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13/01/2016

Bientôt une école pour pilotes d'avions éléctriques

À Toussus-le-Noble, le centre de formation des pilotes Astonfly se prépare à doubler ses effectifs avant de recevoir, en 2018, l’E-Fan, le premier avion électrique d’Airbus. 

Le ciel des Yvelines va devenir un terrain de jeu pour l’avion électrique d’ici à 2018. En effet, le centre de formation privé pour pilotes d’avion, Astonfly (ex Air & Compagnie), basé à l’aérodrome de Toussus-le-Noble, est engagé dans un partenariat avec Airbus pour devenir une école pour pilotes d’avions électriques et distribuer l’E-Fan. « Tout est à créer, de la certification de l’appareil à la maintenance, nous sommes au début de l’aventure et nous sommes fiers d’en faire partie », s’enthousiasme Charles Clair, le président d’Astonfly. 

Partenariat avec Airbus :
Fondée en 2003, la société compte une cinquantaine de salariés – pour la plupart pilotes instructeurs – et réalise un chiffre d’affaires de 10 à 15 M€ selon les années. Bien installée dans le paysage des petits aéronefs, l’entreprise prévoit, dans une version optimiste, de « doubler ses effectifs » avant même de vendre son premier E-Fan.

« Airbus nous confie l’école de formation de son avion et nous demande de mettre en place des démonstrateurs pour ses clients. Dans un environnement urbain, l’aérodrome de Toussus-le-Noble est idéal pour expérimenter l’avion électrique. »
Ce qui était un frein pour le développement du site devient un avantage, un argument en or pour apaiser les riverains : l’avion électrique est silencieux !
Ancien pilote de ligne, Charles Clair a lâché le manche de son avion pour se consacrer exclusivement au développement de ses entreprises.
En plus d’Astonfly, il dirige Astonjet, une compagnie d’avions taxis (30 salariés), et des filiales de maintenance et d’assistance aéroportuaire. Ce sont autant d’atouts pour passer du statut de pionnier de l’électrique à celui de leader d’un marché en train de décoller.

Du premier vol transmanche à la production en série :
Présenté lors des journées du patrimoine à Toussus-le-Noble, après avoir traversé la Manche pour la première fois en juillet, l’E-Fan est le premier avion électrique développé par Airbus. Le Groupe a lancé la construction de l’usine d’assemblage à Pau (Pyrénées-Atlantique) pour la production en série de deux modèles : l’E-Fan 2.0, avec deux sièges côte à côte, et l’E-Fan 4.0, à quatre sièges et avec une autonomie de plus de trois heures (contre une heure pour l’E-Fan 1). Le dirigeant d’Astonfly, Charles Clair, fait partie des privilégiés qui ont suivi, à bord d’un avion classique, le premier vol transmanche de l’E-Fan. En 40 minutes, le petit bimoteur piloté par le Français Didier Esteyne est entré dans l’histoire de l’aviation. Airbus prévoit d’en construire une quinzaine par an à partir de 2017, pour atteindre un rythme de 80 appareils annuels en 2025.


Article Source  et crédit photo: Magazine Yvelines - N°14 - Hiver 2016 Le magazine du Conseil Départemental.

12/01/2016

Aviation et Territoire

L’histoire de l’aviation est par nature une histoire de l’envol, une histoire de l’air.
Le sol est l’élément dont l’on veut se dégager et celui que l’on redoute lorsqu’il s’agit de s’y poser. 
Pourquoi s’étonner dès lors que l’esprit soit avant tout fasciné par la durée du vol, la distance, le franchissement de l’eau ou du continent, et beaucoup moins par les aéroports ? Pourquoi s’étonner que les historiens et les musées s’intéressent surtout aux avions et aux pilotes, beaucoup moins aux terrains d’aviation ?

Il y a quelques années, le projet L’Europe de l’Air est venu combler en partie cette lacune et redonner leurs lettres de noblesse aux magnifiques aéroports des années trente que furent Liverpool-Speke, Berlin-Tempelhof et Paris-Le Bourget.

Plus récemment, en 2005, la direction générale de l’aviation civile a édité sous forme de cédérom, à partir des travaux de Jean Sauter, spécialiste des bases aériennes, un Atlas des terrains d’aviation de France métropolitaine. On y apprend que près de 500 terrains d’aviation furent créés au cours de la première moitié du XXe siècle. Beaucoup d’entre eux n’eurent qu’une existence éphémère et 200 de ces plates-formes ont aujourd’hui disparu. Il était d’autant plus important de retracer leur histoire et de marquer virtuellement sur la carte leur présence évanouie.

