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25/11/2015

Réflexions sur le présent de l'aeroport de Toussus par "Toussus-Expressions"

Dans un contexte de développement économique du Plateau de Saclay générateur de besoins énormes en urbanisation, habitats et moyens de déplacements (métro, bus, voitures),
L’aéroport est pour Toussus une grande chance. Ceci étant, les habitants de Toussus n’ont pas à souffrir des activités de l’aéroport en particulier de la croissance du trafic des hélicoptères et avions à moteurs thermiques.
La perspective d’avions électriques sur Toussus est une excellente opportunité pour la quiétude des habitants mais la substitution et la disparition des aéronefs thermiques n’auront pas lieu avant 20 ans.
Nous pensons que la vision d’un aéroport du futur avec le Plateau Paris-Saclay est jouable ; à condition que les nuisances actuelles soit traitées à court terme.
  1. Petit historique
Rappelons ce qui s’est passé ces dernières années. En 2009, devant le ras le bol des habitants des communes des environs et pour améliorer la sécurité, des mesures ont été prises pour faire évoluer le circuit de vol autour de l’aérodrome. Notre commune a été impactée principalement par la création d’un troisième tour de piste. Il est plus court, entoure notre village et est dédié aux aéronefs les plus bruyants : les hélicoptères. Cette nuisance a été contrebalancée par l’instauration d‘une plage de silence absolu de trois heures, les dimanches d’été.
Autre élément important, la commune de Paris veut fermer l’activité commerciale de l’héliport de la porte d’Ivry. Celle de Saint Cyr l’école menace de fermer l’aérodrome si un compromis n’est pas trouvé entre riverains, urbanisation et usagers. Cela se traduit d’ors et déjà par une augmentation sensible du trafic de hélicoptères sur notre commune.
Constatant que l’aménagement des circuits autour de l’aérodrome de Toussus n’a pas donné satisfaction aux riverains, un groupe de travail a été réactivé fin 2012 et a fourni en juin et en septembre 2013 un rapport proposant un certains nombres de pistes. Depuis, pas d’informations officielles. Notre commune est-elle représentée, comme elle en a le droit ? Quelle est la position de l’équipe majoritaire sur le sujet ?
  1. Synthèse de l’étude des activités de l’aérodrome de juin 2013 – Source rapport DGAC-Préfecture 2013
L’aérodrome de Toussus le Noble évolue dans un contexte particulier et atypique, combinant :
  • Un très fort trafic (5eme aérodrome français en nombre de mouvements, 1er aérodrome d’aviation générale) dans un milieu moyennement urbanisé,
  • Une typologie de trafic non conventionnelle (environ 50 000 de tours de piste, 17 000 mouvements hélicoptères, 5 000 mouvements d’aviation d’affaires),
  • Une activité hélicoptère en forte augmentation du fait des restrictions imposées sur d’autres plates-formes de la Région Parisienne,
  • Des restrictions d’exploitation, imposées par 2 arrêtés ministériels, uniques en France (limitation aux aéronefs de moins de 12t, fermeture de 22h30 à 6h00, plages de silence…) mais jugées peu satisfaisantes par les usagers et les riverains,
Cette plate-forme possède des atouts à prendre en compte dans la réflexion :
  • Un positionnement stratégique et justifié parmi les aérodromes du territoire, qui en fait un aérodrome incontournable du paysage aéronautique régional voire national (position géographique, formation pilotes,…),
  • Un impact socio-économique significatif pour un aérodrome d’aviation générale (minimum de 400 emplois et 60 millions d’euros d’impact direct),
  • Une infrastructure et des services de grande qualité pour un aérodrome d’aviation générale (loisir, formation) mais malgré tout contraignante pour de l’aviation d’affaires (continuité du service, restrictions d’utilisation…),
  • Un impact sur la biodiversité et un impact sanitaire négligeables,
  • Un patrimoine historique (lignes FARMAN…) et social (formation, associations).
