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02/03/2019

Souvenirs de Jacques Pageix : La Compagnie aérienne CHALAIR à Toussus-le-Noble


 Un Beechcraft "King Air" de la compagnie CHALAIR 
photographié à Toussus. La Land Rover garée  devant le Bloc Technique.
(Crédit photo Dominique Joly) 
La société CHALAIR Aviation, basée sur l'aéroport de Caen-Carpiquet, fut créée en 1986.

En 1990, cette compagnie agréée pour le transport aérien de passagers entama des liaisons régulières entre Toussus-le-Noble et Cherbourg, aux termes d'un contrat avec la COGEMA, dont le chantier de l'usine de retraitement des déchets nucléaires de La Hague s'intensifiait.

CHALAIR accrut dès 1995 le nombre de ses vols avec cinq rotations par jour, transportant le personnel de la COGEMA de la région parisienne vers l'usine de Cherbourg.

La compagnie exploitait des Beechcraft King Air 90 (6 places), Beech 200 ( jusqu'à 9 places) et des Fairchild Swearingen Metro (12 places).

Swearingen Metro III Fairchild de la compagnie CHALAIR Aviation.
(Crédit photo Dominique Joly) 
J'arguai pour ma part l’existence de ces lignes régulières et d'autres (*) pour obtenir (enfin!) l'installation à Toussus d'un service incendie digne de ce nom, avec pompiers et camions (jusque-là, notre Land Rover et nous mêmes, commandant, adjoint et autres volontaires occasionnels, assurions vaille que vaille ce service...  

Le responsable à Caen-Carpiquet était Monsieur Lebaron, que l'on rencontrait bien sûr régulièrement à Toussus. Il disparut malheureusement en 1996, dans un accident d'avion me semble-t-il. Sa collaboratrice, Mme Pajan, qui dirigeait l'antenne de Toussus installée dans l'aérogare (l'Isba), devint de facto la directrice de la compagnie.
 
Les contrôleurs aériens comme tous le personnel de l'aéroport entretenaient d'excellentes relations avec cette compagnie, bien encadrée, et servie par des équipages rigoureux. L'un des pilotes, M. H., épousa l'une des contrôleuse devenue entre-temps chef de la Circulation Aérienne. Je me souviens qu'elle tenait la fréquence quand son futur mari prévint la tour d'un début d'incendie dans le cockpit qui, heureusement, put être maîtrisé! 

(*): Rappelons aussi la liaison quotidienne assurée par la compagnie Air Normandie en beech 58, elle fut mises en place avec un consultant, M. Bernard Lalanne, de Travel Consulting Group: elle acheminait vers l'usine de Valladolid les agents du Technocentre que Renault venait d'installer à Guyancourt.

Un matin, nous frôlâmes la catastrophe: en l'absence de service de contrôle, les avions décollaient de Toussus en auto-information après avoir contacté directement Orly; le petit Baron décolla donc face à l'Est (vers Villacoublay). Malencontreusement, Orly (sur une autre fréquence) avait autorisé le Swearingen de CHALAIR à se poser ... face à l'Ouest! Les deux avions s'évitèrent de justesse et ne me demandez pas qui passa au dessus ou au dessous... 

Je me suis demandé si la livrée des avions de la flotte CHALAIR (Rouge et Tango) n'était pas celle de la Société Générale, qui probablement avait participé au financement de cette compagnie? C'était aussi les couleurs de l'écusson de la 1ère escadrille du groupe de chasse 1/5 "Champagne auquel appartient mon père de 1933 à 1947 (couleurs de l'écurie de chevaux de course d'un pilote de chasse de la SPA 67 de la Grande Guerre, le Capitaine de Saint-Sauveur):



18/02/2019

Souvenirs du Commandant Jacques Pageix - La bombe d'Orly

Superposition Orly 1945 - 2007

Un événement récent (découverte et la neutralisation d'une bombe Porte de la Chapelle) me rappelle le même type d'opération que nous dûmes mener à Orly le 10 février 2009 avec les préfectures du Val de Marne et de l'Essonne et les services de déminage.

Elle fut découverte au cours de travaux entrepris au Nord de la maison de l'Environnement.

L'opération entraîna l'évacuation de la population au sud de la rue Bénard.

Le trafic hélicoptères sur le cheminement au sud de la plate forme fut interrompu.
Nous eûmes des réunions dans les deux préfectures (Evry et Créteil) avec un briefing avant déminage au moyen d'une belle présentation faite par les hommes de la Sécurité Civile.