Parmi les terrains créés au début du siècle dernier qui ont résisté au temps, Toussus-le-Noble est le premier à fêter son centenaire.
Aujourd’hui, où les cérémonies sont organisées,l’initiative paraît aller de soi : pourtant, rien n’était moins évident.

Les aéroports sont devenus des ensembles complexes, dans lesquels interviennent l’Etat, les collectivités locales, les chambres de commerce, des compagnies aériennes, des aéroclubs, des services de maintenance, des services de sécuritéEntités tournées vers l’activité opérationnelle, le présent, et dont aucune n’a pour vocation de s’intéresser à la mémoire, au passé.
Le comité pour le centenaire a donc joué ici un rôle fondamental, sans lequel rien n’aurait été possible. Il a conçu le projet, il a lancé la démarche ; il a su ensuite convaincre, mobiliser les énergies et parfois vaincre les résistances.

L’opération a retenu l’attention du ministre chargé des transports et la direction générale de l’aviation civile a apporté un soutien largement mérité. La célébration du centenaire de l’aéroport est importante à double titre.

Elle contribue à la mémoire locale et, de façon plus générale, à la mémoire de l’aviation, car les événements qui s’y déroulèrent au début du siècle dernier étaient au coeur même de l’aventure. En outre, lorsqu’il retrouve sa mémoire, avant d’évoquer les hommes et les machines, Toussus-le-Noble nous parle de territoire, écrivant ainsi une page de l’histoire méconnue des terrains d’aviation.

Pierre Lauroua
Mission mémoire de l’aviation civile - Programme 100 ans d’aviation à Toussus-le-Noble

09/01/2016

Points marquants de VéloBuc et ses antennes en 2015


Nous sommes  pleins d’espoirs sur les travaux que nous avons entrepris depuis plusieurs années afin de rendre notre quotidien et notre déplacement en vélo plus sécurisant et confortable.
Vous êtes de plus en plus nombreux à plébisciter un mode de transport alternatif  tel que le vélo, sur des voies adaptées et sécurisées. 

Nous espérons vous faire découvrir, cette année,  le vélo à assistance électrique (VAE) qui pourrait gommer d’un coup de batterie les inconvénients d’une région valonnée et vous permettre de rester en bonne santé grâce à une bonne dose d’air frais et d’exercice quotidien quand vous irez faire vos courses au marché ou tout simplement vous promener … à bicyclette!…

Sous peu un lien sera diffusé à toute la commune de Toussus, pour permettre de se renseigner sur les caractéristiques du VA, et une enquête sera proposée pour l’étude d’un achat groupé aux adhérents de VeloBuc et ses antennes avec tous les avantages que cela comporte.

 Quelques points marquant de 2015 :

Le projet d’aménagement de la piste cyclable sur la RD938 est en bonne voie, même si nous pensons que les élus et les partenaires publics peuvent être plus dynamiques et plus communicatifs afin d’accélérer la mise en place des travaux et désenclaver Toussus qui n’est qu’à 5 kms de Versailles et dans le respect de la loi Laure ( lire article)

Si l’objectif prioritaire de VeloToussus est de désenclaver les communes de Toussus et de Chateaufort pour les relier à Versailles, les antennes de Buc, les loges et Versailles se concentrent plus essentiellement sur les déplacements urbains et les infrastructures mises à disposition ou à prévoir pour les déplacements cyclistes/piétons.

La piste cyclable Toussus/Buc et la Véloscénie une opportunité pour nos économies régionales et communales à réaliser avant 2018. Lire notre article (Lien)

Le Talent d’Or du vélo  remis à notre présidente Britta Boutry suite à la délibération du jury des Talents du vélo 2015. Notre article au lien suivant : http://aeriapole.blogspot.fr/2015/09/britta-boutry-stadelmann-talent-dor-du.html
Une reconnaissance publique du travail accompli par la ancienne présidente de VeloBuc et de ses antennes

Adhérer à Velobuc et VeloToussus n’est pas anodin :  Lire notre article au lien suivant : http://graines-de-toussus.blogspot.fr/2015/09/adherer-velobuc-et-son-antenne.html .