Il est nécessaire de considérer également les contraintes s’imposant à cet aérodrome :
  • Des nuisances sonores significatives (en moyenne inférieures aux normes, mais gênantes de par la répétition des mouvements aéronautiques), entraînant une situation conflictuelle entre usagers et riverains,
  • Un espace aérien complexe et contraint (hauteur de survol, proximité d’Orly et de Villacoublay, survol des habitations à éviter…)
  • Un Propriétaire / Exploitant commun à de nombreuses plates-formes du territoire, ne possédant ni les mêmes prérogatives, ni les mêmes priorités qu’une collectivité locale,
  • Une acceptation insuffisante par les populations locales.
  1. Piste d’évolution évoquée dans cette étude
Plusieurs scénarios ont été proposés par type d’activité, des scénarios diamétralement opposés.
  • Activité « formation aéronautique » : plusieurs scénarios allant de l’interdiction des tours de piste, le développement d’une plate forme d’activité déportée ou la suppression des limitations permettant d’augmenter le trafic
  • Activités  « loisirs » : là encore de nombreux scénarios allant de l’interdiction des vols hélicoptères, l’application raisonnée du décret hélicoptère, le développement d’une plate forme d’activité déportée, l’augmentation des plages de silence ou la suppression des limitations permettant l’augmentation du trafic.
  • Activité « aviation d’affaire » : 3 scénarios allant de l’interdiction des vols IFR au développement de cette activité
  • Activités « industrielles » : plusieurs scénarios allant de la suppression de l’activité de maintenance au développement de cette activité
 4. Que faire pour défendre notre commune ?
Dans un contexte de développement économique du Plateau de Saclay générateur de besoins énormes en urbanisation, habitats et moyens de déplacements (métro, bus, voitures), l’aéroport est pour Toussus une grande chance.
Comme par le passé lors du développement de St Quentin et des communes voisines, l’aéroport préservera les espaces agricoles et paysagers autour de Toussus, faisant en quelle que sorte un rempart contre l’urbanisation excessive.
Ceci étant, les habitants de Toussus n’ont pas à souffrir des activités de l’aéroport en particulier la croissance éventuelle du trafic des hélicoptères et avions à moteurs thermiques.
La perspective d’avions électriques sur Toussus est une excellente opportunité pour la quiétude des habitants mais la substitution et la disparition des aéronefs thermiques n’auront pas lieu avant 20 ans.
D’ici-là, nous considérons que nous devons agir pour réduire l’impact du trafic actuel, surtout celui des hélicoptères qui est actuellement la principale nuisance pour les Nobeltussois.
La position de la majorité municipale n’est pas claire. Le maire a participé à la promotion de l’avion électrique. C’est bien-sûr un espoir important de progrès et nous le soutenons. Pour les hélicoptères, aucune communication. L’arrivée du père Noël en hélicoptère, lors de la dernière fête de Noël de la commune, est-elle un symbole ?
Nous pensons que nous devrions être plus déterminés et actifs sur le sujet.
L’intérêt de notre commune n’est pas le même que celui des autres communes riveraines. L’aérodrome est source d’emplois et fait partie de notre paysage.
Mais nous devons tenir compte sur les nuisances subies par les autres communes : Les Loges, Chateaufort, Magny les Hameaux et Villiers. C’est notre intérêt pour deux raisons.
Nous sommes aussi touchés par la pollution générée par l’aérodrome. Au niveau sonore, principalement les vols d’hélicoptères de tourisme.La commune est trop petite pour peser sur les enjeux économiques et urbains. Nous risquons de faire les frais d’un compromis qui nous sera imposé.
Nous pensons que la vision d’un aéroport du futur avec le Plateau Paris-Saclay est jouable ; à condition que les nuisances actuelles soit traitées à court terme.

