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10/10/2016

Aviation 14-18 au musée de la toile de Jouy du 29 Octobre au 13 Novembre


                  Aviation 14-18

Jouy-en-Josas présente, du 29 octobre au 13 novembre au musée de la Toile de Jouy une exposition sur l’aviation de 14-18 :
Christophe-Philippe Oberkampf avait-il un regard particulier sur les montgolfières qu’il a représentées sur ses toiles de Jouy ?





Le Maréchal Canrobert a-t-il été enthousiasmé par le premier vol de Clément Ader en 1890 depuis son château de l’Eglantine où il a habité de 1882 à1890 ?
Que s’est-il passé dans ce château pendant la guerre de 14-18, alors que les terrains d’aviation voisins de Buc, Toussus-le-Noble et Villacoublay déployaient leurs avions pour participer à la guerre aérienne qui fit de l’aviation naissante une arme à part entière ?

En 2016, alors que l’on commémore les 100 ans de cette guerre meurtrière à Verdun et dans la Somme, Jouy-en-Josas présente, du 29 octobre au 13 novembre au musée de la Toile de Jouy une exposition sur l’aviation de 14-18 :

-          Des panneaux sur la naissance de l’aviation militaire, les as de l’aviation, l’aviation maritime, l’aérostation (ballons et dirigeables), l’Escadrille Lafayette, où étaient rassemblés les pilotes volontaires américains avant l’entrée en guerre des Etats-Unis en 1917, et sur les personnalités de l’époque, pilotes et constructeurs ;

-        Des maquettes de ces avions, de reconnaissance, de bombardement ou de chasse,

-        Des instruments de vol, un moteur rotatif (le moteur en étoile tourne avec l’hélice) et son écran explicatif, une hélice de Caudron G3 ;

-        Des tenues de pilotes, français, américain et allemand

-        Et des documents d’époque…

Ouverture de l’exposition aux heures habituelles du musée, de 11h à 18h sauf le mardi (ouverture à 14h) et le lundi (fermé).

Entrée gratuite.

Le site pour tout le programme du 29 octobre au 30 novembre :



08/10/2016

Les Mairies garants de la Mémoire ?

Aujourd'hui, à l’ère du tout numérique, des milliards d’informations de toutes natures sont, chaque jour, numérisées puis stockées. Devrions-nous uniquement compter sur nos machines et nos ordinateurs pour archiver, communiquer et transmettre.
Qui d’autres que l’Homme et les élus peuvent être garants et gardiens de « La Mémoire », elle qui fait évoluer les gênes pour mieux préserver l'Espèce.
Dans une société  où la population active devient nomade, se déplace et favorise un melting-pot socio-culturel permanent, nous sommes de plus en plus confrontés  au « devoir de mémoire » ce devoir invoqué de façon récurrente et insistante par différents groupes :

-     Les associations d'anciens combattants, résistants, déportés, minorités persécutées ou victimes civiles des deux guerres mondiales et des guerres coloniales ; Tout récemment par les descendants des esclaves noirs, qui entendent faire reconnaître et transmettre des mémoires douloureuses, soucieuses de préserver leur spécificité ;
-     Les plus hautes autorités de l'État à l'occasion de commémorations et de journées du souvenir, dont le nombre se multiplie pour satisfaire les différentes mémoires en mal de reconnaissance ;
-     La représentation nationale qui multiplie le vote de lois destinées à apaiser les mémoires souffrantes,

L'injonction au « devoir de mémoire » exprime sans aucun doute l'inquiétude de voir la mémoire submergée par l'oubli.  Mais philosophes et historiens marquent une grande réticence à s’intégrer ce concept car pour eux la Mémoire n’est pas l’Histoire.
François BÉDARIDA, historien et premier directeur de l'Institut d'histoire du temps présent ( CNRS ) a toujours veillé à bien distinguer l'objectif de la mémoire, la transmission du témoignage, et celui de l'histoire. Pour lui : « Alors que l'histoire se situe à l'extérieur de l'événement et génère une approche conduite du dehors, la mémoire se place dans l'événement, le remonte en quelque sorte, cheminant à l'intérieur ».  Il aimait à rappeler qu'au-delà du « devoir de mémoire », il y a un « devoir de connaissance » qu'il définissait comme « la constitution d'un savoir seul apte à construire une mémoire vraie au lieu de les refouler dans une amnésie complice».

Mais qui serait les garants de cette « Mémoire » ? A cela répond l’ancien maire de Nancy André Rossinot lors du Congrés des Maires en 2013, concernant les commemorations du Centenaire de guerre 14-18 : « C’est sous l’égide de l’AMF, l’un des membres fondateurs du GIP de la mission centenaire, que s’est constitué le comité des maires pour le centenaire. Il a pour but d’évoquer le rôle des maires qui, après avoir dû apposer dans leurs communes les affiches de mobilisation dès 1914, sont devenus après 1918 les garants de la mémoire de la Grande Guerre, qu’il s’agisse de la mémoire combattante comme de toutes les autres mémoires. Partout en France on trouve des monuments aux morts dédiés à cette guerre : il y a donc un travail général de mémoire et de souvenir, tant de familles ayant été décimées, et pas uniquement celles qui vivaient dans les régions où le front s’était installé. »

Sans l’implication de ces élus de la Nation sur leurs communes et avec ce melting pot socio-économique d'une population active nomade, venue de multiples horizons, en recherche d'emplois et avec leurs familles, par quels moyens devraient être véhiculés la transmission de cette Mémoire afin de ne pas la diluer dans celles d’autres plus impliquées et actives, qui reprendraient le flambeau ?

www.aviation14-18.com   -  Un événement sur les communes de Jouy et les Loges-en Josas, Buc, Toussus et Velizy

06/10/2016

Un air 1900, le 11 novembre 2016 à Toussus

Pour la Commémoration du 11 novembre  2016 sur l’aéroport de Toussus et avec l’arrivée des avions d’époque, nous souhaiterions lui donner un air 1900 et invitons toutes les personnes qui le souhaitent, à venir en  habits d’époque, sur le terrain.
L’occasion de nous rappeler la participation joyeuse de la commune de Toussus, lors du Centenaire de l’Aéroport réalisé en 2007

Nous reprenons, pour l’occasion  le mot de Marilou Finan, pilote de la commission culturelle et loisirs du Comité du Centenaire de  l’Aéroport de Toussus (CCAT), à l’occasion de l’inauguration de la fresque d’enfants, patrimoine de la commune, qui orne actuellement la Médiathèque de Toussus.

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Cette mosaïque, que vous allez découvrir est le résultat de plusieurs heures de réflexion et de travail.
Des heures de travail que nous devons à une équipe de personnes motivées,  disponibles, compétentes et dévouées et d’enfants enthousiasmés et enthousiasmants qui ont mené à terme une réalisation qui, comme l’a dit M. le Maire (Gilles Pancher), sera exposée, en souvenir de ce centenaire, dans la future médiathèque de Toussus.
A plusieurs on peut beaucoup …
Nous sommes partis de dessins réalisés par des élèves de la classe de peinture de Fabienne Tiberghien. Ces peintures sont exposées dans cette même salle.

Cette mosaïque, nous l’avons pensée, repensée … ce n’était pas évident mais avec l’aide et la compétence d’Elisabeth Guiraud, notre animatrice en mosaïque, nous y sommes arrivés et sommes très fiers de vous la présenter ce soir.

Je voudrais remercier toutes les personnes qui nous ont fait confiance en nous confiant leurs enfants pendant la durée de ces stages et du chœur d’enfants.

Mais je voudrais remercier tout particulièrement quelques personnes sans lesquelles rien n’aurait pu se faire.
Je pense tout spécialement à Maria du Souich, Virginie Philippe, Françoise Pousset, Christine Créach et Janine Canonne.

Mais … Il n’y a pas eu que la mosaïque, il y a eu aussi les ateliers de couture. Cette même équipe a toujours été là, très régulièrement épaulée par d’autres personnes qui se sont jointes à nous et je pense tout particulièrement à Marie-Dominique Charles, toujours prête à aider celles qui avaient des difficultés à coudre,  Marie-Hélène Bernard grâce à qui nous avons bénéficié, entre autre, d’une centaine de rouleaux de tissus de toutes les couleurs (cadeau du ciel) et que nous avons redistribués à toutes celles qui ont participé à nos ateliers.

Et puis il y a eu aussi Le petit chœur d’enfants encadré par Françoise Pousset qui a retrouvé une chanson « les faucheurs de marguerites ». Elle a fait travailler avec beaucoup de patience ces charmantes petites têtes blondes et brunes. Il y avait des jours, ce n’était pas si évident…. Mais Françoise a toujours gardé le sourire.
Vous allez découvrir cette chanson et je suis sûre qu’il vous feront craquer !
Merci Françoise

Pour mettre en place toutes ces activités, il fallait informer et dans ce domaine, Françoise Lucazeau nous a été d’une aide précieuse.

Et pour conclure, je voudrais remercier très chaleureusement la Mairie. Elle a toujours répondu à notre appel ainsi qu’à nos besoins, a pris en charge les stages de mosaïque, a fourni tout le matériel nécessaire à toutes les activités, a offert aux enfants ces contes sur l’aviation qu’Ethyène a présentés ce soir (merci Ethyène) ainsi que le pot qui suivra cette soirée.

Un grand merci à tous pour ces beaux moments que nous avons partagés tout au long de l’année et à vendredi pour les prochaines manifestations.

Toussus, le 12 sept.2007

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Ci-dessous, une nouvelle vidéo qui nous rappelle cet atelier couture, pour vous inciter à créer des moments inoubliables pour une journée du 11 novembre qui s'annonce mémorable  :
le programme  www.aviation14-18.com sera distribué sous peu dans les boites aux lettres des communes limitrophes concernées :


30/07/2016

Aviation 14-18, un événement en marche sur les communes des Loges, Buc, Jouy, Toussus et Vélizy-Villacoublay


L’Association l’ASPEH des Loges-en-Josas  organisera en novembre de cette année une rétrospective sur l'aviation en 14-18, au profit des communes du plateau de Saclay qui avaient un terrain d'aviation actif pendant la Grande Guerre : Toussus-le-Noble, Buc, Villacoublay, Châteaufort et Magny-les-Hameaux (Mérantais) auxquelles se sont jointes Jouy-en-Josas (pour son musée de la Toile de Jouy ) et Les Loges-en-Josas.

Programme que l'on peut consulter en détail sur le site officiel : www.aviation14-18.com

Cet événement a reçu le label « 1914-1918 » du Comité du Centenaire. Il présente trois volets:

·        Du 29 octobre au 13 novembre à Jouy-en-Josas: exposition de panneaux, documents et objets au Musée de la Toile de Jouy, Cette exposition sera transférée au théatre de l'Onde à Vélizy-Villacoublay du 15 au 30 novembre.

·        Samedi 5 novembre à Buc Journée de conférences, dont l’après-midi sera consacrée à la
                                      «Table Ronde des Chevaliers de l’Aviation de 14-18»,
animée par Catherine Maunoury, championne du monde de voltige aérienne, directrice du musée de l’Air et de l’Espace et présidente du prestigieux Aéro-club de France. Elle sera assistée de Gérard Feldzer, ancien pilote de ligne et prédécesseur de Catherine Maunoury au Musée de l’Air.
    Seraient présents, en plus d’historiens spécialistes du domaine, les descendants des personnalités de cette période : Manfred von Richthofen, Roland Garros, Louis Breguet, Louis Blériot, Farman, Fonck, Potez, Caudron, Michelin, Morane et Voisin !

   L’ECPAD présentera en début de séance des films d’époque traitant des différents sujets de l’aviation en 14-18.

·        le 11 novembre de 12h à 16h : fly-in des avions de la 1ère Guerre sur l’aéroport de Toussus-le-Noble, à l’issue des cérémonies aux monuments aux morts dans les différentes communes citées ci-dessus.
Programme :
o   Arrivée en vol des avions de La Ferté Alais selon les aléas de la météo.
D'autres avions venus de plus loin, arrivés les jours précédents, seront déjà placés en exposition statique.
o   Dès le poser des avions, déjeuner-buffet pour les citoyens de ces communes.

 Les hangars abriteront diverses expositions, de panneaux et véhicules d’époque à destination du public.
Il est prévu des expositions complémentaires des sponsors.
Sous le patronage du Souvenir Français (en attente de confirmation) cet événement a reçu le label Centenaire 14-18, le parrainage de l’Aéro-Club de France, avec le concours d’ADP et de la DGAC, et le soutien de 3AF, du Service Historique de la Défense, du SIRPA Air, de l’ARDHAN, du Musée de l’Air et de l’Espace, de la Fondation du Mémorial de l’Escadrille Lafayette et le partenariat, entre autres de Farman Aéro, des carrosseries Bernard, de la Fédération Maginot, etc.

Le but de cet événement est triple :
- commémorer la Grande Guerre - nous avons le devoir de rappeler aux jeunes et de mettre en avant les valeurs de l'époque : le courage, l’abnégation et le patriotisme si souvent oubliées aujourd'hui,
- rappeler l'implication historique de la France et de la Région parisienne dans le développement de l'aviation : les dates d'ouverture des terrains d'aviation de Toussus le Noble et de Buc : 1907 et 1909 le montrent clairement, ainsi que la création à Villacoublay du premier terrain militaire français.
- susciter des vocations dans le domaine aéronautique chez le jeune public.

Toutefois, ce projet ne prendra corps complètement qu’avec la concrétisation nécessaire à son financement.  A ce jour il est en bonne voie.
Les collaborations des Mairies et des administrations publiques ont été aussi sollicitées.

12/07/2016

Quelles concertations pour un City Stade à Toussus ?

A la suite de la publication d'Aériapole sur sa page facebook et sur le site de Toussus.net, d'un projet de city stade par la Municipalité, sans plus d'information, début juillet, nous retrouvons au lendemain dans nos boîtes aux lettres, le communiqué de Mairie qui nous informe :
CITY STADE (à télécharger)

Le projet serait de se doter d'un nouvel équipement sportif, qui aurait été annoncé lors les élections de 2014 et budgété en 2016.

Reprenant ce document électoral dont il est fait référence, il est mentionné :  jeunesse et vie associative, une petite phrase : « créer une aire de jeux type city parc, skate parc… »   sans plus de précisions,  au même titre que développer le covoiturage, ou  aménager les espaces verts et mettre en valeur l’entrée du village,  ouvrir l’accès au parc du Château, etc… et  les résultats que nous connaissons

Pour un projet qui serait connu depuis 2014, y a t il eu concertation ? 

Le communiqué précise : « Il est prévu d’y jouer au foot, au basket ou à d’autres sports de balle. Deux pistes d’athlétisme l’entoureront permettant ainsi d’y pratiquer d’autres activités.

Quoi donc de plus logique que de penser qu’il s’agissait de l’actuel terrain omnisports (photo ci-dessus avec en infos, les dimensions du terrain, jouxtant le Hangar Farman).  
Il aurait eu droit à un réaménagement, vu son état. Ce terrain a été délaissé et est à l'abandon pour parait-il, cause de nuisances pour les riverains.
En statu quo, il n'a été ni réaménagé ou reconverti.


Qu'adviendra ce terrain. Serait-t-il lieu pour des nouvelles habitations ou un parc d'agrément pour les Demeures ?  

Dans le communiqué c’est plutôt  d'un   nouveau parc sportif à proximité de l’actuel gymnase, dont il s’agit.
(photo ci-contre, en magenta et jaune la taille des terrains en question)

Le communiqué précise : « Un appel d’offre a été lancé au printemps pour cette réalisation. A ce jour le marché n’est pas notifié. » alors que sur le site de la Mairie il est mentionné que l’appel d’offre a été lancé le 14/4/2016, en date de clôture le 3/5/2016. Il a été attribué à la Sté Aquarelle  sous condition de travaux à effectuer au mois de juin 2016. Le chantier qui été programmé pour Juin/Juillet 2016, mais retardé pour cause d'action des riverains

Aussi est-il indiqué: « Des riverains ont exprimé des craintes de voir des nuisances sonores émerger de cet espace. »  Selon nos informations, ces riverains auraient menacé d'une action, ce qui a engagé des études sur la nuisance qui en serait engendrée. (voila l'histoire qui se renouvelle)

Admettons qu'il y a eu un ratage dans la communication officielle et que pour la théorie, ce City Stade soit une bonne idée !

"Il est prévu d’y jouer au foot, au basket ou à d’autres sports de balle. Deux pistes d’athlétisme l’entoureront permettant ainsi d’y pratiquer d’autres activités."
Les dimensions de ce City Stade sont précisées dans l’appel d’offre mais par contre, il n’en n’est rien sur le communiqué de mairie.

En regroupant tous ces sports, alors qu'existe l’actuel terrain ominisports foot/basket de 33 x 18 m, à proximité des tennis et du parc enfants.  
Les dimensions d’un terrain de foot à 7 devraient être :  Longueur : 50 à 75 mètres, largeur : 45 à 55 mètres. Pour un terrain de foot en extérieur la longueur entre 90 et 120 mètres et  une largeur comprise entre 45 et 90 mètres. 
Pour celles d’un terrain de basket, 28m de long par 15m de large mais les terrains de 26m par 14m peuvent aussi être homologués



Or l’appel d’offre mentionne : "la commune de Toussus-Le-Noble envisage de réaliser une aire multisports de type " city stade" d'une dimension de 24 x 12 m. L'aire multisports attendue doit permettre la pratique du football et du basket,  Deux pistes d’athlétisme l’entoureront permettant ainsi d’y pratiquer d’autres activités."

Quelles tranches d'âges pour ces sportifs qui bénéficieront véritablement de ce micro terrain ? 

Si vu la taille, ce City Stade ne serait qu’à usage d’enfants et d'adolescents, qu'en est il de la courbe démographique des âges de nos jeunes de Toussus, nos types d'habitations et le renouvellement de la population ? Pour combien de temps ce stade sera-t il utilisé et comment pourrait-il évoluer ?

Le Gymnase tant décrié lors de sa construction ne pourrait-il pas servir à ces enfants ?
Est il déjà surbooké alors 6 ans auparavant on ne voyait même pas son utilité ?

Les habitants des Demeures souhaiteraient ils voir bâtir d'autres logements à l'endroit actuel du terrain omnisports une fois ce City Stade réalisé ?
Les Nobeltussois n'ont ils pas droit à une concertation avant le démarrage de ces travaux ?

Des questions pour une commune qui a bien d’autres priorités !



01/07/2016

Quelques souvenirs sur l'isba - Souvenirs du Cdt Jacques Pageix à l'aéroport de Toussus de 1982 à 1997

Son surnom d'Isba vient du fait que ce bâtiment fut construit à Orly, dans le prolongement ouest de l'aérogare sud, pour servir de pavillon d'accueil de personnalités.

Sur cette  photo, assez mauvaise au demeurant, prise vers 1967, on distingue l'isba (avec ses mâts pour pavoiser), en haut à droite de l'image, dans le prolongement de la jetée d'extension de l'aérogare sud (on aperçoit le tour de contrôle). On voit aussi les fouilles et les fondations de la nouvelle aérogare ouest. ADP avait une tradition d'accueil jusque dans ses plus petits aérodrome (à Toussus, nous possédions tous les drapeaux du monde, prêt à l'emploi).

Nikita Kroutchev fut l'un des tout premier présidents que l'on reçut dans ce pavillon, lors de sa visite en France en mars 1960.  C'est pour cela que ce bâtiment fut baptisé "l'Isba". Lors des travaux d'extension vers l'ouest des installations sud et de la construction de l'aérogare ouest lancée en 1967, ADP eut la bonne idée de la démonter et de la reconstruire à Toussus. 
Lors de mon affectation à Toussus, le 6 septembre 1982, l'Isba abritait six agents d'aérogare opérant selon un tableau de service.

L'un d'eux était un grand déguingandé, très original, ayant toujours l'air surpris lorsqu'il était abordé par un passager ou un équipage. Au cours de mes débuts à Toussus, un dimanche matin, je fis une petite visite dans l'aérogare; je le trouvai étendu derrière le comptoir, mais laissant  dépasser ses pieds; il me vit, se leva, soudain raidi dans un garde à vous impeccable, avec son costume-cravate bleu d'ADP et balbutia: "Monsieur Pageix, vous savez, je suis très fatigué". Il tenait un sandwich à la main et portait une serviette autour du cou, pleine de miettes. Le lundi je racontai cela à mon adjoint Patrice Bralet qui me répondit: "Ah! il t'a dit qu'il était fatigué; alors, c'est sûr, il va te poser un congé maladie", ce qui ne manqua pas d'arriver.  À sa demande, il fut muté au siège d'ADP, boulevard Raspail et, comme tous les agents d'aérogare, il ne fut pas remplacé. C'est ainsi qu'au fil des mutations, de quelques réaffectations locales et surtout des départs en retraite (j'en ai fait des discours...), ce petit monde d'agents d'aérogare fondit comme beurre au soleil et ce service disparut complètement en 1988!

En 1986, eut lieu un extraordinaire cambriolage dans les locaux de la gendarmerie des transports aériens (GTA), le jour de l'ascension; qu'on en juge plutôt: le gendarme vint prendre son service et découvrit le coffre-fort qui renfermait entre-autre les armes et les munitions, transporté sur le devant de l'aérogare! Le coffre, éventré, avait été descellé du mur en brique dans lequel il était encastré! Ceci conforta ma demande d'une nouvelle brigade dans un bâtiment en dur avec logements (les gendarmes, sauf Lemaire qui habitait à l'entrée, étaient dispersé aux alentour). Après bien des reports et tergiversations, un beau bâtiment en brique fut enfin construit en 1993 pour la GTA à l'entrée du terrain.
Je réalise aujourd'hui qu'à Toussus, si j'ai connu la destruction du club house d'Air France, qui fut heureusement reconstruit et celle de l'isba, totalement irrécupérable et qui fut rasée; en contre partie, je vis la construction du bâtiment de la gendarmerie et celle de nombreuses installations en zone est, telle qu'Héli-Union-Industrie. 

La Police de l'Air et des Frontières (PAF) était installée dans l'aérogare. Au début, il y avait la police en tenue et un bureau de policier en civil rattaché au siège de la PAF situé au Chesnais, dirigé par un inspecteur de police. Il y eut à Toussus un Inspecteur nommé Brousse. Il venait de la mondaine...Ce détail me rappelle une histoire cocasse: j'étais en vol au centre de Melun et, à mon retour, mon adjoint qui ne manquait pas d'humour m'interpelle: "Jacques, tu en as râté de belles!...il est vrai que tu ne peux être au four et à Melun". Il m'explique: en zone Est, dans les hangars d'une société d'hélicoptères, UP-Professionnel Air Service, à l'abri des regards (qui n'auraient pas manqué), se déroulait le tournage (clandestin) d'un film (sans autorisation d'ADP). C'était au mois d'août, il faisait naturellement chaud et surtout dans ces hangars surchauffés. Aussi, les acteurs éprouvèrent-ils le besoin de sortir sur le parking des avions pour se rafraîchir. Incroyable! : c'était un homme et une femme nus comme des vers; l'homme n'avait pour tout vêtement qu'un chapeau haut-de-forme et la femme un voile de mariée sur la tête! Inutile de dire que nos deux mariés ne passèrent pas inaperçus: Les contrôleurs à la tour braquèrent leurs jumelles sur ce spectacle inhabituel; des avions roulant sur le taxiway proche stoppèrent brusquement, les pilotes n'en croyant pas leurs yeux! Évidemment, l'inspecteur Brousse se porta aussitôt sur les lieux du délit pour établir un compte rendu circonstancié (j'ignore s'il prit des photos pour son rapport)... 

Le bâtiment techique, sa tour de contrôle, et l'Isba.
 Au premier plan, la Land Rover...
Plus tristement, la police de l'air (PAF) disparut le 17 novembre 1993, décimée lors de l'accident dramatique d'un TB20 de l'ATCF (Aéro Touring Club de France) piloté par un jeune inspecteur, où les quatre policiers et une policière trouvèrent la mort. Cet accident se produisit peu après une collision en vol entre un Cessna 150 de l'aéro club d'Air France et un moto-planeur Fournier survenu le 11 novembre précédent.
Quelques jours après, j'assistai aux obsèques du chef de la PAF, à Ris Orangis.




Les Douanes: Il y avait là aussi des agents en tenue et des agents en civil.
Mme Gallot était la chef de poste (elle avait été auparavant chef de poste à Maubeuge). Les installations électriques de l'aérogare laissaient un peu à désirer et Mme Gaillot faisait périodiquement sauter le balisage en faisant réchauffer son fricot sur un four électrique. Cela se produisait quelquefois le week-end, et j'étais contraint d'aller réarmer les disjoncteur dans le local technique. Il y avait à l'intérieur des barres transportant 20000 volts et l'on devait se glisser entre elles et le mur, jusqu'au fond du bâtiment où se trouvaient les fameux disjoncteurs. Lorsque le courant était fourni par l'un des deux groupes électrogènes, nous allions les ré-armer dans les mêmes conditions un peu scabreuses. Il ne fallait pas être pris d'un malaise. Un jour, brusquement, ADP mit fin à ces pratiques en restreignant l'accès à ses seuls agents munis d'une habilitation électrique. Ceci fut naturellement au prix de délais d'intervention qui s'en trouvèrent augmentés.

Deux sociétés étaient installées dans l'aérogare:

-"Air affaire assistance", créée depuis longtemps par Michèle Gandon. Cette entreprise mettait en relation les clients et les compagnies aériennes.
-"CHALAIR", compagnie aérienne basée à Caen-Carpiquet, dont le directeur était M. Lebaron, et dont l'antenne de Toussus dirigée par Mme Pajan occupait un bureau dans l'aérogare. Chalair transportait (jusqu'à 5 rotations par jour) les personnels de la COGEMA de Toussus vers Cherbourg, sur le site de retraitement des déchets nucléaires de La Hague.

Au premier plan, le petit Robin 2160 utilisé pour l'astreinte et l'entraînement des agents pilotes. Avion surnommé le "coupe-racine" à cause de sa quille anti-roulis sous la dérive...Il était souvent garé près du pavillon du commandant, sur un petit parking désaffecté que nous appelions le parking Pinaud (Michel Pinaud avait pris l'habitude de le garer là)        

Il nous revenait parfois quelques histoires cocasses sur ce petit monde cohabitant dans cet espace restreint, où la promiscuité ne manquait pas de susciter de petits conflits.
À Toussus, nous étions très souvent sollicités pour des tournages, car cet aéroport plaisait aux réalisateur, et notamment son aérogare qui ne manquait pas de charme, et qui était rééllement photogénique avec ses dimensions modestes et tous les services en uniformes qui s'y trouvaient (Gendarmerie, Police et Douanes). Après avoir mis le cinéaste en relation avec le service des tournages d'ADP (il y eut à sa tête Mme Louis je crois), il venait faire un repérage et prenait avec nous rendez-vous pour le tournage. 
Parmi de nombreux tournages, on assista en 1983 à celui des épisodes de la série Châteauvallon, "le Dallas à la française" avec Chantal Nobel, et la chanson culte interprétée par Herbert Léonard "Puissance et gloire".
 Il y eut aussi "Le vol du sidewinder" (feuilleton de Pierre Bellemard); "Blanc de Chine" (Denys Granier Deferre fils de Pierre, qui m'offrit le script), etc.

Construction de l'auvent côté parking avion.

Encore une petite anecdote sur l'aérogare: mon prédécesseur, Michel Pinaud, commandant de l'aéroport de 1979 à 1982 (disparu en 2001), me raconta qu'il avait reçu Gilbert Dreyfus (*) à Toussus. Entre-autres réclamations, Michel se plaignit de l'absence de chariots à bagages à la disposition des passagers dans l'aérogare et lui fit remarquer qu'il y en avait plétore à Orly. Gilbert Dreyfus lui répondit: "Hé bien, allez les voler mais ne vous faites pas prendre!" (Ce qui fut fait...)  
(*): Gilbert Dreyfus, Directeur Général d'Aéroports de Paris de 1971 à 1981.




Dans la chronologie des articles de M. Jacques Pageix :


21/06/2016

Aviation 14-18, un site est né


http://aviation14-18.com/
      

L’ÉVÉNEMENT : 
Grande commémoration de l’aviation en 14-18au sud Versailles, sur les communes :

Loges-en-Josas, Buc, Jouy-en-Josas, Velizy-Villacoublay et Toussus-le-Noble 
  

Au début du XXe siècle, l’aviation balbutiante prend possession du plateau de Saclay : ouverture des terrains de Toussus le Noble en 1907, de Buc en 1909, de Villacoublay en 1910, de Châteaufort en 1913, et de Mérantais (Magny-les-Hameaux) en 1917.
L’armée commence à s’y implanter, et tout au long de la guerre de 14-18, ces terrains serviront d’usines, de bases d’essais et de réception, d’écoles de pilotage et de centres d’entraînement pour les pilotes militaires.

En cette année du centenaire de l’enfer de Verdun, quoi de plus logique pour nos communes que de commémorer cette terrible guerre en racontant l’histoire de l’aviation en 14-18 ?

Ainsi, en novembre prochain les communes des Loges en Josas – par l’intermédiaire de son association ASPEH des Loges qui organise l’événement, et de Jouy-en-Josas et son musée de la toile de Jouy, se joindront aux communes précitées qui avaient un terrain d’aviation pendant la Grande Guerre, pour présenter une grande rétrospective sur l’aviation de 14-18.

Cet événement présentera trois volets :

  • des expositions thématiques au musée de la toile de Jouy, à Buc et aux Loges,
  • une journée de conférence le samedi 5 novembre à Buc, en présence des descendants des héros, pilotes et constructeurs de l’époque !
  • Une présentation d’avions de la Grande guerre à Toussus le Noble, dans un décor historique.
  • Et… 
Une journée pour les jeunes aux Loges-en-Josas, le 6 novembre


Nous vous invitons à visiter le site et connaitre le déroulé du programme qui sera étalé sur plusieurs jours et plusieurs lieux.


Merci à nos partenaires actuels qui nous ont fait confiance. 
Un appel direct à sponsors pour la garantie d'une commémoration réussie, votre soutien financier à la hauteur de votre image, nous est nécessaire et en rappelant qu'une reduction fiscale de 60% est accordée aux entreprises mécènes et de 66% aux particuliers mécènes.

Une commémoration qui a obtenu le label Centenaire 1914 - 1918