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17/02/2020

Drones culture sur le plateau de Saclay

L’aéroport de Toussus le Noble et ses terres agricoles aux alentours, deux entités qui protègent le plateau de Saclay d’une urbanisation intensive dans l’actuel Paris-Saclay. Des terres agricoles les plus fertiles d’Ile de France et un aéroport historique mythique, côte à côte.

Aeriapole, dans son concept depuis 2007 «Etre acteur dans son environnement autour d'un aérodrome mythique », pose la question  :
N' y aurait il pas des liens à développer entre ces deux entités économiques à très fort potentiel ?

L’arrivée des drones et leurs utilisations ponctuelles, offriraient des solutions récentes qui répondraient aux demandes locales des agriculteurs et que nous souhaitons mettre en marche.

C’est avec Stéphane Vandame, agriculteur à Villiers le Bâcle que nous avons cerner des points essentiels. 

Le contexte :
de d à g : Stéphane Vandame et G Finan
  • Des terres agricoles d’une surface de 2500 ha. Un espace sanctuarisé, une zone de protection naturelle, agricole et forestière (ZPNAF) autour d’une charte signée en octobre 2018 avec les différents partenaires pour les protéger de l’aménagement du plateau dans le Paris-Saclay.
  • Un calendrier agricole : une terre en repos, une étude hydrique du terrain pour la préparation de la terre, les semis, le traitement et la récolte.
Qui dit graines, semis et récoltes, voit apparaître les oiseaux (corbeaux, corneilles et pigeons pour la plupart), des sangliers et des lapins entre autres, sur deux et quatre pattes…
Une intelligence et un comportement approprié d’une gente animale dans un environnement pour des créatures qui s’adaptent, se développent et s’accoutument à la présence de l’homme.

Des comportements qui forcent l’admiration des agriculteurs qui vont même jusqu’à établir  des procédés de "bons échanges" comme nous le confie Stéphane.
Un curieux mélange d’une adversité et d’un respect mutuel dans une cohabitation «arrangée».

Toutefois, l’agriculteur souhaiterait apporter un équilibre à la prolifération des oiseaux, dans un environnement sans prédateurs naturels.
Ce qui mène à l'installation d'une surveillance en permanence d'une faune qui s’adapte très vite et prolifère dans un environnement protégé.

Les buses, entre autres, auraient été, une belle alternative mais leur élevage relève d’une réglementation administrative pointue et onéreuse, en plus de la proximité d’un aéroport ou le risque aviaire serait élevé.

de d à g : Philippe Vurpillot et G Finan
C’est sur la société FlyCam, nouvellement basée à Toussus que c'est fixé notre choix pour monter un dossier "drones culture"
En effet, d'un Skyraider en 2007 au drone pour l'agriculture en 2020, c'est le chemin tout tracé d'un centenaire de l'aéroport qui a conduit une nouvelle génération à venir s'établir sur l'aéroport de Toussus le Noble.
Skyraider - Centenaire Toussus 2007

Philippe Vurpillot est le directeur de FlyCam.
Il est aussi pilote et fils du pilote du Skyraider, Bernard Vurpillot qui est venu à Toussus en 2007.

Dans le concept d'Aeriapole "Acteur dans son environnement" nous souhaitons le développement d’une économie participative locale, basée sur un principe anthropique qui a fait ses preuves.

Aujourd'hui, c'est une une fois de plus l'Histoire qui se met au service de l'économie, comme nous l'avions présenté lors de notre intervention à la DGAC en avril 2019 : « Comment préserver un patrimoine aéronautique dans une région en forte urbanisation. »  (lien vidéo intervention à la DGAC).

Comme nous en informe Pascal Alleno, résidant à Toussus et que nous avions rencontré récemment, il y a quelques années l’INRA c’était penché sur un dossier pour développer un service aux agriculteurs à partir des images satellites SPOT. Il y avait fait son stage.
Le drone n’existait pas encore.
Aujourd’hui cet outil apporterait des propositions à bien moindre coût. 