11/11/2015

Mémoire sur les lieux des combats du 18eme RI de 1914 à 1918

Photo : Aériapole - Membres de l'ARA autour de M. L Pioger et de l'Attaché Militaire Capitain P Stonor 
Toussus-le-Noble 2009


Cet article est un hommage aux hommes que le chemin de la vie nous fait croiser, qui ont écrit l'Histoire et avec qui nous bâtissons pour notre nouvelle génération, afin que "la Mémoire demeure"

Notre rencontre s’est faite avec M Léon Pioger, une personnalité bien connue de Toussus, qui lors de notre arrivée dans cette commune en 1987, nous avait accueilli chaleureusement avec toute l’équipe Municipale, pour bâtir et arriver au Toussus actuel que nous connaissons.

M Léon Pioger, ancien militaire, parachutiste du Régiment Royal Auvergne, Président de l’amicale Ile de France de l’ARA (Amicale Royal Auvergne) présidait toutes les journées de commémoration et du Souvenir. Il nous avait fait faire la connaissance de la famille du Maréchal Leclerc Hautecloque. La 2eme DB était venue à plusieurs reprises pour des festivités dans notre commune. La dernière en date étant l’installation de la borne du serment de Koufra, devant la Mairie de Toussus.

Léon Pioger et le Royal Auvergne, c’est l'union d'un régiment faite d’affection et de confiance mutuelle, c’est une histoire de famille, de vie et de copains, qu'il raconte avec enthousiasme.
L’actuel Président Ille de France de l’ARA voit sa génération vieillissante et souhaite pouvoir transmettre le souvenir de ce Régiment haut en couleur qui façonnât l’Histoire de France depuis sa création en 1635 formé par Monsieur Du Bourg de Lespinasse. Un régiment qui participa à la guerre d’indépendance des Etats-Unis d’Amérique et ses exploits à Yorktown ou les insurgés américains et le général Washington et leurs alliés français commandés par le comte de Rochambeau se confrontèrent aux britanniques commandés par Lord Cornwallis.
Un régiment qui fit partie de la Grande Armée de Napoléon dans toutes les campagnes : Austerlitz, Eylau, Moskowa.  Il participa à toutes les campagnes de France où ses soldats marquèrent le destin de la Nation avec leur sang.
Le régiment qui fut dissout le 30 avril 1961 lors du Putsch d’Alger.

Pour la commémoration de la Guerre 1914-1918, M Pioger nous a remis un mémoire sur les lieux des combats du régiment, en deux parties que vous pourrez lire en cliquant sur les liens ci-dessous :



02/11/2015

Un nom pour le COSEC de Toussus

L'actuel Conseil Municipal de la Mairie de Toussus-le-Noble a souhaité trouver  nom au COSEC. Un nom qui devra évoquer les deux idées du sport et de l'aviation. Il consulte à nouveau la population pour des nouvelles propositions.

Pour ce projet, nous avions en son temps au travers d'Aériapole, proposé le nom de « Célestin Pégoud » qui avait été retenu mais avec les élections et le changement de municipalité, il en a été décidé autrement.

Ce projet se dessine à nouveau et nous en sommes  ravis car aujourd’hui le nom de cet as  et héros de l’aviation française serait encore plus approprié à notre COSEC et ce pour différentes raisons :

Les rues de notre commune, « Berceau de l’aviation » sont pour la plupart, marquées du nom des grands aviateurs qui ont fait la gloire de l’aéronautique Française. Pour la plupart ils ont travaillé à Toussus, mais ont résidé dans les communes environnantes comme Chateaufort ou Buc.

°  Le nom de Pégoud ne figure pas dans notre commune. Un grand hommage lui a été rendu lors du centenaire de Toussus en lui réservant un article plein page rédigé par Pascal Bouchain, dans le programme de 35 pages qui a été distribué lors de l'événement.

°   le Blériot XI Pégoud  et un Rafale dans le ciel de Toussus lors du Meeting du Centenaire, en reconnaissance à ces as de l’aviation.

°   Le centenaire du 1er saut en parachute au dessus du Domaine de la Geneste à Chateaufort a été organisé en 2013. Une exposition et une conférence ont été présentées à la Médiathèque de Toussus. Au Musée du Bourget à l’arrivée de Catherine Maunoury  dans le cadre des carrefours de l’Air où le Blériot Pégoud  a repris sa place au MAE et lors des Vœux de la DGAC en 2015. 

°  Chateaufort a inauguré en 2014, un jardin surplombant le lieu où Pégoud sauta en parachute.

°  Le Château de la Geneste ouvre en 2015 un micro musée en sa mémoire, 

°  L’armée de l’air donne son nom à sa promotion des jeunes de l’Air en 2015 et défile sur les Champs Elysées.

°  Cet as français, 1er saut en parachute et précurseur de la voltige aérienne,  est l’ancêtre de tous les meetings aériens. Il a vécu sur les trois communes de Buc, Toussus et Châteaufort avant de tourner le monde où il drainait des centaines de milliers de spectateurs lors de ses meetings pour son looping the loop.

La relation du nom de cet aviateur au  COSEC serait l’opportunité de pouvoir graver son nom à Toussus pour une salle unique en son genre dans la Région, vu qu’elle possède un mur d’escalade afin que nos sportifs s’entrainent pour accéder au sommet.


