un souci de développement durable affirmé (charte environnementale, usage d'avions modernes peu polluants, peu bruyants et d'avions électriques...).


Ce développement et ce retour vont tout a fait dans le sens des propositions qu’Aeriapole avait offert dans le cadre de l'Aero Saclay en 2017.  Celle d'avoir sur cette plateforme, un « cœur d’aéroport, nouvelle tendance», pour répondre à une demande ciblée, la fructifier, et en faire bénéficier les communes et leurs habitants. 
Verrons-nous à nouveau, un jour, l’ISBA renaître de ses cendres, sous de nouvelles formes ? 
Une invitation à jeter à nouveau un œil curieux au dossier ambitieux proposé.  (lien associé)


30/12/2019

Vers des phares aéronautiques et une source d'énergie dans son voisinage.


Il fut un temps, les pilotes de ligne volaient la nuit dans le faisceau des phares aéronautiques qui balisaient les itinéraires les plus fréquentés. 

De cette époque héroïque, il ne reste que très peu de traces que l'association La Mémoire de Bordeaux Contrôle (LMBC) remet en mémoire et que nous avions rencontré lors de des journées organisées par la Mémoire de l’Aviation de la DGAC en 2018.

Patrick Gandil, Directeur Général de l’Aviation Civile, dans la préface de l’ouvrage publié par cette association, saluait la capacité de ses aînés, qui il y a un peu moins de cent ans, à inventer, à s’adapter et promouvoir des perspectives pour ces avions.
C'est à la fin des années soixante que l'on voit la disparition des phares aéronautiques en tant que moyen de navigation au service de l'aviation civile.

De cette période de l’ébauche du réseau des routes aériennes et des aides visuelles à la navigation des aéronefs, avec les avions équipés de tous les instruments électroniques de navigation, pourraient-ils revenir sur scène aujourd’hui ?
Une question que s’était posée Aeriapole, dans le contexte de l’Aéro Saclay 2017 sur le thème II : développement économique de la plateforme connue depuis plus de cent ans pour ses écoles de pilotages (et dernièrement mis en relief dans l'exposition Aeriastory centenaire de l'aviation civile et commerciale - 2019).

  • Attractivité sur l'aérodrome de Toussus-le-Noble
  •  Modèle technico-économique d'une éco-plateforme multi-modale à Toussus-le-Noble
  •  Création d’un parc à thème technologique à Toussus-le-Noble
  •  Développement économique de la plateforme de Toussus-le-Noble
  •  Création de nouvelles énergies à Toussus-le-Noble
  •  Inter modalité et desserte de l'accès de l'aérodrome de Toussus-le-Noble
Nous avions proposé en 2017 à l'occasion de l'Aéro Saclay, une vision d’Aériapole, ce concept d'être acteur dans son environnement (lien)  pour une plate forme aéronautique qui entre autres, héberge une multitude d'écoles de pilotage et où le pilotage à vue est toujours à l'ordre du jour.

Nous pensons que la création d'un nouveau modèle de phares aéronautiques, sur une base d’éoliennes verticales, pour les plateformes qui hébergent des écoles de pilotage pourrait apporter une meilleure visibilité aux pilotes pour améliorer leur trajectoire d'approche et éviter de survoler les zones  urbanisées, vivier d'une population sensible aux nuisances aériennes.

Une proposition qui serait à travailler avec les organismes concernés en fonction  de l’implantation géographique des plateformes aéronautiques notamment pour des zones sensibles comme à Toussus le Noble par exemple.

Elles permettraient de :
  • Définir aux pilotes, en tout temps de manière visuelle distincte les différents points d’entrée aux petites plateformes aéroportuaires
  • Fournir en même temps de l’énergie électrique bon marché aux bâtiments aux alentours
La vision d’Aériapole autour d’une éolienne verticale près d'une plateforme aéroportuaire ? une théorie-fiction en 2017, sujet "inconcevable" qui a fait frémir plus d’un lors de nos discussions. Pourquoi ne pas en discuter avec les concernés de sa faisabilité si aujourd’hui elle est mise en pratique et en partie, par VINCI comme nous l’avions filmé tranquillement au hasard, il y a quelques mois, sur une aire de repos d’autoroute. 
Une étude pour une mise en place sur l'ex terrain de l'Etablissement Aéronautique Naval serait intéressante...