Les documents me furent offerts par les agents qui étaient intervenus. 

La photo aérienne d'Orly en 1945, en superposition du terrain en 2007 montre que les nombreux impacts de bombes alliées déversée au cours de la 2e guerre mondiale sont impressionnantes!

Jacques Pageix


Dans la chronologie des articles de M. Jacques Pageix - Commandant de l’aéroport de Toussus:

14/02/2019

1919 – 2019, David chez Goliath

PC12 devant le hangar Farman
crédit photo : Bruno Muthelet
Cette photo anodine aujourd’hui  est en fait le résultat d’une révolution qui est entrain de déterminer l’avenir des plateformes aéroportuaires,  leur densité et leur maillage sur le territoire Européen.

Les grands constructeurs d’avions se dirigent vers la création de l'avion toujours plus grand pour transporter en un seul temps un seul mouvement, un maximum de passagers. 
Toutefois les plateformes ne suivent pas sur cette même cadence. Elles ont grande peine à investir et s’équiper pour recevoir de tels géants du transport. 
Ce qui mène à une centralisation constante autour des grandes métropoles. 
Pourtant, L'A380 arrêtera sa production (les derniers avions seront livrés en 2021)… Peut-être, n'est-ce que temporaire et que le timing n'était pas le bon.
Tel le Goliath F60, sorti du hangar Farman en 1919 pour son premier vol civil, les constructeurs  optent pour des avions soit rapides, soit plus volumineux : Concorde, A380. Sauf que le Farman Goliath F60 pouvait se contenter d'un terrain en herbe et atterrir dans un champ.
Le Concorde fut un avion magnifique. Il fête ses cinquante ans cette année, mais il a arrêté de voler en 2003. De même l'Airbus A380 voit son avenir incertain, toutes les plateformes standards ne pouvant l’accueillir,  gérer le flux des passagers et leur l'intendance.
Combien de plateformes en Europe peuvent-elles accueillir de tels avions?  Et à quelle cadence ? alors que les aéroports de petits et moyens gabarits, restent nombreux et inexploités à leur juste valeur.
Deux ans après le centenaire de l’aéroport de Toussus en 2007 qui a déterminé en quelque sorte, l’avenir de cette plateforme et lui a attribué ses lettres de noblesse sur un territoire « Berceau de l’aviation,  le concept Aériapole fut créé en 2008, mettant en avant  une étude de la NASA pour un développement économique du territoire et d’une décentralisation des Régions, dans l’esprit « AGATE » (lien).

2009, Défi 100/24 (lien) voit le jour, au salon du Bourget.
Il s’est tourné vers un défi d’endurance et de compétition sportive.

Nous aurions pensé que ce défi 100/24, aurait pu être un tremplin pour expérimenter le maillage des aéroports dans l'Hexagone en vue de développement économique et de décentralisation du territoire, ce qui apporterait une richesse et un développement  à la Province.
La finalité n’étant plus la même avec un public restreint et sélectionné, les coûts ont eu raison de cet événement et le résultat est tombé:  
Le dernier 100/24 eu lieu en 2014 - lire l' article d’Aerovfr (lien).
« Le Roi est mort, vive le Roi ». Le dernier 100/24  dont l’étape finale était Toussus le Noble à l'arrivée, a drainé avec lui, l’arrivée du E-Fan, l'avion électrique d'Airbus, avec dans sa besace, tous les rêves qu’il pouvait engendrer (lien).

PC24 sur l'aéroport de Toussus
crédit photo : Bruno Muthelet
Dix ans après notre premier article sur AGATE, les VLJ (Very Light Jet) se sont depuis bien développés. (lien)

Des avions  que toutes les petites plateformes aéroportuaires attendent pour les faire sortir de leur léthargie, irriguer à nouveau le territoire et permettre un développement économique décentralisé hors des grandes agglomérations et de leurs zones urbaines.
Nous saluons Jetfly qui dessert Toussus avec sa flotte d’avions ultra moderne et performante, des PC12 et PC24.

Tel David, ces avions font leur entrée à l'endroit où se logeaient les Goliath.

