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17/05/2021

Un Decauville version 2.0 pour le transport public sur le plateau de Sacaly, une utopie ?

Décauville à l'Exposition Universelle de Paris 1889
Il nous aura fallu intégrer l’organisation du 8 mai avec les trois communes de Buc, les Loges en Josas et Toussus pour apprendre qu’un « train »  approvisionnait des munitions et du matériel, au fort du Haut Buc et à l’aéroport Blériot durant la Grande Guerre.

Son sentier existe toujours dans le bois de la Garenne. Aussi des cartes postales d'époque montrent bien des rails passant sous la porte de Petit Jouy.
Si des voies de chemin de fer désaffectées existent toujours, « Où sont passés les rails et les vestiges de ce train ? »

Il a fallu se pencher à l’histoire de Decauville et sur l'ouvrage, « Les petits trains de la grande guerre » pour trouver la réponse.   
En résumé, 
1875 : pour récolter ses betteraves, Paul Decauville invente le système qui porte son nom –  des éléments de rails modulaires et des wagonnets porteurs.

1888 : l’armée française adapte, par le colonel Péchot, le projet à ses besoins au travers d'un ensemble complet de voies et matériels de traction et de transport sur voie de 0,60 m.
Le système Péchot et né et va rapidement équiper de grands réseaux de 100 à 150 km autour des camps retranchés de l’est de la France, Toul, Verdun, Epinal et Belfort, pour desservir les forts qui entourent ces villes. Il se développe ensuite avec la nécessité de disposer l’artillerie en rase campagne. Enfin la voie de 0,60 m connaît son apogée au cours de la Première Guerre mondiale, avec, à la fin du conflit, 3800 km de voies sur lesquelles circulent 740 locomotives tractant plus de 600 wagons de diverse nature.


Du chemin de fer agricole à la voie militaire et de la betterave à l’Exposition universelle de 1889

Dans les années 1870, la famille Decauville, exploitent une propriété beauceronne de 700 hectares de terre à betterave sucrière et, en parallèle, un atelier de chaudronnerie à Petit-Bourg (commune d’Evry), où on fabrique le matériel destiné aux raffineries et aux distilleries (chaudières, citernes, machines à vapeur « locomobiles »).

En 1875, la récolte est très prometteuse mais la saison extrêmement pluvieuse de sorte que le ramassage s’annonce difficile, avec le risque de voir les chariots s’enliser dans la boue et ne pas pouvoir transporter les milliers de tonnes de betteraves attendues jusqu’aux usines.
Paul Decauville invente alors un système composé d’éléments de voie modulaires de 0,40 m de largeur, manipulables par deux hommes, et de petits chariots roulants. Le dispositif fait ses preuves et l’inventeur décide de le commercialiser sous le nom de « porteur Decauville », en l’élargissant, outre le 0,40 m, aux gabarits de 0,50 m et 0,60 m. Ce chemin de fer « portatif » connaît un succès rapide dans l’agriculture betteravière, céréalière et viticole, mais aussi dans l’industrie, les mines, l’exploitation de carrières et l’agroforesterie.

Une dizaine d’années plus tard, lors de l’Exposition universelle de 1889, l’Etat passe un marché avec la société Decauville pour l’établissement d’un véritable chemin de fer sur voie de 0,60 m, des Invalides au Champ de Mars.
En six mois, les trains tractés par des locomotives Decauville et par une machine Péchot-Bourdon, assureront le transport de plus de 6 millions de personnes et parcourront plus de 100 000 km.


En 1868, Charles Couche, dans un ouvrage sur les chemins de fer, « décrit ainsi les avantages de cette voie à petit gabarit, placée en dehors du trafic général mais nécessaire à des intérêts purement locaux » : « cette voie en miniature suffit ; elle permet au chemin de fer de satisfaire, avec une vitesse convenable et une sécurité complète, aux exigences imprévues du trafic. »….. « Il ne faut pas hésiter à profiter largement des bénéfices de la réduction de la voie, et surtout en terrains accidentés, à cause de la réduction corrélative du rayon des courbes.

Le système Péchot et les autres matériels sont constitués d’un système complet d’éléments de voie préfabriqués faciles à mettre en œuvre, de matériels roulants adaptés d’une grande stabilité, modulaires et combinables entre eux, et d’un type de locomotive particulier, la machine « Péchot-Bourdon ».

Les caractéristiques de la voie de 0,60 m et ses éléments de base :

La voie est constituée d’éléments pré-assemblés, consistant en rails fixés sur des traverses d’acier d’environ 1 m. Ces modules, munis d’embouts mâles et femelles à leurs extrémités, semblables à ceux d’un train électrique, existent en trois longueurs :
- travée de 5 m (8 traverses, 167 kg, manipulable par 4 hommes),
- travée de 2,5 m (5 traverses),
- travée de 1,25 m (3 traverses).

 Il existe également des travées courbes de différents rayons, de 100 m pour le plus large, à 7,60 m, pour les trajets à l’intérieur des fortifications, ce qui permet à la voie de 0,60 d’adopter des parcours très sinueux. Les mêmes éléments existent également à l’écartement de 0,50 m avec des longueurs et des poids différents.

Et aujourd'hui ?

Cerise sur la gâteau, c'est Voisins le Bretonneux qui met en mémoire Decauville, sa maison et sa ferme en baptisant le bâtiment rénové d'Espace Culturel Decauville

Retour au plateau de Saclay et ses problèmes d’infrastructures liées à la morphologie du terrain entre plateau, vallées et plaines.
L'infrastructure routière déficiente sur le plateau n'est plus à démontrer. La nuisance qu'elle engendre est connue et permanente, surtout dans des traversées des communes.

Des déplacements au travers d'une version 2.0 d’un Decauville pour personnes et marchandises, ne seraient-ils pas la solution pour les communes du plateau, afin que les zones industrielles et l’aéroport puissent être reliés aux gares de Versailles, de Jouy en Josas et de Massy ? 

Un déplacement similaire bus-rail est déjà en service au Japon sur l’île de Hokkaido depuis 2007.

Si l'idée est utopique ou farfelue… peut être ! Mais ne vaut-il pas le coup de l’étudier ?

 

           

12/04/2021

Toussus le Noble, un outil négligé

L'aérodrome de Toussus-le-Noble est situé à proximité immédiate
d'une forte densité de décideurs, mais le trafic aérien d'affaires stagne. 
(Photo Roger Demeulle).
Toussus-le-Noble, a general aviation airfield near Paris,
is well located. However, business traffic is stagnant.Isba en arrière plan

Dans toutes les nations évoluées, il est aujourd'hui question de performances des entreprises, de dynamisme économique et bien entendu des retombées  correspondantes sur les niveaux de vie. Pour atteindre ce but, le verbe ne suffit pas. Il faut réellement mettre en œuvre les moyens nécessaires. Parmi ces moyens, l'aviation d'affaires. 
Constatation paradoxale : dans le pays de Descartes, l'aviation d'affaires n'a jamais décollé. Un aérodrome comme, par exemple, Toussus-le-Noble est très négligé à cet égard : à peine 50 000 mouvements par an.


L'Aérodrome de Toussus-le­ Noble est pourtant implanté au centre de l'un des environnements les plus actifs, dans le Sud-Ouest de Paris, là où séjournent et travaillent une forte densité de décideurs, près de Versailles (ville de congrès), de la ville nouvelle de St-Quentin­ en-Yvelines et d'une bonne cinquantaine de sièges sociaux d'importantes sociétés, universités, centres de recherches, etc.

Les voies routières qui relient l'aérodrome à la Porte de St-Cloud, à l'aéroport d'Orly et à Versailles sont désormais convenables. Le RER passe aussi tout près. Sans doute le manque de facilités offertes par l'aérodrome n'explique pas, à lui seul, la pauvreté locale de l'aviation d'affaires. L’exiguïté du territoire français, la qualité du réseau ferré et le développement exceptionnel d'Air Inter ont joué et jouent toujours un rôle déterminant. D'autant que l'aviation d'affaires est souvent considérée comme un luxe et qu'à ce titre elle supporte une fiscalité délirante. Les hommes politiques en apprécient les bienfaits pendant les seules campagnes électorales. Hors ces moments privilégiés, ne restent que le carcan administratif et la routine.

On peut néanmoins avancer que l'évolution des exigences économiques (le temps d'un bon cadre ne se gaspille pas!) sera favorable aux aérodromes bien situés pour peu que ceux-ci ne soient pas soumis à des contraintes d'un autre âge (Toussus n'est, hélas! pas le seul aérodrome, civil ou militaire, dans ce cas).