Le Musée Pégoud à Montferrat avec qui nous sommes en relation, serait ravi que son nom puisse être retenu à Toussus et cela serait l’opportunité de les rencontrer lors de la prochaine journée du patrimoine en 2016.  

Peut être aussi, qu'avec nos amis de l’AJBS de la Ferté-Alais, d’étudier la possibilité d’éxposer  un Blériot XI sur l’aéroport comme en 2007.  L’occasion d’une belle fête en perspective où nous aurons le temps de nous organiser dans le cas ou le nom de Pégoud serait retenu.

La commission culture décidera du choix des noms présentés. La date limite des propositions était au 31 octobre.

16/10/2015

La piste cyclable Toussus/Buc et la Véloscénie une opportunité pour nos économies régionales et communales à réaliser avant 2018

La Véloscénie : 450 km d’itinéraire vélo de Paris au Mont-Saint-Michel, entre pistes aménagées, voies vertes, petites routes balisées et chemins forestiers… quelle belle idée ! 

Pourquoi la Véloscénie ?
Des ambitions pour proposer une offre touristique durable en réponse aux attentes des clientèles et valoriser les territoires tout en favorisant les déplacements doux.
La Véloscénie a été reconnue comme un itinéraire structurant du schéma national des véloroutes et voies vertes en 2010 quand le Ministère chargé du tourisme définissait comme nouvelle priorité la  « France à vélo ». Les Régions et Départements concernés ont donc inscrit ce projet comme une action prioritaire. Ils se sont accordés pour offrir aux cyclistes, depuis 2012, la possibilité de découvrir à vélo les territoires tracés par la Véloscénie.
Il mobilise les acteurs publics et privés autour d’un ambitieux projet en faveur des déplacements doux. Un circuit  qui permet de se connecter en plusieurs endroits à d’autres itinéraires majeurs tels que La Loire à Vélo, Le Tour de la Manche, La Vélodyssée ou encore l’Avenue Verte Paris-Londres.

Nos communes et la Véloscénie
En ce qui nous concerne,  Versailles, Buc, Les-Loges-en Josas, Toussus-le-Noble et Chateaufort, font partie de l’itinéraire du circuit Ile-de-France. 
D’abord, la Coulée verte mène sans voitures à Sceaux et à Massy. Puis un parcours provisoire sur routes, vers les vallées de la Bièvre et de l’Yvette avec une variante qui offre un majestueux détour par Versailles.

Dans le schéma ci-dessus nous souhaiterions, mis à part le tracé rouge retenu curieusement et sans attrait qui passe dans une zone industrielle, la réalisation rapide du tracé de couleur verte déjà acté et qui longe six sites d’intérêt, sur les terres du Grand Parc de Versailles, Domaine de Chasse du Roi Soleil, à la Porte du Parc Naturel Régional de la Haute Vallée de Chevreuse et sur un plateau « Berceau de l’aviation » qui a vu l’existence de 8 aérodromes dont celui de Toussus qui fêta son centenaire en 2007.

Un projet acté à terminer rapidement eu égard à la demande croissante des populations du plateau en matière de circulations douces, et notamment celles  au quotidien, des collégiens, des lycéens, et les nombreux déplacements vers les entreprises des zones d’activité de Buc et de Loges en Josas. Une réalisation qui pourrait être  bénéfique à tous les partenaires, si terminée avant 2018, année où pour la première fois de son histoire en France la « Ryder Cup » se tiendra au Golf National. Une année butoir pour bénéficier des retombées économiques sans précédents pour nos communes et notre Région.

Un évènement sportif qui draine sur 3 jours, environ 250.000 personnes et réalise 150 Millions €.

28/09/2015

Volez au féminin....



 Lors des journées du Patrimoine 2015 à Toussus, nous avons eu le plaisir de recroiser des grandes femmes pilotes telles que Martine Tujague et Michèle Bondin-Seignette, et se remémorer le partenariat avec les femmes pilotes qui étaient à l'honneur au Centenaire de l'Aéroport de Toussus-le-Noble en 2007. 