Cette filière de nouvelle génération serait finalement ce que la grande gastronomie est aux grandes tablées: du raffinement et une plus-value, pour un volume bien plus restreint.  
Les aéroports secondaires en seront plus dynamisés, dans les normes strictes des petites plateformes et le respect de l'environnement, notamment ici à Toussus, à proximité d'un Paris-Saclay qui émerge.

Le centenaire de l'aviation civile 1919 - 2019 rappellera que " L'avenir est une porte, le passé en est la clé" (V. Hugo). Aériastory et ses partenaires y travailleront durant toute cette année.

01/02/2019

Toussus le Noble : Du moteur à étoile à l'électrique en passant par le PSV et le manche à balai...

Jean Luc Charron, Président de la FFA
Branchement électrique à l'Alpha Electro de Pipistrel

En mars 2018 L’agence européenne pour la sécurité aérienne (EASA) avait accordé un « bon pour vol » à l’avion biplace électrique Alpha Electro de Pipistrel. La Fédération française aéronautique (FFA) pouvait ainsi démarrer l’initiation de pilotes privés.
Le choix s’est porté sur l’aérodrome de Toussus-le-Noble pour cette expérimentation.

Une information dont Jean-Luc Charron, le président de la FFA, avait réservé la primeur aux présidents des aéro-clubs français lors de l’A.G. à Marseille ; d’autant que l’avion gagnait en crédibilité et que suite à des essais concluants réalisés en Australie, l’appareil est désormais autorisé à voler dans ce pays pour y assurer des vols d'apprentissage.

Ce dossier, Jean Luc Charron le montait depuis des années. 

La FFA a donc acheté un exemplaire avec options sur d'autres. Cela a nécessité un travail préalable entre Pipistrel et l’Agence Européenne de la Sécurité Aérienne pour établir "des conditions de vol" assurant une sécurité absolue. 
C’est donc  dans le cadre de la formation de pilotes privés et dans un environnement de type aéro-club que cette première phase devrait se dérouler.

Une persévérance sans faille de J.L. Charron
Certes, les adeptes ou les détracteurs de l’avion électrique seront nombreux et se feront entendre.
Le temps et l’expérimentation détermineront de son avenir. 

Toujours est-il que le 31 janvier 2019 sera une date à marquer d’une pierre blanche pour la plateforme de Toussus qui a toujours innové dans le monde de l’école de pilotage. 


Quelques dates clés pour rappeler l’histoire de cette plateforme mythique de 112 ans :  

En 1907, c’est Robert Esnault Pelterie qui, le premier installé à Toussus-le-Noble, créa le moteur en étoile. Il inventa aussi le « manche à balai ». En véritable « visionnaire » des voyages dans l’espace il mit au point un moteur fusée en 1936.

Toussus le Noble première plateforme
 à s'engager dans des avions école dernière génération.
Une histoire vieille de cent ans. 
En 1909, Henri Farman emménagea à Toussus qui fut le lieu de mise au point de tous leurs prototypes exportés aux quatre coins du globe.

En 1919, les bombardiers Farman Goliath F60 produits en grand nombre à la fin de la guerre sont convertis et réaménagés pour transporter des passagers. L’aviation civile venait de naître avec le premier vol Toussus / Kentley (GB) et ouvre la période des grands raids (Toussus/Dakar). 
Un concurrent au chemin de fer venait de naître : l’avion.

En 1928, Lucien Rougerie, directeur de l’aérodrome, établit une méthode de pilotage sans visibilité (PSV) et créa avec les frères Farman une école de pilotage où d’illustres pilotes sont venus s’y former (Mermoz, Saint-Exupery…)


En 1933,  Air Orient, Air Union, la Société Générale de Transport Aérien (SGTA. ex Lignes Farman) et la C.I.D.N.A., créent une société commune: la Société Centrale pour l'Exploitation de Lignes Aériennes (S.C.E.L.A.). La nouvelle société est rebaptisée Air France.
Air France est officiellement inaugurée à l'Aéroport du Bourget le 7 octobre 1933. Elle reprend l'emblème d'Air Orient, "l'Hippocampe ailé", et s'installe dans les locaux de cette dernière au 2 rue Marbeuf, à Paris.

En 1948, sous la direction de Lucien Coupet, le bureau d’étude de la SNAC (Société Nationale de Construction Aéronautique) qui réunit les sociétés nationalisées, Farman et Hanriot met au point le prototype du « Cormoran NC 211).

De 1952 à 1955 dans la station Farman sont menés les essais du « Monitor », une version monoplan du Stampe.