Une confirmation de notre vision lors de notre intervention à la DGAC : Investir dans la préservation du patrimoine aéronautique dans une région en forte urbanisation, c'est l'implication de l'histoire dans l'économie.
Un retour aux phares aéronautiques ?


« La créativité est contagieuse, transmettez-la » disait Albert Einstein. 
Nous ajouterons  : " dans un esprit de partage..."



         

16/12/2019

Les drônes au service de l’agriculture


Octobre 2018 : sur le plateau de Saclay, le ravage des sangliers dans les récoltes s’est bien fait sentir. Des champs de blé et de maïs ont été saccagés.
En raison de la sécheresse, les sangliers ont tendance à chercher de la fraîcheur dans les champs de maïs, détruisant au passage une partie des futures récoltes.

En 2017, près de 700 000 prélèvements de sangliers ont été réalisés en France. Ils augmentent d’année en année et les champs subissent de nombreux dégâts.

Dans ces circonstances et grâce à nos bonnes relations avec les pilotes de l’aéroport, un ami agriculteur nous avait demandé de prendre en photos ses champs pour évaluer le volume des dégâts.
Le problème qui se posait était l’emplacement de ces champs en pleine zone du circuit des mouvements d’atterrissage et de décollage. Un moment compliqué pour prendre des photos.
Nous avions donc loué un hélico et demandé une autorisation spéciale pour faire nous-même les photos en tant que passagers.

Un élément qui pointe le doigt sur une demande sur le plateau.  Qu'en est il de l’usage des drônes pour ces cas précis ?
Une rapide enquête auprès des usagers de l’aéroport nous fait remarquer qu’il n’existe aucun service qui puisse répondre à ce genre de demandes et qu'aucune étude n'aurait été éditée.
Pourtant l’usage des drônes mis au service de l'agriculture est bien réel et actif, mais qu'en est il sur le plateau de Saclay ?
Les raisons invoquées de cette absence sembleraient être:  la sécurité, les mouvements aériens et la proximité de l’aéroport.

Nous en parlions du sujet avec Christian Veyssière, notre partenaire au centenaire de l’aviation civile. Il nous dévoile alors sa vidéo et son utilisation, dans sa région.

        

Ce sujet ne serait il donc pas utile à développer avec l’aéroport pour de tels projets de jour et nuit afin de permettre aux agriculteurs de maîtriser production,  coûts et surveillance ?  

A suivre....

27/11/2019

Circulations douces entre Toussus le Noble, Chateaufort et Villaroy



A VeloToussus, en janvier 2019 nous appelions pour nos vœux la réfection de la piste cyclable, le long de la route de l’aéroport, menant au Mérantais et à l’intersection de la route agricole vers Chateaufort.

En effet, le 8 octobre 2018, nous nous interrogions des retours de la Ryder Cup et des avantages dont les communes avoisinantes ont pu bénéficier lors de cet événement quand à Toussus nous n’abordions que l’autocollant et le drapeau de l’événement alors que la piste était dégradée  par les passages non adéquats des véhicules de transports.
Pour rappel l’article : VeloToussus vous présente ses meilleurs voeux

Nous avions posé la question à la Mairie de Toussus. Sans réaction.

C’est à Versailles Grand Parc  que nous devons l’ambitieux plan vélo qui a terme ne comptera pas moins de 90km en reliant l’agglomération d’est en ouest, faisant la jonction avec les autres Communautés agglomérations.