L'utilisation de l'aérodrome de Toussus est fixée par un arrêté ministériel du 23 novembre 1973 pris à une époque où les chocs pétroliers n'avaient pas encore changé la face du monde. Les 210 000 mouvements de 1973 sont tombés à 106 000 en 1982. Depuis lors, le trafic remonte lentement pour atteindre 170 000 en 1987, mais essentiellement à cause de l'aviation légère. Le trafic de l'aviation d'affaires stagne à moins de 50 000 mouvements. La piste 26 D est trop courte, les installations sont vétustes, les services sont insuffisants, les horaires d'utilisation ne sont pas satisfaisants, il n'y a plus de pompiers sur l'aérodrome.

Bref, il y a effectivement là matière à un « livre noir", selon l'expression de la chambre de commerce et d'industrie interdépartementale Yvelines-Val d'Oise (Pontoise-Cormeilles est dans la même situation) poussée par tous les utilisateurs et industriels locaux.

Pourtant, cet aérodrome dispose de solides atouts pour la rentabilité de sa gestion. Il reste de grands espaces industriels à commercialiser. L'avant-projet de plan de masse à partir duquel se décrètent les servitudes n'interdit pas de porter la piste à 1 400 mètres, exploitable ainsi par la plupart des biréacteurs d'affaires. La place existe et les nuisances n'en seraient pas augmentées.

L'horaire de fermeture devrait être porté à 23 h 30 locales, voire au moins à la même heure qu'Orly. L'ancien salon moderne offrant un accueil confortable, agréable, une salle de réunion, des cabines de communication isolées, des sanitaires version 1987, des services opérationnels (réservations d'hôtels, de taxis, de voitures, assistances techniques, handling).

Il faudrait, bien sûr, réinstaller un service de sécurité incendie conforme aux recommandations internationales.

Tout cela n'est pas très coûteux et peut amener à terme des bénéfices d'exploitation là où il y a des pertes : c'est une question de volonté et, pourquoi pas, de changement de gestionnaire.

Qu'est-ce que Toussus-le­ Noble en 1987 ?

- Des services : ATC, météorologie, gendarmerie, Police de l'air, douanes, taxis ; 
- Deux restaurants : Grande volière et Touring;
- Une boutique : Paris Air Location ;
- Trois aéro-clubs : Air France, Sceaux et St-Cloud, Aéro Touring.
- 29 sociétés aéronautiques : Aéro Pyrénées, Air Affaires Assistance, Air du­ temps, Air Total, Aviradio, Air Formation entreprise, ATAC/Chainair, Badin Crouzet, CRMA, Darta-SCA, Decaux, Dentan Aviation, Executive transports {PAS-UPJ, Farman, France Aviation, Estelle France, Heli Union, Jet Prop Air Service, Goair, Neas, Helidan, 7 /7 Air Maintenance, SEA Poinsot, Sodeteg, Sotravia, Troyes Aviation, Trimaille Aéro Formation.
- C'est aussi le centre d'une zone de 50 000 emplois en croissance vers 130 000 emplois.

 

AviMag 950 (15-11-87)
Raymond AUFFRAY 


18/10/2020

Création, Artisanat et Patrimoine

Réalisation : Alice Pech
crédit photo : Jean-Cosme Rivière
Dans le concept d'Aériapole,  nous saluons Jean-Marie Taillat,  artisan brasseur. Une bière qu'il faisait dans son garage et qu'il baptise en fonction de son affection pour les motos vintages. 

Au départ brasseur amateur, aujourd'hui artisan- brasseur installé depuis deux ans à Toussus-le-Noble, il s'imprègne du patrimoine de la commune pour diffuser sa  nouvelle bière "Goliath", lancée autour d'une belle création vintage  d'Alice Pech. 

Une bière que même les frères Farman, si précurseurs dans leur domaine, auront cette fois-ci, raté la première gorgée.

Création et partage sont deux leitmotivs qui lui tiennent à cœur, qui l'ont guidé dans son précédent métier de reporter photographe, et qu'il met en œuvre dans sa micro-brasserie.  

D'amateur il est passé professionnel après une formation à l'Institut Français de la Brasserie et de la Malterie à Nancy.

Il propose des bières comme, une Pale Ale faite avec des malts clairs, une levure de fermentation haute et des houblons américains, une ambrée avec des malts plus foncés et des houblons allemand et une bière de blé qu'il ne faut pas appeler blanche puisqu'elle peut être aussi brune ou châtain.