De 1954 à 1997 la plateforme de Toussus accueille championnats de voltige et grandes fêtes de l’aviation légère et sportive.

2007 : Première célébration du centenaire d’un aéroport en Ile de France où, en première mondiale, un Blériot XI croise un Rafale Marine et arrivée des Aquila dans les aéro-clubs, avions silencieux et économes.

Avec un passé aussi prestigieux et un avenir aussi engageant, cette plateforme de Toussus-le-Noble méritera-t- elle un centenaire de l’aviation civile en 2019 à l’égal de son prestige ?

Nos administrations en décideront…


16/01/2019

Le transport aérien, quelques chiffres...


Airbus A380 descendant de l'Aérobus Farman Goliath F60.
En route pour le Centenaire de l'aviation civile 1919 - 2019
Le transport aérien désigne l'activité de transport de passagers ou de fret effectuée par la voie des airs ainsi que le secteur économique regroupant toutes les activités principales ou annexes concernant ce mode de transport. 
C’est un secteur créateur d'économie locale qui a démarré il y a tout juste 100 ans.

Le transport aérien contribue activement à l'aménagement du territoire et à la création de richesse, notamment aux abords des aéroports (implantation d'entreprises et de plates-formes logistiques, d'infrastructures hôtelières et de restauration...).

Il répond également aux besoins de mobilité des hommes et des marchandises et est indispensable à l'industrie du tourisme en France.

Les résultats économiques mondiaux sont très bons: 57 milliards de dollars de résultat d’exploitation cumulé et 34 milliards de bénéfice net.
Autrement dit la croissance du transport aérien est égale à deux fois l’évolution de l’économie globale.  Il représente maintenant 38 % du commerce mondial en valeur. 
Le continent le mieux desservi par les compagnies à bas coûts est l’Europe avec 36 % du trafic, alors que c’était le marché auquel les experts des transporteurs traditionnels prédisaient l’échec le plus cuisant.

Les résultats de 2018 concernant le transport aérien viennent d’être présentés par l’OACI. 
2018 a été une bonne, voire très bonne année. 
La croissance s’est maintenue à un niveau élevé : +6,1 % ce qui est très au-dessus de la tendance observée depuis des décennies : 5 %.

Ces résultats économiques ont été obtenus en opérant 38 millions de vols. 
Cela représente pour la première fois plus d’un vol par seconde. Autant dire que le transport aérien a pris une part déterminante dans l’économie mondiale. Il a transporté 4,3 milliards de passagers mais ceux-ci ont été transportés sur des distances de plus en plus longues. 

Le trafic international progresse de 6,4 %, plus que le trafic général. le PIB mondial qui n’a progressé que de 3,1 %.  Cette croissance est largement tirée par les « low costs » qui commencent à poindre sérieusement leur nez sur les long-courriers. Ils ont transporté 1,3 milliards de passagers soit 31 % du total. Un système auquel aucun transporteur traditionnel ne croyait. 

En bref 2018 est une année faste. Elle a permis à nombre de transporteurs de retrouver une santé économique dont ils avaient bien besoin.  

Nous sommes très loin des premiers chiffres en février 1919 quand le premier vol s'effectua avec 12 passagers pour un Toussus / Kentley (banlieue de Londres) sur un Farman "Goliath" F60.

(Source : La Quotidienne)

14/01/2019

Velo Toussus vous présente ses meilleurs vœux



Une bonne nouvelle pour démarrer l’année !

Selon nos informations, la piste cyclable Toussus /  Villaroy longeant l’aéroport sera goudronnée et remise en état au printemps prochain. 

Le 8 octobre 2018, nous nous interrogions des retours de la Ryder Cup et des avantages dont les communes avoisinantes ont pu bénéficier lors de cet événement.
Nous avons posé la question à la Mairie de Toussus.

Navettes à la station du PR1
Pour rappel, la commune  avait accueilli le PR1 et ses 3000 voitures.
Les bus et véhicules avaient transité en continu par la piste cyclable en gravier stabilisé, durant la durée de l’événement.
L' enrobé n'avait pas résisté a ce trafic provisoire.

PR1 de la Ryder Cup 2018 -
3000 voitures - parkings motos et vélos
Des communes avaient, en suite directe à cet événement retentissant, bénéficié d’une réfection des voies de circulations ainsi que la création de pistes cyclables (la route agricole Chateaufort / Villaroy) faisant une jonction bien aménagée entre VGP et SQY.  