Depuis octobre, c’est chose faite, VGP ayant pris en main la réfection de la piste cyclable qui en même temps est considérée comme route agricole.
Nous remercions  VGP et les maîtres d’œuvre pour cette piste rénovée : Toussus/Villaroy avec jonction à Chateaufort.
L’aménagement des circulations douces avec une signalétique adaptée qui suivrait prochainement apporterait un fort potentiel de développement économique et touristique sur un plateau « Berceau de l’aviation » aux étapes multiples et très riches en Histoire aéronautique, en référence à notre article :  Circulations douces, sur les pas du patrimoine aéronautique de Toussus

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27/10/2019

le GSIGN et le GIGN sautent sur Toussus - Mémoire du Cdt Jacques Pageix




Un fait marquant sur l'aéroport de Toussus-le-Noble: 

 Un exercice du GSIGN - (Été 1986)



Au cours de l'été 1986, je fus sollicité par le GSIGN (1) qui souhaitait organiser un exercice sur l'aéroport de Toussus-le-Noble. Ayant répondu favorablement sur le principe, j'accueillis dans mon bureau l'Adjudant de gendarmerie Bellanger afin de préparer cet événement.





Il me présenta d'abord l'organisation du GSIGN, basé à Satory, alors commandé par le Colonel Friedrich (2). Cette unité d'élite regroupait:

- Un état-major avec un officier et 12 sous-officiers;

- Le GIGN (Groupement d'Intervention de la Gendarmerie Nationale) avec 4 officiers et 74 sous-officiers, alors commandé par le Capitaine Legorjus (3);


La "roulante" et la R16 du Colonel...
- L'EPIGN (Escadron Parachutiste d'Intervention de la Gendarmerie Nationale) créé en 1984, comptant 5 officiers et 130 sous-officiers), alors commandé par le Capitaine Chancerelle;

- Le GSPR (Groupement de Sécurité de la Présidence de la République) commandé par le Lieutenant-Colonel Le Caro (5 officiers et 90 sous-officiers).



On ajouta en 1985 à ce dispositif un groupe "Instruction" chargé de rechercher et d'organiser des thèmes d'entraînement pour ces différentes unités.




L'adjudant m'expliqua ensuite le thème de cet exercice qu'il souhaitait effectuer à  Toussus-le-Noble, en mettant en œuvre le GISGN, l'EPIGN et le GIGN, avec la participation du COTAM (4), également basé à Villacoublay.



Cette opération devait servir, me dit-il, à tester la bonne coordination entre les différentes unités (Blindés, Parachutistes, GIGN, Armée de l'Air).
le Transall qui sème ses corolles grises... 

Évidemment, je fus impressionné par cette présentation qui nous promettait une démonstration grandiose sur l'aéroport...

Le scénario choisi visait à récupérer un otage détenu par des rebelles retranchés dans la vigie de la tour de contrôle, sur un aéroport ami, mais toutefois dans une contrée étrangère, hostile à notre pays, dont les forces armées pouvaienr à tout moment investir la plate forme.
         
L'adjudant Ballanger
s'apprête à réceptionner les paras
          
Au petit matin, sur le chemin de mon bureau, j'allai visiter le Colonel Friedrich, déjà installé confortablement dans sa "roulante", une fourgonette Renault bien équipée, stationnée sur le parking non loin de ma résidence. Il m'accueillit et m'offrit un petit déjeuner convivial...Quatre véhicules blindés de la gendarmerie (5) s'étaient placées à proximité de sa roulante transformée pour l'occasion en P.C.
         
Le Colonel, blessé lors d'un saut récent en parachute, en se receptionnant trop brutalement au sol, marchait avec des béquilles.