Les opérations "cyclistes brillez"  avec  vérification des éclairages et marquage des vélos, opérations organisées conjointement avec la ville de Versailles  ont eu lieu devant la gare des Chantiers. Elles ont rencontré un vif succès.
Un constat  : Encore, beaucoup trop  de vélos sans éclairage ou avec un éclairage déficient. La visibilité des cycylistes est un élement essentiel de la securité pour tous.

Création d'un SEL ( Système d'Echange Local)  ou comment faire réparer son pneu de vélo crevé en échange d'un cours de soutien en math...
Un SEL permet d'échanger des services entre des personnes dans une monnaie fictive appelée à Versailles le Soleil.
1 minute de son temps = 1 soleil. Il y a déjà 400 SELs en France (depuis 25 ans) et une douzaine dans les Yvelines.
Le SEL de Versailles vient de se lancer pour échanger des services sur Versailles et les communes limitrophes avec comme  slogan "le lien est plus important que le bien"
Une voirie pour tous
"La zone de rencontre" (zone 20) instaurée en 2008 suite au programme national "Une voirie pour tous" et dans le cadre de la réflexion sur le Code de la rue, prend son essor. Pour mieux faire connaitre les zones de rencontre et leur utilisation, une journée d'échange a développé cette thématique particulière dans chacune des 8 zones d'actions des Directions territoriales du Cerema (ex CERTU).
A cette occasion, une vidéo réalisée par le Cerema présente de manière vivante le fonctionnement de ces zones apaisées.

VeloBuc et ses antennes
VéloBuc et ses antennes est reconnue "d'interet général"  depuis 2010 
http://velobuc.free.fr/adhesion.html

Site Internet 
VeloBuc : http://velobuc.free.fr/
Notre site géré entièrement par des bénévoles est mis à jour régulièrement   
Votre soutien aide à poursuivre ce projet qui dépasse largement les frontières et de nouvelles antennes sont en cours d’ouverture.

Un grand merci  pour votre fidélité. Parlez en autour de vous pour nous rejoindre.
Plus nombreux nous serons et plus de poids nous aurons pour faire avancer le vélo dans nos régions.

30/12/2015

N°2015/61-ADOPTION D’UN NOM POUR LE COSEC à Toussus-le-Noble - Extrait du CR du 17/12/2015

Sur proposition de Mme Géraldine LASBLEIS, Adjointe au Maire,
Considérant le souhait de la commune de Toussus-le-Noble de reprendre l’idée de donner un nom au COSEC (Complexe Omnisports Sportif Evolutif Couvert), nom devant évoquer le sport et l’aviation,
Considérant l’appel à idées lancé dans le Toussus Mag du mois de septembre 2015 avec un retour des propositions au plus tard le 31 octobre 2015,
Considérant le retour de quatre propositions, à savoir Christian MARTY, Catherine MAUNOURY, Célestin PEGOUD, Caroline AIGLE,
Considérant l’étude des quatre propositions par la Commission Vie Locale en date du 19 novembre 2015,
Considérant que la Commission a procédé par élimination et n’a pas retenu Catherine MAUNOURY et Caroline AIGLE, pour les raisons suivantes :
-Catherine MAUNOURY : Bien que ses exploits de voltige aérienne soient tout à fait remarquables, elle a la chance d’être toujours de ce monde à ce jour. C’est pourquoi, la Commission a estimé que donner son nom à un bâtiment ne lui semblait pas pertinent et que Mme MAUNOURY n’avait pas suffisamment marqué l’histoire pour justifier de prêter son nom de son vivant à un bâtiment.
-Caroline AIGLE : Bien qu’elle ait eu un destin tragique et qu’elle réponde aux deux prérequis (exploit sportif et aviation), la Commission n’a pas retenu sa candidature, son nom étant associé à l’aviation militaire/de guerre alors que la Commission souhaitait privilégier un nom lié à l’aviation civile.
Considérant que les deux noms pré retenus sont Christian MARTY et Célestin PEGOUD, avec une majorité de la Commission favorable à Christian MARTY, pilote du Concorde, joyau national, technologique et révolutionnaire. En effet, Mr MARTY était aux commandes du Concorde, le 15 juillet 2000, lorsque celui-ci a été victime d’un accident au décollage de l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle et s’est écrasé. Cet homme était en outre un sportif émérite puisqu’il fut le premier à traverser l’Atlantique en planche à voile en 1982. Quant à Célestin PEGOUD, as français, premier saut en parachute et précurseur de la voltige aérienne, il s’est illustré sur Buc, Châteaufort et Toussus-le-Noble. Cependant, il a reçu moins d’opinions favorables de la part de la Commission, celle-ci estimant que si Mr PEGOUD a volé sur Toussus, c’était il y a plus de 100 ans et que la commune de Châteaufort lui rend déjà régulièrement hommage et, de plus, a érigé en sa mémoire une stèle et un jardin,
Il est proposé au Conseil de voter en faveur d’un de ces deux noms.
Mr LOCOH tient à préciser que la Commission n’avait pas de préférence pour telle ou telle personne mais une majorité des membres a estimé que les noms de Célestin PEGOUD et de Christian MARTY pouvaient être proposés.
Une proposition a été soumise à la Commission quant à la désignation par vote de la population du nom pour le COSEC. Mais ce process n’a pas été retenu.
Mme LASBLEIS répond que Célestin PEGOUD et Christian MARTY sont les deux noms proposés au vote du Conseil étant donné qu’ils étaient favoris lors de la Commission, sachant que Célestin PEGOUD était certes une personnalité liée à Toussus mais déjà très présent à Châteaufort.
Mr LOCOH évoque le fait que c’était déjà le point de vue de Mme LASBLEIS lors de la Commission.
Il souligne que donner le nom d’une personnalité à un patrimoine de la commune représente un certain nombre de valeurs. Il estime que Mr PEGOUD est un personnage qui a marqué le territoire, entre Buc, Toussus et Châteaufort, au niveau du parachutisme et de l’aéronautique. Le fait est qu’un certain nombre de sites, d’associations, de musées, de personnes contribuent à faire de Célestin PEGOUD un héros de l’aéronautique.
Mr LOCOH souhaite que l’on ne personnalise pas le choix du nom, rappelant que c’est Mr AGOPIAN qui a proposé le nom de Christian MARTY.
Mme LASBLEIS rappelle que Mr AGOPIAN avait déjà proposé ce nom lorsque l’appel à idée avait été lancé sous la mandature de Mr PANCHER.
Mr LANCINA partage ce que Mr LOCOH a énoncé concernant Célestin PEGOUD, en rappelant que ce nom est déjà très présent à Châteaufort comme l’est BLERIOT pour Buc. Mais il souligne qu’il partage également un autre point de vue : il lui semble plus opportun pour Toussus, de se choisir une référence qui va dans le sens de la technologie et le futur de l’aérodrome. Le Concorde n’a jamais été égalé et ce côté novateur, innovant va dans le sens du projet de Cluster.
Mr PANCHER estime que Mr MARTY n’incarne pas la technologie, n’étant que pilote sur le Concorde.
Mr LOCOH rajoute que c’est le copilote qui pourrait aussi être choisi. Le copilote était un sportif émérite également.
Mr LANCINA répond que si on suit ce raisonnement, on n’avance pas. Sur Toussus, il y a déjà toute une histoire autour de FARMAN. Choisir PEGOUD en plus ne pose-t-il pas le problème de se tourner encore une fois vers le passé ?
Mr PANCHER demande pourquoi dans ce cas là on ne choisirait pas le nom de Catherine MAUNOURY, qui est un personnage contemporain.
Mr LOCOH rajoute que choisir le nom de PEGOUD permettra de fédérer un certain nombre de choses qui existent aujourd’hui en sa mémoire
Mr LANCINA pense que le Concorde parle plus aux utilisateurs du COSEC que Mr PEGOUD.
Mr PANCHER rétorque que Mr MARTY a malheureusement "scratché" le concorde et Mme Borges de poursuivre: donc pourquoi ne pas donner le nom de "Concorde" à la salle si c'est l'avion qu'on veut honorer?
Mr CHARLES évoque l’idée de donner un nom à chaque salle de l’Espace du Plessis.
Mme BORGES est d’accord avec cette idée. Elle précise que le nom d’Antoine de Saint-Exupéry est souvent revenu dans les discussions avec certains Nobeltussois, car c’était non seulement un aviateur mais aussi, un écrivain émérite qui a mené un combat contre le nazisme.
Mr LOCOH précise que donner le nom d’une personne à quelque chose c’est honorer cette personne.
Mr AGOPIAN propose de s’abstenir au moment du vote étant donné qu’il est à l’origine de la proposition d’un des deux noms soumis au vote.
Mr CHARLES demande à Mme BORGES si d’autres noms ont été évoqués dans le cadre des discussions qu’elle a pu avoir avec les Nobeltussois.
Mme BORGES répond que non.
Mr CHARLES précise que lorsque l’idée de donner un nom au COSEC a été évoqué sous la mandature de Mr PANCHER, avec la possibilité de l’adoption du nom de Célestin PEGOUD, rien n’a été débattu et donné lieu à une délibération. Il estime d’autant plus étonnantes les allégations de Mr FINAN reprochant à l’actuelle municipalité d’avoir procédé à l’annulation de cette délibération alors qu’elle n’existe pas.
Mr PANCHER confirme qu’il n’y a pas eu de décision durant sa mandature.
Mr LOCOH propose que le vote ait lieu à bulletin secret, ce qui est accepté par le Conseil.
Après dépouillement, Célestin PEGOUD obtient deux voix, Christian MARTY dix voix. La dernière voix est un bulletin blanc.

Le Conseil, après en avoir délibéré à 10 voix pour, 2 voix contre, 2 abstentions,
APPROUVE l’adoption du nom de Christian MARTY pour le COSEC.


22/12/2015

Choix culturel autour d’un plateau repas, accompagné de sa confiture maison

La commission Culture  et les élus ont choisi un nom à donner au COSEC autre que Célestin Pégoud qu’Aériapole avait proposé.
Nous aurions compris, si ce choix porte sur des noms de l’Histoire notre Région « Berceau de l’aviation » dont nous en sommes très fiers et sur lequel le programme anthropique s’était développé pour mener un aéroport menacé de fermeture (vidéo réalisée en 2010), "C'est écrit dans le ciel", de son centenaire en 2007 à un aéroport du futur.

Pour ne citer que quelques exemples des grandes figures de nos communes : Robert Halbronn,  Lucien Boussoutrot, Bertram Ramsay, Paul Ducellier, Michel Berlin, Jean Casale, Louis Massotte où des noms de femmes, pour une parité qui nous est chère aujourd’hui : Jacqueline Auriol, Adrienne Bolland, Hélène Boucher,  et pourquoi pas  une figure contemporaine reconnue mais hors région, telle que Caroline Aigle, retenue aussi, mais balayée, pour la délibération au CM.   etc…
De plus, comme chacun le sait, le centenaire Marcel Dassault sera célébré en 2016.
Des noms de vétérans qui ont fait la gloire de notre Région, qu’une simple consultation dans les livres et médias,  détaillerait longuement…

Vu toutes les célébrations nationales et locales autour de Pégoud et au vu de la réticence des élus pour lui donner sa place dans notre commune, le choix final qui s’est porté sur la tragique fin du vol AF4950 du 25 juillet 2000 et de son équipage (lire article aeriapole : Le destin tragique du vol AF 4950) nous laisse perplexe.
Un choix sur une délibération et des allégations qui nous sont portées, que nous avons du mal à comprendre à la lecture du CR du CM du 17/12/2015.
Tous les pilotes, les commandants, les équipages, dans leurs fonctions,  assument cette responsabilité au quotidien pour mener leurs passagers à bon port.
Ne dénions pas la virtuosité du pilote, une pensée aussi à son équipage et interrogeons nous plutôt ce choix et pour une commune comme Toussus,

C’est plutôt un nom historique de notre région que nous aurions préféré dans une commune comme celle de Toussus-le-Noble, « Berceau de l’aviation en marche vers l’aéroport du futur ». C'est des As de notre Région qui mériteraient de figurer. Ils ne manquent pas. Le livre que sortira prochainement le GHTN le démontrera. 
Ce qui nous interpelle c’est qu’il a été proposé, par un actuel élu, ancien chef de cabine qui a connu le commandant.
Cette nomination de lieux publics dans notre commune « Berceau de l’aviation » serait elle devenue connaissance  autour d’un plateau repas  ?

Que retiendra l’histoire de notre commune par cette dénomination du COSEC et en attendant son inauguration officielle, l’article d’Aériapole partenaire de « Toussus-Expressions »   confirme une fois de plus  notre opinion sur le sujet.