Le Comité du Centenaire CCAT en partenariat avec l'Aéroclub de l'IPSA, et sa Présidente Martine Tujague avaient honoré  les femmes pilotes tant dans son programme que ses expositions et démonstrations en vol :


Les femmes sont présentes partout dans l’histoire de la conquête de l’air et de l’espace. 
Hier il s’agissait d’aventures et d’exploits, aujourd’hui être pilote est devenue une réalité quotidienne et elles peuvent en faire un métier, commandant de bord, mécanicien, pilote de chasse ou d’hélicoptère,carrière civile ou militaire.

On ne saurait oublier le nom d’Hélène Boucher, « Léno », qui s’élancera toujours dans le ciel avec audace. Son vol Paris-Bagdad, les 12 heures d’Angers, ses nombreux records feront d’elle la femme la plus rapide du monde.
Elle disparut le 30 novembre 1934 avec son Rafale Caudron à Guyancourt. Elle fut la première femme française pour qui furent organisées des funérailles nationales.
En janvier 1955, Elisabeth Boselli, une de nos très grandes aviatrices, s’attribue sur Mistral, le record de vitesse féminin à 746 km/h. Le 1er mars suivant, elle ajoute à son palmarès le record du monde toutes catégories de distance en ligne droite entre Creil et Agadir, 2 330 km à 660 km/h de moyenne. Elle accomplira, dans l’Algérie déchirée, plus de 900 heures de vols d’évacuation sanitaire.
  Jacqueline Auriol deviendra la seule femme au monde brevetée pilote d’essai au Centre de Brétigny de 1951 à 1971 sur Mystère IV, Vautour, Mirage III, Caravelle, etc... Détentrice de plusieurs records du monde de vitesse, elle sera, en 1953, la première Européenne à franchir le mur du son. En 1963, elle atteindra
la vitesse de 2 038,70 km/h en circuit fermé sur Mirage III R. Une détermination hors pair, titulaire de nombreuses décorations, Jacqueline Auriol eut des funérailles nationales aux Invalides en 2000.
Des Instructrices comme Geneviève Gilbert qui totalise plus de 20 000 heures de vol et Véronique Salmon-Legagneur ont exercé leur métier à Toussus-le-Noble.
Martine Tujague
Vice Présidente AFFP

Association Française des Femmes Pilotes
Pour en arriver là, les femmes ont dues braver mille obstacles et nous ne pourrons évoquer ici, toutes celles,
aux parcours exceptionnels, qui ont ainsi ouvert la voie des airs.

Dès 1810, sous Napoléon 1er, Sophie Blanchard devenait « Aéronaute Officiel des fêtes publiques». En 1815, Elisa Garnerin, aéronaute et parachutiste gagnait le surnom de « Vénus aérostatique ».
En 1909, Thérèse Peltier devient la première femme pilote, mais elle n’obtiendra jamais le fameux brevet de l’Aéro-Club de France, qui ne pouvait être alors décerné à une femme !!!
Raymonde de Laroche obtiendra en 1910 le Brevet de Pilote N° 1 attribué à une femme (il faudra fêter cela en 2010 !). Elle ne cessera alors de se distinguer lors de très brillantes prestations en meetings aériens. A cette même époque Hélène Dutrieu, la « Femme Epervier », gagne la Coupe Fémina en 1911. Elle sera la
première femme à décoller du lac d’Enghien aux commandes d’un Farman doté de flotteurs.
Une autre aviatrice téméraire, Marie Marvingt surnommée la « Fiancée du Danger », consacrera toute sa vie à sa passion, et plus particulièrement à l’aviation sanitaire pendant la première Guerre mondiale.
On se souviendra toujours de l’exploit d’Adrienne Bolland. Le 1er avril 1921 à bord de son Caudron G3, elle réussit la traversée des Andes à 4 000 mètres d’altitude.
En 1928, Maryse Bastié bat le record de distance en ligne droite, entre Paris et Treptow en Poméranie (1 058 km). Ce sera ensuite le Bourget-Moscou, puis la traversée de l’Atlantique-Sud en 12 heures, et enfin, le fameux vol ininterrompu de 37 heures 55 minutes.
Entre 1931 et 1937, Maryse Hilsz se distingue par ses vols sur très longues distances, Paris-Tokyo, Paris-Saigon sur Farman 291. En 1944,elle s’engage dans l’Armée de l’Air.