Dans la matinée, un stick de parachutistes fut largué d'un Transall du COTAM à l'Ouest de l'aéroport. L'adjudant Bellanger, équipé d'un talkie-walkie, assurait la liaison radio avec les équipages des Transall qui suivaient un cap tenant compte de la direction du vent, matéralisée au sol par de puissants fumigènes.
Le bloc technique; 
on distingue le restaurant "La Volière", 
la vigie  et l'aérogare (l'Isba).
          Les parachutistes, aussitôt sur le sol, se déployèrent à la périphérie de l'aérodrome afin de prévenir toute attaque pouvant venir de l'extérieur ;
Photo qui montre
l'activité de l'aéroport en 1986...
Ensuite, sous la conduite du capitaine Legorjus, le GIGN passa à la phase de libération de l'otage détenu dans la vigie. La "trouvaille" du capitaine pour y parvenir fut très originale: posté à l'entrée de l'aéroport, il réquisitionna sans façons la camionnette frigorifique d'un livreur qui se rendait au restaurant "La Volière", établissement situé comme chacun sait au pied de la tour de contrôle. Le Capitaine Legorjus et son adjoint demandèrent donc au chauffeur de patienter quelques instants et celui-ci -l'inquietude succédant à la surprise- leur répliqua "qu'il était ravi de partager le jeu des gendarmes, mais que ses denrées surgelés ne souffraient pas d'attendre pour être livrées à la Volière"...Le Capitaine le rassura...
Le Capitaine Philippe Legorjus (à gauche) et son
 adjoint sur la terrasse de la tour de contrôle 
avec son garde corps sur lequel
 vint s'agripper les grappins...

Au moment où le livreur passait au pied de la tour, le Capitaine Legorjus et son adjoint surgirent soudain de la camionnette, lancèrent deux cordes et leurs grappins qui vinrent s'agripper au garde corps de la terrasse, au sommet du bâtiment. Cette ascension fut, on s'en doute, lestement menée par nos deux hommes surentraînés: ils firent irruption comme par enchantement au milieu des contrôleurs aériens médusés, neutralisant le preneur d'otage, et délivrant l'otage. Il est évident que nous fûmes tous ébahis par ce dénouement si rapide...
Au même moment, un Transall du COTAM venait, après un magnifique posé d'assaut de quelques dizaines de mètres, se poster sur le parking situé au pied de la tour de contrôle. Il ouvrit sa trappe arrière, par laquelle on embarqua l'otage et son ravisseur, puis il décolla aussitôt vers Villacoublay, mettant un point final à toutes ces péripéties.

Le Transall du COTAM, 
 (photo prise de la terrasse 
de la tour de contrôle).
Au soir de cette mémorable journée, nous fûmes invités à participer à la séance de débriefing à Villacoublay, dans les installation du  COTAM, séance suivie d'un inévitable cocktail où je pus converser avec tous les acteurs de cet exercice mené il est vrai de main de maître. On nous distribua des fanions-souvenirs.
 
--o--

(1): Groupement de Sécurité et d'Intervention de la Gendarmerie Nationale (GSIGN).

(2): Le Colonel Friedrich commanda le GSIGN en 1985 et 1986 (le temps de commandement de cette unité militaire, comme beaucoup d'autres, était toujours très court, de l'ordre de trois ans);

(3): Le commandant Philippe Legorjus, capitaine de gendarmerie, commandant le GIGN de 1985 à 1989, sera confronté quelques années plus tard, alors qu'il était toujours commandant du GIGN, à la prise d'otages dans la grotte d'Ouvéa en Nouvelle Calédonie en avril-mai 1988. En se rendant dans la grotte pour négocier, il fut lui-même pris en otage. Les otages furent libérés après l'assaut de la grotte (opération "Victor"), lancé le 4 mai 1988, qui se soldera par deux morts et quatre blessés côté militaire et 19 morts du côté du FLNKS des Kanaks.

(4): Le COTAM, Commandement Opérationnel du Transport Aérien Militaire, basé à Villacoublay, BA 107.

(5): Véhicules blindés à 4 roues motrices de la gendarmerie, VXB 170 fabriqués par Berliet.
          --o--

                                                                               Jacques Pageix octobre 2019.


Dans la chronologie des articles de M. Jacques Pageix - Commandant de l’aéroport de Toussus: