Chronologie de l'évolution du projet de l'Aériapole dans l'après Centenaire de l'aéroport de Toussus-le-Noble afin d'être acteur dans notre cadre de vie.
https://aeriastory.fr
Pour bien
comprendre ce terrain et son avenir, il est utile de revenir sur son histoire et à son
développement. Quel autre meilleur moyen d'y parvenir sinon de revenir aux photos
d’époque qui ont permis de « figer le passé ».
Le terrain de
l’EAN était divisé en deux parties distinctes.
-Un terrain acheté à un propriétaire privé, qui formait
une résidence privée et un parc boisé.
-L’autre terrain le jouxtait. Il était intégré à
l’aérodrome.
-Les deux terrains étant séparés par les routes
principales qui traversaient la commune. L’ancienne route de Versailles -
Bordeaux et l’ancienne route Toussus - Saclay.
Des voies
uniques et principales qui reliaient les communes sur le plateau qui,
ultérieurement, ont été modifiées pour intégrer l'évolution urbaine de la
commune.
La verrue en 2020
2015 - Nous ne
reviendrons pas sur la transaction immobilière du parc et de la résidence.
Plusieurs de nos articles sur notre blog d'Aeriapole ont déjà détaillés la situation regrettable de ce
dépeçage, depuis le départ de la Marine en 2012 et le
« Surmoi » inégalé d’un élu qui, lors de son mandat, a transformé
la parcelle économique, de diamant, en verrue.
2021 -
Fixons-nous une vision sur le devenir de ce qui reste à développer, prenant en
compte la décision administrative municipale qui a mené à cet état.
Nous nous
tiendrons aux faits, dans le respect historique de ce terrain morcelé.
Une vision d’Aeriapole / Aeriastory qui redonne un éclat sain d’un terrain
enraciné dans son histoire.
Débutons par
une vue de haut pour géo-localiser le terrain et analyser les avantages et les
inconvénients de son positionnement dans la commune. Ensuite, menons à la
fusion de ce terrain dans le contexte économique actuel, lié à son histoire.
Et pour
terminer: les propositions d’Aeriastory / Aeriapole qui détaillent le
potentiel de développement de ce terrain dans une vision dynamique, à forte rentabilité
communale sur un aéroport du futur en équilibre avec son environnement.
Ci- joint le dossier en pdf de la vision d’Aeriastory / Aeriapole pour cette 2ème partie et une vidéo pour mieux comprendre le contexte,
En quoi le projet Paris Versailles Saclay présenté par la Mairie serait-il présenté comme innovant ?
Si nous en serions ravis d'avoir un projet communal qui fasse cohésion et puisse apporter développement, richesse et innovation, il aurait pu depuis le moment où il a démarré, s'échanger ouvertement avec courtoisie, respect et reconnaissance.
Retour au 30
juin 2011 :
Le dernier clairon sonnait à l'Ets Aéronautique Naval de Toussus le Noble ( lien vers article et l'historique de ces terrains).
Un point d’interrogation venait de s’élever sur le devenir des terrains qui seront, sous peu, laissés vacants par les marins.
EAN, son parc et son chateau 🔍
Ces terrains sont composés de deux grandes parcelles, l’une qui englobait Parc et Château, dans le village, l’autre celle des bureaux de la base militaire, en mitoyenneté de l'aéroport.
Juillet 2011, la mairie lance un concours d’idées pour
reconvertir les terrains de l’EAN suivant des critères qu'elle préconise :
L’objectif municipal premier étant de rendre public le parc paysager
au milieu de la commune en minimisant son coût d’acquisition pour la commune.
La contrepartie de cette acquisition serait en conséquence un droit à construire
des logements à la place de l’EAN, route de Châteaufort.(lien)
Lors de ce concours d'idées, Aeriapole présente sa vision ( lien / dossier ) en fonction de ses propres données perçues du terrain et de l’expérience acquise lors du centenaire de l’aéroport en 2007.
Une vision propre, qui n'était toutefois pas en phase avec les points définies par la mairie.
En effet, dans le concept d'Aeriapole, celui d'être acteur dans son cadre de vie "autour" d'un aéroport mythique, la proposition de construction de logements et d’habitations en
place de l’EAN contribueraient à perturber encore plus le relationnel déjà exacerbé entre riverains et usagers d'un aéroport historique, en menace de fermeture.
Il n’était donc pas nécessaire d’avoir un nouveau flot
habitants qui mettraient, dans du moyen/long terme, encore plus de l’huile sur le feu, menaçant l’existence même de cette plateforme. Notre argumentation et l'urbanisation depuis les années 50 à 2010, nous l'avions consolidé avec notre vidéo à l'appui (ci-dessous) "c'est écrit dans le ciel" réalisée en 2010 :
Les élus de la majorité penchaient donc pour une autre occupation des terrains (photos ci-contre), en plus d’une parcelle pour la création de logements
pour personnes âgées, le long de la route de Chateaufort.
Proposition Mairie en 2011 🔍
La vision de leur projet a été exposé en Mairie. Il a été "effacé" du site de la Mairie en 2014. Ci contre quelques uns de ces panneaux de l'exposition qui détaillent l'aménagement de logements et d'habitation sur ce terrain.
2014 : Nouveau mandat et nouvelle municipalité.
Parmi les premières décisions du Maire, une
refonte du site internet communal jugé obsolète, dans un "autodafé version 2.0" qui efface tout le contenu.
«
Aéronavale » devient synonyme d'un mot dont l’évocation ne sert qu’à designer les
terrains à occuper…
Une cohabitation de 65 ans, aux qualificatifs élogieux, qui sombre lentement dans l’oubli.
Les bâtiments, dans l'attente de projets, se délabrent et les terrains qui deviennent friches.
C'est aussi l'arrivée d’une nouvelle population de tout horizon, dans de nouveaux lotissements, sans repères des lieux où elle vient s’établir.
Le Maire écrit son Histoire et l'histoire de la commune en se lançant dans une vision d’un aéroport du futur et d'une reconversion des terrains de l'EAN, reprenant à son compte
les fondations et les actions d’Aeriapole depuis le centenaire de l’aéroport en 2007, bannissant de son dictionnaire et de la mémoire communale tout ce qui avait eu lieu ou découlé dans une stratégie de musellement systématique de ce qui n'est pas à son goût.
Les élus, essentiellement composés des nouveaux arrivants, sans historique sur la vie de la commune, forment la majorité. Ils sont plein de bonnes volontés et de bonnes intentions. Ils souhaitent apporter leur contribution. Tout est à leur honneur, dans une fidélité et une cohésion d'esprit d'équipe et puis, pourquoi contredire ?
Voici que surgit en 2019, "l'innovant" projet du futur des
terrains de l’EAN après deux ans de "travail et de recherches sur le terrain, commencé en 2018" d'une personne nommée à Toussus, qui, "probablement" sous influence « a quand même refusé ou été empêché» de nous rencontrer malgré nos souhaits d'approches insistants et fréquents directs et indirects, pour un partage d'une vision qui aurait pu être fructueuse en ajout de la construction de notre centenaire de l'aviation civile et commerciale que nous menions.
Un "Niet" affirmatif et désolant.
Proposition Aériapole 2011 🔍
L'étude officielle sur le futur de ce terrain est donc diffusée avec sous le titre " Aérodrome innovant Paris Versailles Saclay" (ci-dessus) ainsi que sa vidéo, sur le site de la Mairie et lors de la journée aviation légère, en rapprochant autour de la Municipalité, une belle brochette de partenaires prestigieux.
Un projet "innovant" de 2019 mais qui ressemble à s'y méprendre à notre proposition bénévole de 2011. (photo proposition Mairie 2019 ci dessous v/s photo proposition Aeriapole ci-contre), en moins du parc et du Chateau qui n'ont pu être récupérés par la commune car vendus aux enchères à des privés.
Proposition Mairie 2019 🔍
le projet municipal serait ce une étude ou une curieuse forme de plagiat à en croire les propositions sur le sujet et de mieux comprendre la raison de ces comportements de rejet à notre égard ?
A quels coût et de qui ? quelle source de persuasion pour être aussi convaincant et rallier autant de partenaires comme dans ce dossier ?
Notre avis :
Bien évidemment, nous souhaitons que les terrains délabrés et en friches puissent se transformer en un projet avantageux pour la commune. Toutefois, ce dossier comme présenté aujourd'hui, laisse perplexe sur la connaissance et la psychologie du terrain et des infrastructures.
Qu'en ont pensé les usagers ? les habitants ?
Vision :
Aujourd'hui ce projet comme présenté serait en grande partie, une utopie difficilement réalisable et nouvelles sources de conflits depuis l'arrivée massive des hélicos et la prochaine arrivée de la douane
C'est par ailleurs en prévision qu'en 2017 nous avions apporté une mise à jour à notre dossier de 2011 par une proposition lors de l'Aéro Saclay 2017, qui par son règlement, que nous avions déploré lors sa création en 2016 ne serait ouvert qu'aux étudiants et que l'avis des usagers directement concernés sur le terrain a été abandonné.
Elle aurait pu être "visionnaire" et s'incorporer au dossier des terrains de l'EAN, en complémentarité.
Mais là aussi, aucune invitation au dialogue n'était possible....
Quelles noces et quels souvenirs pour les 65 ans de l'aéronautique navale passés à Toussus-le-Noble ?
La dernière publication d’un bulletin spécial pour la célébration des
20 ans d’existence du Groupe Historique à Toussus-le-Noble (GHTN) est un événement important qui rapporte les étapes
de son développement depuis sa gestation jusqu’à son stade actuel.
En tant que membre fondateur du Groupe Historique et au vu des services rendus de l'E.A.N. à l'association, c’est
toujours avec émotion que nous nous remémorons les relations étroites entre la
Base d'Aéronautique Navale et la commune :
C'est le 29 août 1947 que la Marine s'est implantée à
Toussus:
le Service d’Approvisionnement en Matériel de l’Aéronautique Navale
(S.A.M.A.N.) s'est établi dans les baraques libérées par Normandie-Niemen,
escadrille prestigieuse dont l’une des portes de l’Aéroport de Toussus garde
encore le nom de son commandant, Jean Tulasne.