Infirmières Pilotes-Parachutistes
1946 : Premier concours de l’Armée de l’Air pour le recrutement de Convoyeuses de l’Air. Vingt IPSA font partie de la première promotion.
Une « Section de Vol » des IPSA est fondée en avril, prémices de l’Aéro-club, par plusieurs pilotes dont Germaine l’Herbier, Jacqueline Perney, Régina Wincza et Renée Martin.
Le dimanche 12 mai, elles participent à Toussus-le-Noble à une journée de vol et de démonstration.
1947 :Des « hôtesses sanitaires » volent sur les compagnies civiles (notamment TAI et UAT) et permettent le rapatriement et les soins à bord des blessés et malades de retour d’Indochine.
1949 :Reconnaissance officielle par la Croix Rouge des « infirmières parachutables ».
1950 :Création de « l’Aéro-club des IPSA » qui, avec son premier avion, établit ses quartiers sur l’aérodrome de Guyancourt après une courte période à Mitry-Mory.
1954 : L’activité des IPSA est continue et héroïque durant toute la guerre d’Indochine et ce, jusqu’à la chute de Dien Bien Phu où l’on se doit d’évoquer parmi d’autres, l’action de Geneviève de Galard, en tant que convoyeuse de l’Air.
C’est aussi le début de la guerre d’Algérie et là encore, les IPSA participent à de nombreuses missions au prix de leur vie. La création d’une Ecole d’Hôtesses de l’Air donne aux compagnies aériennes un nombre important de navigantes.
Dans les premières années, la majorité des Convoyeuses de l’Air sont issues du Service enseignement IPSA de la Croix Rouge Française. Air France recrute également ses premières hôtesses de l’air parmi les IPSA.
Aujourd’hui, l’aéroclub, regroupe une centaine de membres, assure la formation de pilotes privés débutants ou en perfectionnement, dans un esprit de bénévolat et de bonne humeur, pour le plaisir de voler
prudemment et en toute sécurité !

Martine Guétin

IPSA
1934 : Sous l’impulsion de Françoise Schneider et Lilia de Vendeuvre, les infirmières de la section féminine de l’Aéroclub de France se regroupent et constituent la section Aviation de la Croix Rouge Française. Elles deviennent les «Infirmières Pilotes Parachutistes Secouristes de l’Air » (IPSA). Leur but est l’accomplissement des soins en vol, le pilotage d’avions sanitaires et la formation des infirmières dans
ces activités aériennes. Quelques IPSA se font connaître dès cette année là dans différents aéroclubs.
1939 : Dès le début de la guerre, des IPSA sont réparties sur les bases aériennes, en France et Outre-Mer. Elles participent aux équipes d’urgence de la Croix Rouge pour aider les populations civiles.
1940 : La « Mission des Morts et Disparus » créée par Germaine l’Herbier qui, avec cinq équipières toutes bénévoles, réussit à retrouver pendant la guerre, 500 aviateurs français et 1 300 alliés portés disparus. Accréditée après la libération, elle retrouvera encore 460 aviateurs français et 940 tombes d’aviateurs alliés, en France, Belgique, Allemagne et Hollande.
1944 : Création des « Convoyeuses » qui rapatrient 43 000 prisonniers et déportés à bord des avions militaires. Les Convoyeuses furent intégrées par la suite à l’Armée de l’Air.

L’Amicale des IPSA assure le lien et l’entraide morale et matérielle entre toutes les IPSA, et aide la Croix Rouge dans ses activités. Grâce aux cotisations et dons, elle prend en charge le Noël des IPSA malades ou en difficulté, ainsi que de pensionnaires des Invalides.


L’aéroclub des IPSA est basé sur l’aéroport de Toussus-le-Noble

26/09/2015

Miel d’Aeriapole, Action Partage et Chiens Guides d'aveugles

Situé à Buc dans les Yvelines sur un terrain de 12.000 m², l’ouverture du centre d'élevage et d'éducation Jacques Bouniol pour chiens guides, a eu lieu fin août 2015. Pendant que les ouvriers entamaient les dernières finitions, les employés et les bénévoles nettoyaient et emménageaient.

Ce centre est indispensable pour satisfaire la demande de plus en plus forte en Ile de France. 
Il permettra de réduire la trop longue attente des déficients visuels. 
Son objectif est de pouvoir remettre environ 80 chiens par an en conservant un coût de fonctionnement parmi les plus bas.
Sa construction répond à des critères précis pour le bien-être des chiens, la maîtrise des risques sanitaires et le respect de l’environnement.