Dès son arrivée, Jean Marie Taillat a vite fait partie de la vie de la commune en s'intégrant à la journée du patrimoine organisée par Aeriastory en septembre 2018,  dans le cadre de la réhabilitation de la porte Quartier Jean Tulasne , premier commandant du groupe de Chasse Normandie Niemen.

    



C'est avant tout en local et en circuit court qu'il souhaite travailler.
Circuits courts, produits naturels, création, partage, échange sans oublier boire moins, boire mieux.

Une activité et des événements de la micro-brasserie qu'il a développé et à suivre sur la page facebook «the beer garage».  
Un lieu pour un dépaysement total, une convivialité garantie et des bières à consommer avec modération.






25/05/2020

Un service de Drones-culture autour d'un aéroport à Toussus le Noble

http://www.aeriapole.com/WordPress/Drone_agriculture_flycam.pdf
Télécharger le dossier pdf

Dans le concept d'Aeriapole "Acteur autour d'un aéroport mythique" Un service de drone pour l'agriculture voit le jour à Toussus le Noble.

Retour sur nos travaux concernant les drones au service de l'agriculture sur de terres mitoyennes d'un aéroport.
*articles associés au bas de la page

L'étude s'est portée dans la Zone de Protection Naturelle, Agricole et Forestière (ZPNAF) du plateau de Saclay où, sur 4115 ha, 2400ha sont consacré à l'activité agricole.

Philippe Vurpillot de FlyCam et Stéphane Vandame, agriculteur, de la Ferme Vandame à Villers le Bâcle ont pu mesurer le travail à accomplir pour proposer des réponses aux demandes des agriculteurs qui souhaiteraient utiliser ce service, sur ce territoire bien défini.

Un élément de taille qui apparaît et qui s'impose suite à cette étude sur le terrain : le travail administratif pointu et nécessaire pour obtenir les autorisations de vols dans une ZPNAF où se trouvent des couloirs aériens qualifiés "sensibles, voire très sensibles".


          
                                  Vidéo Flycam d'une vue sur une parcelle de terrain à travailler

Un coup d'oeil sur la carte pour comprendre les données complexes du terrain.
Chevelus circulation aérienne *
Les aéroports de Villacoublay et de Toussus-le-Noble, le centre de recherches du CEA Paris- Saclay et le Synchrotron Soleil à Saint Aubin s’incrustent ou sont mitoyens de la ZPNAF

La dizaine d'agriculteurs sur ce plateau exploitent chacun, environ 250 ha.
Les opérations par drones ne peuvent se faire par  des vues générales en altitude, le plafond de vol étant limité et défini par zones.
Recourir donc à des photos en altitude est quasi impossible sans bloquer les trafics des deux aérodromes.

L'étude démontre que c'est vers une méthode de quadrillage de zones que le coût devrait être planifié avec des rapports: quadrillage/autonomie du materiel / autorisations.

ZPNAF du plateau de Saclay 🔍
Il faudra donc quadriller les terrains et créer des plans pour planifier avec les administrations la délivrance des autorisations.

Les tests, grandeur nature, faites sur le terrain avec photos et video ont donné satisfaction à l'agriculteur qui s'engagera pour des missions à venir.

Flycam aura la possibilité d'offrir ses services comme détaillé dans la brochure ci-joint et proposer des procédures. Un choix de propositions qui évoluera en fonction de la demande.

Un grand merci à Stéphane Vandame et la ferme de Villers le Bâcle dans ce dossier et bravo à Philippe Vurpillot pour avoir mener à bout ce dossier dans des conditions générales très particulières.

Pour télécharger la brochure : Lien (pdf)


* chevelus : la représentation de flux de trafic (« chevelus ») et densités de trafic.

* Articles associés :

Drones culture sur le plateau de Saclay

Les drones au service de l'agriculture


22/05/2020

Transition à l'Antenne de VeloToussus

G Finan et JL Fiquet
Transition au sein de VeloToussus
Nous avons le plaisir de vous informer d'une transition au bureau de VeloToussus.

Huit ans après la création de l'antenne au sein de Velobuc puis à VeloVGP,  une transition s'opère ce 22 mai 2020.
Gérard Finan cède son poste de responsable.

Jean-Luc Fiquet résidant à Toussus depuis plus de trente ans, prendra en charge la gestion de cette antenne.
Randonneur averti et passionné de vélo, il a sillonné l'Europe, sur son vélo.

Son appréciation des différentes approches de cette reine de la route dans les divers pays européens du Nord et du Sud, apportera à VeloToussus et à VeloVGP, un nouveau souffle et une belle dynamique.

Depuis sa création, en 2012, VeloToussus peut se prévaloir d'avoir abouti à de belles réalisations telles que la piste cyclable Toussus/Buc le long de la RD938 ainsi que la jonction Toussus / Chateaufort / Villaroy, que l'on croyait inconcevables.

Durant ces huit années, c'est un tissage et un maillage de réseaux de circulations douces qui ont vu le jour et qui ont permis de faire sortir la commune de son isolement, au travers des jonctions extra-communale pour joindre les routes de la Véloscénie et la Vélodyssée

Par cette transition, Jean-Luc Fiquet apportera son expertise dans les dossiers en cours afin de répondre avec les  équipes des diverses antennes et les administrations, aux demandes d'utilisation du vélo, en forte évolution

Nous lui souhaitons nos meilleurs souhaits de succès au sein de VeloVGP et ses partenaires.

Une transition en douceur comme nous le souhaitions. Tous nos remerciements à Jean Luc pour avoir répondu favorablement à cet appel.

11/05/2020

Le vélo et le déconfinement

Chaucidou
En ce temps de déconfinement, l'utilisation de la bicyclette est un moyen idéal pour se déplacer sur notre territoire tout en respectant les gestes barrières. Les conditions sont réunies :
  • de nouveaux aménagements cyclables à  Versailles et ailleurs. 
  • une aide à la réparation du vélo et/ou une aide à la remise en selle " coup de pouce vélo", 
  • une possibilité donnée aux employeurs de mettre en place le forfait mobilité durable dés demain 11 mai.
Les nouveaux aménagements cyclables à Versailles ( à utiliser sans modération)
  • La ville a aménagé en un temps record une continuité cyclable entre le pont du 8 mai 1945  et  la place de Laboulaye, itinéraire qui dessert la gare des Chantiers et la gare Rive Droite. Elle a peint des bandes cyclables là où c'était possible (largeur de 1,50 y compris largeur de ligne de peinture pour une chaussée de 9 mètres). 
    • Dans un tronçon de la rue du Maréchal de Lattre de Tassigny, en raison de l'étroitesse de la chaussée 7,90 m, la ville a inauguré un nouvel aménagement cyclable, le chaucidou ou le CBCV *(chaussée à voie centrale banalisée). Cet aménagement nous vient des Pays-Bas, a été  importé par VeloBuc au début des années 2000 et  a été inscrit au code de la route en 2015(décret n°2015-808 du 2 juillet 2015). Nous avons demandé que le 30 km/h soit respecté.
  • l'autre axe Château - Place Louis XIV, l'un des des maillons du RER V "Versailles-Pont de Sèvres",  a été  aménagé pour les vélos jusqu'aux Octrois en utilisant une des quatre voies existantes . Après, la chaussée n'est plus qu'à 2 voies, la ville propose aux cyclistes de monter sur le trottoir, ce qui n'est pas une solution confortable ( insertion, conflit cyclistes-piétons). La ville a été contactée pour trouver une autre solution.
Coup de pouce vélo  :

 le gouvernement propose les aide suivantes :
  • une aide à la réparation de votre bicyclette d’un montant maximum de 50€ (hors TVA) qui sera versée directement au réparateur vélociste ou à l’atelier vélo à qui vous aurez confié votre monture.
  • une aide à la remise en selle par les associations de vélo-école.
La liste des vélocistes, des ateliers-vélos et des vélo-écoles inscrits dans ce programme sera disponible à partir du 11 mai sur le site https://www.coupdepoucevelo.fr

Le forfait mobilités durables : Maximum 400 € par an.Il remplace l'indemnité kilométrique vélo.
Le décret vient d'être publié au journal officiel de ce jour et sa mise en application est immédiate, mais cette disposition n'est pas obligatoire pour l'employeur.  
voir le décret  legifrance.
pour en savoir plus 
https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/05/10/velo-covoiturage-le-forfait-mobilites-durables-entrera-en-vigueur-des-lundi_6039239_3234.html
Tenez-nous au courant des résultats de votre démarche que nous vous souhaitons favorables !