Au 1er Janvier 1982 l’établissement deviendra officiellement une Base
d’Aéronautique Navale (B.A.N.), commandée par un Capitaine de Vaisseau connu
aussi comme Le « Pacha ». Ayant aussi la fonction de Commandant d’Aéronautique
Régionale, le commandant de la BAN était chargé du soutien technique,
administratif et logistique des organismes qui s’y sont implantés :
Outre le SAMAN, le CIGMA (Centre International de Gestion de
Matériel Atlantic) dont trois pays européens faisaient partie avec la France :
la RFA, l’Italie et les Pays-Bas, et le Bureau Technique du Service Central de
l’Aéronautique Navale (BTSCAN) divisé en deux sections : STECH (Section Technique)
et STEMA (Section de l’Environnement Technique des Matériels Aériens).
La BAN de Toussus-le-Noble a abrité jusqu’à 650 personnes
dont 475 militaires et 175 civils alors que la population de la commune ne
dépassait pas 100 habitants. Détails que l’on pourrait retrouver dans l’ouvrage
« Si Toussus nous était conté » du Commissaire Général Lazennec édité en 1982,
re-édité en 1988, ainsi que dans les diverses parutions du GHTN.
Avec le développement urbain de la commune en 1987 et
l’arrivée d’une nouvelle population qui fait passer de 100 à 650 le nombre d’habitants,
les contacts entre les nouveaux, les anciens de la commune et les militaires ne
pouvaient que se développer, pour mieux se connaitre et tisser des liens
d’amitiés qui perdurent à ce jour.
La base a apporté un soutien indéfectible là où les communes
et les associations naissantes en avaient le plus besoin.
C'est par exemple grâce au concours des menuisiers de la base Marine de Toussus
et au soutien du Commandant André Clivio, alors responsable du SAMAN, que
l'église de Châteaufort fut dotée, en 1980, de nouveaux châssis pour supporter
les 21 mètres carrés des 6 vitraux de la nef peints pour l’occasion par le Père
Jacques Minard, pour remplacer les anciennes fenêtres qui tombaient en ruines.
Les marins ont apporté le souffle qui a permis d’initier la création d’un
groupe historique dans la commune et, avec leur soutien logistique, aidé à la
parution de certains bulletins de l’association, comme de célébrer la
commémoration des 50 ans de l’Amiral Ramsay (lire
article Mémoires de Jacques Pageix).
Ils furent l’une des pierres angulaires de l’organisation du
centenaire de l’Aéroport de Toussus en 2007 et de l'acquisition de son label de
« Berceau de l’aviation » où le Blériot XI et le Rafale Marine se sont croisés dans le
ciel bleu azur de Toussus.
Une présence fortement remarquée de l’aéronavale pour cet
événement qui a pu sauver cet aéroport mythique (réunion de Toussus-le-Noble et
de Toussus-Paris) et lui éviter une fermeture dans la lignée des 7 autres
aéroports qui existaient sur le plateau: Buc, Châteaufort, Merantais
(Magny-les-Hameau), Guyancourt et les 2 terrains de Satory (Huit aérodromes sur
un plateau – livre de Colette Guetienne et Georges Beisson).
Pour cause de restrictions budgétaires ayant entraîné la
fermeture de plusieurs bases militaires, l’aéronavale nous a quittés en 2012 au
son d’un dernier clairon (lire article). Les terrains et le Château ont été mis
en vente au plus offrant.
La nouvelle municipalité, au travers d'une refonte de son site
internet en 2014, dans un autodafé version 2.0 a effacé tous les articles d'aeriapole, rédigés en leurs temps, dont ceux sur la présence de l’Aéronavale à Toussus.
« Aéronavale » devient un
nom dont l’évocation ne sert plus qu’à designer les terrains à occuper… Un
passé qui sombre lentement dans l’oubli autour d’une nouvelle population sans
repères des lieux où elle vient s’établir.
Nos élus souhaiteraient-ils que la
Mémoire et le souvenir se diluent et que s’efface cette présence qui a permis, en son temps, un essor à la commune ?
Soixante-cinq ans de vie commune entre l’Aéronautique Navale et Toussus-le-Noble «
Berceau de l’aviation » mériteraient bien que l’on commémore ces noces de
palissandre !
Quoi donc de mieux pour la commune, en reconnaissance à
cette aéronautique navale qui fait la fierté de la Nation, qui est présente sur
tous les fronts et tous les océans, que la présence d’une stèle en son honneur et à la hauteur de ce temps passé.
Cette stèle souvenir de l’Aéronautique Navale, sur l’aéroport « Berceau de
l’aviation », qui pourrait être inaugurée lors de la prochaine journée du
Patrimoine ?
Un appel à tous ceux qui voudraient s'y impliquer avec nous.