Nous aurons donc cette réfection de piste Toussus/Villaroy avec jonction à Chateaufort au printemps prochain et remercions par avance VGP et les maîtres d’œuvre.

La prévision de l’organisation d’une Ryder Cup dans les Yvelines ayant été depuis 2015 un élément motivant dans la réalisation de la Piste Cyclable Toussus /Buc comme nous la connaissons actuellement. La piste cyclable Toussus/Villaroy en stabilisé ayant été restaurée en 2012. 

01/10/2018

Une thématique pour des circulations douces sur un plateau aéronautique mythique


En plein développement des voies de circulations douces, les acteurs du développement économique et touristiques seront amenés très probablement à valoriser le patrimoine historique local au travers de divers types d'aménagements qui affichent les atouts du territoire.

Le ton serait donné en fonction de la thématique et du visiteur que l’on voudrait cibler par le biais d’une signalétique personnalisée et des panneaux directionnels de balisage sur le circuit choisi.
Ils orienteraient ainsi vers les attractivités régionales: Monuments, expositions thématiques, fermes bio, restauration, artisans et commodités.

Pour valoriser un circuit, la signalétique serait déclinée sous une même ligne graphique, qui placerait le visiteur dans le contexte historique. Totem d’accueil, panneau d’information, panneau directionnel, table de lecture, clous en bronze : le promeneur sera invité à la découverte, vers des plaques commémoratives des étapes d’arrêts choisies.

Depuis vingt ans, les « modes doux » apparaissent dans les pratiques de plus en plus nombreuses des déplacements des Français.
L'usage du vélo et l'arrivée des VAE, sur un plateau et dans des morphologies de terrains vallonnées accéléreront cette tendance. Un mode de déplacement qui répond aux localisations de nos communes et à une certaine tranche d'âges de la population.

Accompagnée du soutien de l’Europe, d’une évolution du contexte législatif (loi sur l’air de 1996, loi SRU de 2000, Grenelle de l’Environnement en 2007) et de l’action des collectivités territoriales et locales, cette dynamique correspond à une véritable demande sociale. En témoigne le développement de la demande d’activités plus « durables ».
Le retour des circulations douces s’inscrit dans une évolution de la société vers une meilleure «qualité de vie ».

Pour la mise en œuvre de la véloscenie (https://www.veloscenie.com/) qui traverse la communauté de communes de VGP, elle illustre cette volonté de reconquête de l’environnement au travers du plateau de Saclay.
La valorisation de ce « maillage »  (avec dernièrement le raccordement de Toussus le Noble à Buc)  contribue au développement de l’image d’un circuit historique riche depuis à la Royauté  en passant par la révolution industrielle sans oublier l'histoire aéronautique de la région.

Quelques étapes d'un parcours de 15 kms
sur un plateau agricole fertile, berceau de l'aviation
Le développement d’un vaste réseau dédié aux modes doux apparaît comme une opportunité à plusieurs titres :

 • De Versailles, en passant par Buc, les Loges en Josas, Jouy en Josas, Toussus le Noble, , Chateaufort, la Région marquée par son histoire royale, agricole et aéronautique, apparaît comme un territoire où l’usage des VAE, voire tout simplement du vélo, peut s’inscrire dans les pratiques de déplacement de la population, développer le tourisme local en allégeant le taux de motorisation des ménages et y ajouter des aspects culturels.

 • En se connectant par GPS ( p.e. Geovelo) et par l’intermédiaire des guides de voyages (p.e. le Routard) aux réseaux de circulations douces existants (chemins de promenades et de randonnées, pistes cyclables urbaines et inter-urbaines…), ces linéaires (Totems) pourront contribuer à la mise en place d’un véritable maillage des territoires répondant à de multiples usages signalétiques : desserte des équipements publics, des sites naturels et/ou récréatifs, des gares ou pôles d’échanges multimodaux, etc.

L’offre et le balisage d’itinéraires dédiés aux modes doux est une réalité. Ils soulignent des potentialités importantes.
En renforçant le maillage des territoires et en participant à leur requalification, la mise en place d’un « réseau thématique » dédié aux « modes doux » permettrait de contribuer au développement de ce mode de transport et fournir aux partenaires potentiels des pistes de réflexion pour mener à bien ce type de projets.