Isabelle CLAUDE et l'équipe de VeloVersailles



            

17/02/2020

Drones culture sur le plateau de Saclay

L’aéroport de Toussus le Noble et ses terres agricoles aux alentours, deux entités qui protègent le plateau de Saclay d’une urbanisation intensive dans l’actuel Paris-Saclay. Des terres agricoles les plus fertiles d’Ile de France et un aéroport historique mythique, côte à côte.

Aeriapole, dans son concept depuis 2007 «Etre acteur dans son environnement autour d'un aérodrome mythique », pose la question  :
N' y aurait il pas des liens à développer entre ces deux entités économiques à très fort potentiel ?

L’arrivée des drones et leurs utilisations ponctuelles, offriraient des solutions récentes qui répondraient aux demandes locales des agriculteurs et que nous souhaitons mettre en marche.

C’est avec Stéphane Vandame, agriculteur à Villiers le Bâcle que nous avons cerner des points essentiels. 

Le contexte :
de d à g : Stéphane Vandame et G Finan
  • Des terres agricoles d’une surface de 2500 ha. Un espace sanctuarisé, une zone de protection naturelle, agricole et forestière (ZPNAF) autour d’une charte signée en octobre 2018 avec les différents partenaires pour les protéger de l’aménagement du plateau dans le Paris-Saclay.
  • Un calendrier agricole : une terre en repos, une étude hydrique du terrain pour la préparation de la terre, les semis, le traitement et la récolte.
Qui dit graines, semis et récoltes, voit apparaître les oiseaux (corbeaux, corneilles et pigeons pour la plupart), des sangliers et des lapins entre autres, sur deux et quatre pattes…
Une intelligence et un comportement approprié d’une gente animale dans un environnement pour des créatures qui s’adaptent, se développent et s’accoutument à la présence de l’homme.

Des comportements qui forcent l’admiration des agriculteurs qui vont même jusqu’à établir  des procédés de "bons échanges" comme nous le confie Stéphane.
Un curieux mélange d’une adversité et d’un respect mutuel dans une cohabitation «arrangée».

Toutefois, l’agriculteur souhaiterait apporter un équilibre à la prolifération des oiseaux, dans un environnement sans prédateurs naturels.
Ce qui mène à l'installation d'une surveillance en permanence d'une faune qui s’adapte très vite et prolifère dans un environnement protégé.

Les buses, entre autres, auraient été, une belle alternative mais leur élevage relève d’une réglementation administrative pointue et onéreuse, en plus de la proximité d’un aéroport ou le risque aviaire serait élevé.

de d à g : Philippe Vurpillot et G Finan
C’est sur la société FlyCam, nouvellement basée à Toussus que c'est fixé notre choix pour monter un dossier "drones culture"
En effet, d'un Skyraider en 2007 au drone pour l'agriculture en 2020, c'est le chemin tout tracé d'un centenaire de l'aéroport qui a conduit une nouvelle génération à venir s'établir sur l'aéroport de Toussus le Noble.
Skyraider - Centenaire Toussus 2007

Philippe Vurpillot est le directeur de FlyCam.
Il est aussi pilote et fils du pilote du Skyraider, Bernard Vurpillot qui est venu à Toussus en 2007.

Dans le concept d'Aeriapole "Acteur dans son environnement" nous souhaitons le développement d’une économie participative locale, basée sur un principe anthropique qui a fait ses preuves.

Aujourd'hui, c'est une une fois de plus l'Histoire qui se met au service de l'économie, comme nous l'avions présenté lors de notre intervention à la DGAC en avril 2019 : « Comment préserver un patrimoine aéronautique dans une région en forte urbanisation. »  (lien vidéo intervention à la DGAC).

Comme nous en informe Pascal Alleno, résidant à Toussus et que nous avions rencontré récemment, il y a quelques années l’INRA c’était penché sur un dossier pour développer un service aux agriculteurs à partir des images satellites SPOT. Il y avait fait son stage.
Le drone n’existait pas encore.
Aujourd’hui cet outil apporterait des propositions à bien moindre coût. 

Sur ce même principe anthropique que nous avons démarré en 2007, FLYCAM ira à des propositions sur des paliers de services, du plus simple au plus complexe en fonction des budgets des intéressés et pour une rentabilité partagée des partenaires, selon les règles en vigueur, bien définies.

article associé :

les drones au service de l'agriculture