Le 16 mai 2014, Aeriapole, en collaboration avec la Médiathèque de Toussus, le domaine de la Geneste et l’Ecole Chiens Guides Paris avaient organisé une journée de sensibilisation auprès des enfants et des écoles de Toussus en préparation de l’ouverture du centre à Buc.

Aujourd’hui c’est chose faîte. Le centre est ouvert. Les coûts d’élevage d’un chiot est relativement élevé. Par conséquent l’Association Action Partage autour de son bureau et de sa présidente Dominique Fiquet, ont décidé pour l’année 2015/2016 de collecter des fonds pour participer à ces frais.
Des fonds collectés bénévolement autour des différentes ventes de confiseries, confitures et pâtisseries réalisées par les membres et vendues lors des marché de Noël, à Châteaufort et à Toussus ainsi qu’à la foire médiévale de la Saint Simon, le 3ème dimanche du mois d’octobre de chaque année.

Aériapole a souhaité cette année participer à cet objectif. La journée du Patrimoine à Toussus-le-Noble, autour des stands et exposants présents, ayant contribué depuis deux ans à mettre en relief le travail des abeilles sur l’aéroport de Toussus autour d’un éco systeme actif et une biodiversté saine, riche et variée.
Les abeilles de l’aéroport de Toussus ont décidé d'offrir une part de leur miel de cette année pour aider à financer à partir de ventes des pâtisseries de l’AAP, une partie des frais d’élevage de chaque chiot, estimé à 3000 euros. Sachant que le temps d’attente pour la mise en service d’un chien d’aveugle est d’environ deux ans.

N’hésitez pas à venir goûter ces produits au stand de l’AAP à la foire Saint Simon, le 18 octobre et un grand merci d’avance pour votre générosité.

07/09/2015

Quand Aériapole devient partenaire de Toussus-Expressions

Pour ceux qui l’on déjà constaté, depuis un an, au travers d’Aériapole, nous avons réduit considérablement articles et activités. Une période – pour prendre du recul – relative au changement du Conseil Municipal afin de ne pas entraver le travail de la nouvelle équipe.
Aujourd’hui, si la communication de la Mairie semble foisonnante, elle sonne souvent creux face au travail déjà réalisé par l’équipe sortante.
Quelle vision et quels projets concrets à venir ???
Du point de vue de cette nouvelle communication, rien à dire … 10 pages couleurs … pour un bilan de première année distribué dans toutes les boites aux lettres … mais jamais édité sur le site de la Commune ! 

Cependant … Pourquoi une telle démarche et une attitude aussi dénigrante pour l’équipe sortante ?
En démocratie, les opinions différentes font la richesse de notre société.
Pourquoi donc mettre à l’écart ou à l’index tous ceux qui ne pensent pas pareil ?
- Une refonte au goût du jour du site de la Mairie … Excellente initiative !
- Pourquoi changer le nom du domaine ? Son référencement ?- Pourquoi ne pas intégrer l’historique ?- Pourquoi ne pas créer des liens avec les archives ?
Un référencement qui chamboulerait tous les précédents et les mènerait sur des liens qui n’existent plus …
A se demander si le but est de faire un trait sur le passé et réécrire une nouvelle Histoire …
Certes, le Maire et son Conseil Municipal doivent bénéficier d’une liberté de manœuvre pour travailler en toute sérénité, au service de TOUS ; Toutefois le dénigrement, le musèlement et la mise à l’écart de ceux qui n’ont pas la même optique devient chose inacceptable dans notre village où « il fait bon vivre »
Dans ces conditions, Aériapole a donc voulu être partenaire de toutes les personnes qui choisissent l’ouverture en toute sérénité et qui s’impliquent à tous les niveaux dans la vie du village, dans un esprit d’épanouissement pour tous.
Sans polémique et en toute liberté de pensée et d’expression, au travers d’un tremplin «Toussus Expressions » , nous partagerons nos avis et nos articles, puisque nous avons été « effacés » de toutes les rubriques de la mairie.
L’Esprit du centenaire, s’est immortalisé avec le trophée : « Pour que la Mémoire demeure ». Aériapole continue depuis 2008 dans ce même concept anthropique avec tous les autres projets qui ont éclos, depuis !