Sur ce même principe anthropique que nous avons démarré en 2007, FLYCAM ira à des propositions sur des paliers de services, du plus simple au plus complexe en fonction des budgets des intéressés et pour une rentabilité partagée des partenaires, selon les règles en vigueur, bien définies.

article associé :

les drones au service de l'agriculture

15/02/2020

Inauguration (mouvementée) de l'avion de Météo-France à Toussus le Noble - 1987

Inauguration (mouvementée) de l'avion de Météo-France ou: À Toussus, il fallait gérer les VIP...
(gros dilemne entre un Président et un Ministre et entre un bon repas et un sandwich!...)

Le Fairchild Swearingen Merlin IV équipé pour Météo France dans les ateliers de France Aviation à Toussus-le-Noble.
En 1987, les ateliers de France Aviation furent chargés par Météo-France d'aménager en laboratoire météorologique volant, selon leurs spécifications, un avion Fairchild Swearingen. Une fois cette tâche accomplie, une série de vols d'essais fut menée par le chef pilote d'essais de cette entreprise, Jean-Pierre Lafille.

Jean-Pierre Lafille était à Toussus une forte personnalité qui faisait autorité ; titulaire de tous les brevets et licences existants (pilote de transport avions multimoteurs et hélicoptères, etc.). Il volait aussi sur les avions de collection de Jean-Pierre Salis, et pas seulement lors des célèbres meetings
aériens annuels de La Ferté-Alais.
Ainsi, à Toussus, il vola sur le Blériot XI pour l'anniversaire des premiers loopings exécutés le 31 Août 1913 par Adolphe Pégoud au-dessus des arcades de Buc...(mais ceci est une autre histoire).
J'eus l'occasion de le fréquenter assez régulièrement et de voler avec lui, y-compris en hélicoptère.

Entre-autres, à la suite de nombreux crashs de Robinson R22 qui me valurent quelques enquêtes techniques, nous nous rendîmes à une réunion à Pontoise pour y rencontrer le Bureau Enquêtes-
Accidents ; l'aller et le retour fut effectué en...R22 bien sûr! (mais ceci est encore une autre histoire).
Il m'invita à l'accompagner lors de l'un des essais du Swearingen de la Météo et nous allâmes travailler dans les zones de Brétigny. Je fus impressionné en particulier par la vitesse d'approche très élevée (à mon goût) lors du retour à Toussus où l'atterrissage me fit penser plutôt à un appontage, tant la piste paraissait petite...

Lorsque l'avion fut fin prêt, France Aviation et Météo-France organisèrent une manifestation-buffet devant les hangars, où un parterre de chaises et une tribune furent installés face à l'avion mis en place sur le parking.

Bernard Lathière, PDG d'ADP de 1986 à 1992.
 (1929-1997)
Le matin du jour de l'inauguration, je reçus un coup de téléphone de la secrétaire de Bernard Lathière (1), président d'Aéroports de Paris:
-  " Monsieur Pageix, le président souhaite assister à la cérémonie, après avoir déjeuné à la  Volière  (2) . Pour son menu, n'oubliez pas son péché mignon..."(3)
Je fis donc aussitôt le nécessaire auprès du restaurant (commodément situé derrière mon bureau) et j'attendis mon Président qui se présenta vers midi.

Entre-temps, notre chef de département Opérations Aériennes, Frank Morisseau (4) se joignit à nous.

Le repas fut agréable. Bernard Lathière (dont je salue ici la mémoire) était un homme convivial, de mœurs très simples en dépit des responsabilités pesantes qu'il assumait. Je l'appréciais pour ma part. Il nous racontait comment il avait appris l'anglais, dès son âge le plus tendre grâce à une nourrice hindoue, lorsque sa famille habitait en Inde où son père occupait un poste important  (Bernard Lathière est d'ailleurs né à Calcutta).

Le bloc technique et sa tour de contrôle. La rotonde au premier plan: mon bureau et à gauche au fond, le restaurant "La Volière". À droite, le garage de la Land Rover (encore rouge jusqu'à ce qu'elle devienne jaune) avec sa boule de 250 kg sur le dos, ma petite 4L (perso) et l'acadyane gyro. La photo date de 1983, avant que le nouveau président, Pierre Marion, change le sigle d'Aéroports de Paris ("ADP" remplaça "AP" qui "faisait" un peu trop "Assistance Publique" selon certains)...
Au beau milieu du repas, alors que s'annonçaient d'autres plats suivis probablement d'un savoureux dessert, se présenta de manière inattendue notre ministre des Transports, Jacques Douffiagues, qui vint immédiatement saluer les convives:
- "Bonjour Bernard";
- "Bonjour Jacques, on va se serrer et tu vas déjeuner avec nous?";
- "Pas du tout, Bernard, je vais prendre un sandwich au bar! ";
- "Bon, alors tant pis pour toi...On se retrouve pour l'inauguration!";

Jacques Douffiagues, Ministre des Transports de 1986 à 1988.
(1941-2011)
Notre ministre alla donc s'asseoir sur un tabouret près du bar et commanda un sandwich.
Pour ma part, je rentrai la tête dans mes épaules, redoutant ce qui allait suivre, et qui ne manqua pas d'arriver:
-"Pageix, tant pis pour vous, me dit Bernard Lathière en me désignant du menton le ministre, vous ne pouvez pas le laisser manger tout seul! faites votre boulot! ";
Je me levai donc, abandonnant ma serviette et mon plat à peine entamé, pour rejoindre le ministre et je commandai la mort dans l'âme un sandwich, en regardant mes souliers pour ne pas voir l'air sarcastique de mes compagnons de table et du tenancier du bar...

Un peu plus tard, on se retrouva tous sur le parking privé de France Aviation pour la cérémonie, orchestrée par Monsieur Abel de Rubercy, Directeur de cette entreprise, qui entama un discours de bienvenue.
Catastrophe! celui-ci commis un impair de taille en oubliant de mentionner dans son discours le Président d'ADP! Celui-ci, furieux, regagna aussitôt sa voiture. L'orateur balbutia des excuses, mais rien n'y fit. Le Président au premier rang ne pouvait pourtant passer inaperçu. Mr de Rubercy, "Derub" comme l'appelaient familièrement les employés, ne put m'expliquer cet oubli d'autant plus regrettable que l'intéressé s'impliquait remarquablement pour la défense et la promotion de l'aéroport (5).

(1) : Bernard Lathière, inspecteur des finances né à Calcutta en 1929, décédé à Paris en 1997 Président d'Airbus Industrie, puis d'ADP (1986-1992). Je l'avais rencontré en 1972 au tout début de ma carrière au Service Technique de la Navigation Aérienne (246 rue Lecourbe Paris 15e) alors qu'il était Directeur duTransport Aérien (DTA) depuis 1968 et retrouvé plus tard en 1986 à son bureau d'ADP au 7e étage du Bld Raspail...
(2) : La Volière, restaurant situé au rez-de-chaussée du bloc technique, où les personnels de l'aéroport disposaient d'un service de cantine.
(3) : Le "péché mignon de notre Président était bien connu et point était besoin pour sa secrétaire de le rappeler: il s'agissait de son goût pour le Saumur Champigny (que je partageais volontiers), qui devait inévitablement figurer au menu...
(4) : Franck Morisseau fut de 1986 à 1994 le chef du département "Opérations Aériennes d'ADP dont dépendait le service "Aviation Générale" et l'Aéroport de Toussus-le-Noble, tout comme les dix autres aérodromes parisiens d'aviation générale, et l'héliport d'Issy-les-Moulineaux. Il deviendra plus tard Directeur de la Navigation Aérienne. Homme d'une grande rigueur morale et intellectuelle que j'appréciais.
(5) : Abel de Rubercy, PDG de France Aviation, dépendant du groupe Transair basé au Bourget (dont le Président était alors Mr Bernard Fusillier). Il avait été à l'origine du meeting aérien de 1981 qui fut un véritable succès, organisé au travers d'une association créée pour cet événement : l'AGUITA. Il fut un ardent défenseur de l'aérodrome, mettant à contribution les hommes politiques du moment (le député des Yvelines Franck Borotra, etc)

Jacques Pageix
février 2020

Dans la chronologie des articles de M. Jacques Pageix - Commandant de l’aéroport de Toussus:
Le GSIGN et le GIGN sautent sur Toussus
Toussus port d'attache du dirigeable Fuji

10/02/2020

Toussus le Noble en bonne position dans le baromètre parlons vélo des villes cyclables 2019

Toussus Mag 2011
quand VéloToussus et Municipalité
travaillaient main dans la main
Le Baromètre Parlons vélo des villes cyclables 2019 qui paraît : https://palmares.parlons-velo.fr/
De belles progressions, même si une majorité de villes de France ont encore des efforts à faire.
Les candidats aux municipales sont prévenus !

Les enseignements du millésime 2019 du baromètre Parlons vélo des villes cyclables sont sans aucune ambiguïté : les citoyens souhaitent un débat sérieux sur la solution vélo déplacement, partout en France.  Seules 43 villes sur les 768 classées ont obtenu une note supérieure à la moyenne. 

Toussus le Noble au travers des efforts développés par VeloBuc et la création de l’antenne VeloToussus depuis 2011 portent aujourd’hui leurs fruits et placent la commune en très bonne position dans ce palmarès de France.

Piste cyclable en construction RD938
Les élections de mars 2020 constituent donc une chance exceptionnelle pour se saisir au niveau local du plan national vélo et des leviers de la Loi d’Orientation des Mobilités promulguée le 26 décembre 2019. 
La mise en œuvre d’un véritable système vélo appartient à tous : Etat, collectivités locales, employeurs, société civile alors que durant cet actuel mandat toutes les approches de VeloToussus à la commune pour un échange et une collaboration se sont trouvés sans échos.

de Toussus à Villaroy
Avec la vigilance et la persévérance de l’association, VeloToussus a pu faire aboutir, maintenir et sauvegarder les circuits de pistes cyclables en retenant l’attention et permis l'intervention de la communauté d’agglomération de Versailles Grand Parc pour l'urgence de leurs entretiens. (lien article)

Aussi, dans ses projets, Velotoussus souhaiterait un développement du circuit de circulations douces locales autour d’une signalétique promotionnelle mettant en valeur un patrimoine culturel et historique.

Ce qui nous mène directement au Toussus Mag de 2011 qui détaille les efforts déployés entre l'association et les élus de l'époque, pour le développement de circuits de circulations douces quasi-inexistantes ou jugés irréalisables. Un réseau qui, aujourd’hui, par son existence et ses accès démontre un réel développement à la Commune et à la Région. (article  : une thématique pour des circulations douces sur un plateau aéronautique mythique), et de s'engager dans le projet participatif de 2020 autour de l'aéronautique navale.

Cela permet de rappeler qu'après 10 ans de gérance de cet antenne, l'heure est venue pour un nouveau dynamisme et céder la place à du sang nouveau pour continuer l’élan de VeloToussus  dans ce développement essentiel à notre commune et son environnement. Ils seront épaulés par un organisme expérimenté  VeloVGP qui regroupe les antennes et ses membres sur les communes de Versailles Grand Parc. 

De rappeler aussi que, concernant la rénovation des voiries dans les Demeures de Toussus en 2019, celles-ci ne semblent pas aux normes comme le prévoit la réglementation  L228-2  : « A l’occasion des réalisations ou des rénovations des voies urbaines, à l’exception des autoroutes et voies rapides, doivent être mis au point des itinéraires cyclables pourvus d’aménagements sous forme de pistes, marquages au sol ou couloirs indépendants, en fonction des besoins et contraintes de la circulation. L’aménagement de ces itinéraires cyclables doit tenir compte des orientations du plan de déplacements urbains, lorsqu’il existe. »


Nous avions attiré l'attention de la Mairie sur cette réglementation dès 2014 et pour des travaux qui auraient dû se terminer en 2016.
Le chantier n'a démarré que tard en 2019 et pour un résultat comme nous le connaissons aujourd'hui - des voiries rapiécées -. 
Si nous pensons que dans le cadre juridique la loi n'a pas été appliquée, nous n'aborderons pas la question de l’esthétique dont nous laissons les habitants du quartier, juges.

L'utilisation du vélo et de son intérêt est en constante progression. En témoigne la participation importante de la commune au sondage de la FUB. Des efforts à maintenir et à faire évoluer.


13/01/2020

En quoi serait il INNOVANT le Paris Versailles Saclay municipal ?


Terrain EAN 🔍
En quoi le projet Paris Versailles Saclay présenté par la Mairie serait-il présenté comme innovant ?

Si nous en serions ravis d'avoir un projet communal qui fasse cohésion et puisse apporter développement, richesse et innovation, il aurait pu depuis le moment où il a démarré, s'échanger ouvertement avec courtoisie, respect et reconnaissance.

Retour au 30 juin 2011 :

Le dernier clairon sonnait à l'Ets Aéronautique Naval de Toussus le Noble ( lien vers article et l'historique de ces terrains).
Un point d’interrogation venait de s’élever sur le devenir des terrains qui seront, sous peu, laissés vacants par les marins.

EAN, son parc et son chateau 🔍
Ces terrains sont composés de deux grandes parcelles, l’une qui englobait Parc et Château, dans le village, l’autre celle des bureaux de la base militaire, en mitoyenneté de l'aéroport.
Juillet 2011, la mairie lance un concours d’idées pour reconvertir les terrains de l’EAN suivant des critères qu'elle préconise :
  1. L’objectif municipal premier étant de rendre public le parc paysager au milieu de la commune en minimisant son coût d’acquisition pour la commune. 
  2. La contrepartie de cette acquisition serait en conséquence un droit à construire des logements à la place de l’EAN, route de Châteaufort.  (lien)
Lors de ce concours d'idées, Aeriapole présente sa vision ( lien / dossier ) en fonction de ses propres données perçues du terrain et de l’expérience acquise lors du centenaire de l’aéroport en 2007.
Une vision propre, qui n'était toutefois pas en phase avec les points définies par la mairie.

En effet, dans le concept d'Aeriapole, celui d'être acteur dans son cadre de vie "autour" d'un aéroport mythique, la proposition de construction de logements et d’habitations en place de l’EAN contribueraient à perturber encore plus le relationnel déjà exacerbé entre riverains et usagers d'un aéroport historique, en menace de fermeture.

Il n’était donc pas nécessaire d’avoir un nouveau flot habitants qui  mettraient, dans du moyen/long terme, encore plus de l’huile sur le feu, menaçant l’existence même de cette plateforme. Notre  argumentation et l'urbanisation depuis les années 50 à 2010, nous l'avions consolidé avec notre vidéo à l'appui (ci-dessous) "c'est écrit dans le ciel"  réalisée en 2010 :

              

 et l'article : 

Proposition Mairie 2011 🔍
Les élus de la majorité  penchaient donc pour une autre occupation des terrains (photos ci-contre), en plus d’une parcelle pour la création de logements pour personnes âgées, le long de la route de Chateaufort.
Proposition Mairie en 2011 🔍
La vision de leur projet a été  exposé en Mairie. Il a été "effacé" du site de la Mairie en 2014. Ci contre quelques uns de ces panneaux de l'exposition qui détaillent l'aménagement de logements et d'habitation sur ce terrain.

2014 : Nouveau mandat et nouvelle municipalité.
Parmi les premières décisions du Maire, une refonte du site internet communal jugé obsolète, dans un "autodafé version 2.0"  qui efface tout le contenu.
« Aéronavale » devient synonyme d'un mot dont l’évocation ne sert qu’à designer les terrains à occuper…
Une cohabitation de 65 ans, aux qualificatifs élogieux, qui sombre lentement dans l’oubli.
Les bâtiments, dans l'attente de projets, se délabrent et les terrains qui deviennent friches.
C'est aussi l'arrivée d’une nouvelle population de tout horizon, dans de nouveaux lotissements, sans repères des lieux où elle vient s’établir.
Le Maire écrit son Histoire et l'histoire de la commune en se lançant dans une vision d’un aéroport du futur et d'une reconversion des terrains de l'EAN, reprenant à son compte les fondations et les actions d’Aeriapole depuis le centenaire de l’aéroport en 2007, bannissant de son dictionnaire et de la mémoire communale tout ce qui avait eu lieu ou découlé dans une stratégie de musellement systématique de ce qui n'est pas à son goût.

Les élus, essentiellement composés des nouveaux arrivants, sans historique sur la vie de la commune, forment la majorité. Ils sont plein de bonnes volontés et de bonnes intentions. Ils souhaitent apporter leur contribution. Tout est à leur honneur, dans une fidélité et une cohésion  d'esprit d'équipe et puis, pourquoi contredire ?

Voici que surgit en 2019, "l'innovant" projet du futur des terrains de l’EAN après deux ans de "travail et de recherches sur le terrain, commencé en 2018" d'une personne nommée à Toussus, qui, "probablement" sous influence « a quand même refusé ou été empêché» de nous rencontrer malgré nos souhaits d'approches insistants et fréquents directs et indirects, pour un partage d'une vision qui aurait pu être fructueuse  en ajout de la construction de notre centenaire de l'aviation civile et commerciale que nous menions.
Un "Niet" affirmatif et désolant.

Proposition Aériapole 2011 🔍
L'étude officielle sur le futur de ce terrain est donc diffusée avec sous le titre " Aérodrome innovant Paris Versailles Saclay" (ci-dessus) ainsi que sa vidéo, sur le site de la Mairie et lors de la journée aviation légère, en rapprochant autour de la Municipalité, une belle brochette de partenaires prestigieux.

Un projet "innovant" de 2019 mais qui  ressemble à s'y méprendre à notre proposition bénévole de 2011. (photo proposition Mairie 2019 ci dessous v/s photo proposition Aeriapole ci-contre), en moins du parc et du Chateau qui n'ont pu être récupérés par la commune car vendus aux enchères à des privés.

Proposition Mairie 2019 🔍
le projet municipal serait ce une étude ou une curieuse forme de plagiat à en croire les propositions sur le sujet et de mieux comprendre la raison de ces comportements de rejet à notre égard  ?
A quels coût et de qui ? quelle source de persuasion pour être aussi convaincant et rallier autant de partenaires comme dans ce dossier ?

Notre avis :
Bien évidemment, nous souhaitons que les terrains délabrés et en friches puissent se transformer en un projet avantageux  pour la commune. Toutefois, ce dossier comme présenté aujourd'hui, laisse perplexe sur la connaissance et la psychologie du terrain et des infrastructures.
Qu'en ont pensé les usagers  ? les habitants ?

Vision :
Aujourd'hui ce projet comme présenté serait en grande partie, une utopie difficilement réalisable et nouvelles sources de conflits depuis l'arrivée massive des hélicos et la prochaine arrivée de la douane

C'est par ailleurs en prévision qu'en 2017 nous avions apporté une mise à jour à notre dossier de 2011 par une proposition lors de l'Aéro Saclay 2017, qui par son règlement, que nous avions déploré lors sa création en 2016 ne serait ouvert qu'aux étudiants et que l'avis des usagers directement concernés sur le terrain a été abandonné.
Elle aurait pu être "visionnaire" et s'incorporer au dossier des terrains de l'EAN, en complémentarité.
Mais là  aussi, aucune invitation au dialogue n'était possible....

A suivre, avec le prochain mandat...








07/01/2020

Le secrétaire d'État en charge des Transports en visite à Toussus



Jean-Baptiste Djebbari, secrétaire d'État en charge des Transports était en visite hier à l’aéroport de Toussus.

Il est venu en compagnie du député Jean Noël Barrot pour une rencontre avec Patrick Gandil et Jean Luc Charron, Président de la FFA maitre d’œuvre de l’arrivée de l’avion électrique en France et  la mise en place du Pipistrel, avec force obstination, à destination des écoles de pilotage, actuellement en expérimentation sur la plateforme de Toussus le Noble.

J.B Djebbari, membre de la commission du développement durable de l'Assemblée nationale, est aussi pilote de ligne diplômé de l'École nationale d'aviation civile. Il a une réputation de technicien pragmatique aux qualités humaines reconnues.

Le secrétaire d'État a durant un temps piloté des avions d'affaires. Le domaine n’a pas de secrets pour lui.

L’approche de cet expert à l’avion électrique,  apportera un élan et de nouvelles perspectives  de cet avion école nouvelle génération.

Bienvenue et à la prochaine…

06/01/2020

Le rôle d'un poste-frontières sur l'aéroport de Toussus le Noble

En 2014  les aéroports de Toussus et Pontoise se sont vu privés du poste-frontières.
En 2016 c 'est par un simple tract du syndicat Sud Douanes que les responsables de 13 petits aéroports français ont appris cette même nouvelle. Par souci d'économie, le gouvernement avait décidé la fermeture imminente de leurs postes-frontières. 
Les conséquences sont connues : Modification du type de trafic aérien, chute des vols d'aviation d'affaires, départ des grandes sociétés, du moins en ce qui concerne la plateforme de Toussus....

Dès le départ de la Douane en 2014, des associations comme l' Ascendant et des personnes comme Alexandre Couvelaire et J.P. Trimaille  ont œuvré pour un retour de cette douane, élément important dans l'aviation d'affaires ( notre article de l'electrique dans l'air - lien)
En 2016, une nouvelle étude sur les usages et les besoins des entreprises en matière de déplacements internationaux a été à nouveau réalisée sur l’aérodrome de Toussus le Noble afin d’évaluer le potentiel et les conditions de développement de l’aéroport situé au cœur du cluster Paris-Saclay, du pôle de Saint-Quentin-en-Yvelines, de La Défense, du pôle Boulogne/Issy-les-Moulineaux et de la Vallée scientifique de la Bièvre.  L'enquête a été menée de pair entre la CCI de Versailles et ADP. 
De cette étude, les résultats confirmeraient la prise de décision du retour prochain de la Douane, retardé par les aménagements en cours dans le hall d'arrivée de l'aéroport.
Avec cette réouverture de la douane, les destinations hors de l'espace Schengen seront à nouveau possibles ; c’est une condition indispensable au développement économique de cet aéroport car il dispose d’atouts non négligeables au service des entreprises du territoire. (dossier VGP - lien) et qui a son actif, avec le Centenaire de l’aéroport célébré en 2007 et le centenaire de l’aviation civile et commerciale en 2019,  toute une base historique pour épauler un développement économique du Paris-Saclay.
Un développement qui toutefois devra tenir compte et se faire en conciliation avec les riverains et dans un souci de développement durable affirmé (charte environnementale, usage d'avions modernes peu polluants, peu bruyants et d'avions électriques...).


Ce développement et ce retour vont tout a fait dans le sens des propositions qu’Aeriapole avait offert dans le cadre de l'Aero Saclay en 2017.  Celle d'avoir sur cette plateforme, un « cœur d’aéroport, nouvelle tendance», pour répondre à une demande ciblée, la fructifier, et en faire bénéficier les communes et leurs habitants. 
Verrons-nous à nouveau, un jour, l’ISBA renaître de ses cendres, sous de nouvelles formes ? 
Une invitation à jeter à nouveau un œil curieux au dossier ambitieux proposé.  (lien associé)


30/12/2019

Vers des phares aéronautiques et une source d'énergie dans son voisinage.


Il fut un temps, les pilotes de ligne volaient la nuit dans le faisceau des phares aéronautiques qui balisaient les itinéraires les plus fréquentés. 

De cette époque héroïque, il ne reste que très peu de traces que l'association La Mémoire de Bordeaux Contrôle (LMBC) remet en mémoire et que nous avions rencontré lors de des journées organisées par la Mémoire de l’Aviation de la DGAC en 2018.

Patrick Gandil, Directeur Général de l’Aviation Civile, dans la préface de l’ouvrage publié par cette association, saluait la capacité de ses aînés, qui il y a un peu moins de cent ans, à inventer, à s’adapter et promouvoir des perspectives pour ces avions.
C'est à la fin des années soixante que l'on voit la disparition des phares aéronautiques en tant que moyen de navigation au service de l'aviation civile.

De cette période de l’ébauche du réseau des routes aériennes et des aides visuelles à la navigation des aéronefs, avec les avions équipés de tous les instruments électroniques de navigation, pourraient-ils revenir sur scène aujourd’hui ?
Une question que s’était posée Aeriapole, dans le contexte de l’Aéro Saclay 2017 sur le thème II : développement économique de la plateforme connue depuis plus de cent ans pour ses écoles de pilotages (et dernièrement mis en relief dans l'exposition Aeriastory centenaire de l'aviation civile et commerciale - 2019).

  • Attractivité sur l'aérodrome de Toussus-le-Noble
  •  Modèle technico-économique d'une éco-plateforme multi-modale à Toussus-le-Noble
  •  Création d’un parc à thème technologique à Toussus-le-Noble
  •  Développement économique de la plateforme de Toussus-le-Noble
  •  Création de nouvelles énergies à Toussus-le-Noble
  •  Inter modalité et desserte de l'accès de l'aérodrome de Toussus-le-Noble
Nous avions proposé en 2017 à l'occasion de l'Aéro Saclay, une vision d’Aériapole, ce concept d'être acteur dans son environnement (lien)  pour une plate forme aéronautique qui entre autres, héberge une multitude d'écoles de pilotage et où le pilotage à vue est toujours à l'ordre du jour.

Nous pensons que la création d'un nouveau modèle de phares aéronautiques, sur une base d’éoliennes verticales, pour les plateformes qui hébergent des écoles de pilotage pourrait apporter une meilleure visibilité aux pilotes pour améliorer leur trajectoire d'approche et éviter de survoler les zones  urbanisées, vivier d'une population sensible aux nuisances aériennes.

Une proposition qui serait à travailler avec les organismes concernés en fonction  de l’implantation géographique des plateformes aéronautiques notamment pour des zones sensibles comme à Toussus le Noble par exemple.

Elles permettraient de :
  • Définir aux pilotes, en tout temps de manière visuelle distincte les différents points d’entrée aux petites plateformes aéroportuaires
  • Fournir en même temps de l’énergie électrique bon marché aux bâtiments aux alentours
La vision d’Aériapole autour d’une éolienne verticale près d'une plateforme aéroportuaire ? une théorie-fiction en 2017, sujet "inconcevable" qui a fait frémir plus d’un lors de nos discussions. Pourquoi ne pas en discuter avec les concernés de sa faisabilité si aujourd’hui elle est mise en pratique et en partie, par VINCI comme nous l’avions filmé tranquillement au hasard, il y a quelques mois, sur une aire de repos d’autoroute. 
Une étude pour une mise en place sur l'ex terrain de l'Etablissement Aéronautique Naval serait intéressante...

Une confirmation de notre vision lors de notre intervention à la DGAC : Investir dans la préservation du patrimoine aéronautique dans une région en forte urbanisation, c'est l'implication de l'histoire dans l'économie.
Un retour aux phares aéronautiques ?


« La créativité est contagieuse, transmettez-la » disait Albert Einstein. 
Nous ajouterons  : " dans un esprit de partage..."