21/12/2015

Le tragique destin du vol AF4590

Le 25 Juillet 2000, le commandant du concorde se prépare deux heures avant le vol du vol charter AF 4590 Paris New-York, il est rejoint par son copilote et l'officier mécanicien, qui vont l'accompagner. 
Un vol régulier en perspective. Les six membres d'équipage arriveront un peu après.
Ce jour-là, le commandant constate que, l'avion dont il va prendre possession est plein de passagers, essentiellement des Allemands qui s’offrent une croisière dans les Caraïbes avec des excédents de bagages. 
En général, les hommes d'affaires que transporte le concorde préfèrent voyager léger. 
Il envisage alors de faire partir quelques-uns des bagages sur le vol subsonique suivant à destination de New York.
Le concorde nécessite une délicate équation à calculer entre masse au décollage et le carburant car pour le roulage qui est très long à Roissy il brûle une tonne à lui tout seul, puis pour le vol Paris-New York, plus 5% de sécurité, plus une marge d'autonomie pour rallier un aéroport de dégagement à l'arrivée, plus de quoi tourner en l'air pendant trente minutes en cas d'attente. 

Ce n'est pas de la routine, mais de la sécurité.
 Il est environ 16 h 40 lorsque le Concorde pointe à l'entrée de la piste.A l'extrémité de celle-ci, un autre appareil en provenance de Tokyo attend l'autorisation de la traverser. A son bord se trouve le président Chirac,de retour du G8 organisé au Japon.
Le commandant du Concorde vient de lâcher les freins. Il a devant lui 4200 mètres de piste.
Les contrôleurs aériens ont quitté des yeux leur écran pour assister à l'envol majestueux du supersonique mais c'est une vision d'horreur qui les saisit.
Une aile du Concorde est dévorée par un gigantesque brasier.Ils tentent de prévenir le pilote.
C'est déjà trop tard, le commandant annonce une perte de puissance du moteur numéro 2 et informe que le train ne rentre pas.
Le moteur numéro 1 ne donne pas toute sa puissance. La fin est proche pour le Concorde.
Il a cessé de prendre de l'altitude. Commandant et copilote se battent aux commandes.
 En vain. A 16 h 44, la trajectoire du Concorde en feu s'incurve sur la gauche. L'avion en perdition se retourne presque complètement et tombe comme une pierre.
Il s'écrase en feu sur l'Hotelissimo à Gonesse, heureusement vide à cet horaire , tuant quatre femmes de ménage à l'ouvrage.
Les pompiers d'ADP convergent vers le lieu du crash ainsi que toutes les casernes du Val-d'Oise. Au total, quelque 800 sauveteurs, dont 150 gendarmes mobiles, 80 gendarmes, 110 policiers, 150 CRS, 242 pompiers et secouristes unissent leurs efforts sur le lieu de cette catastrophe.

Le commandant de bord du vol AF 4590, Christian Marty, 54 ans, un ardent de VTT, de randonnées en montagne et un passionné de planche à voile, il avait traversé ainsi l'Atlantique, en 1982, son copilote Jean Marcot, Gilles Jardinaud, l'officier mécanicien, six membres d’équipage, et un rêve brisé pour 96 Allemands, 2 Danois, 1 Autrichien et leur accompagnateur américain, retraité d'Air France. 37 touristes du même groupe avaient pris le vol régulier du Concorde, le matin même, à 11 heures.
Hasard des embarquements et des destins.

Un tragique accident et une catastrophe aérienne qui scellera la fin du Concorde. Le ministre des Transports, Jean-Claude Gayssot, décida le jour même de l'accident d'interdire les vols suivants de Concorde. Le Bureau d'enquêtes et d'analyses fut chargé de déterminer les causes de l'accident dans un but de prévention.
Dans les jours qui ont suivi, les certificats de navigabilité des Concorde ont été suspendus, ce qui a entraîné l'interruption des vols de British Airways entre Londres et les États-Unis. Ils n'ont été rétablis qu'après que diverses modifications techniques eurent été effectuées sur l'appareil, notamment pose de revêtement en Kevlar à l'intérieur des réservoirs, renforcement de la protection des circuits électriques au niveau des trains principaux et installation de pneus plus stables. Aussi une dizaine de places à bord sont supprimées.

Le Concorde vole à nouveau en novembre 2001, mais Air France et British Airways décident d'en arrêter l'exploitation en 2003.

Une stèle a été érigée sur la commune de Mitry-Mory en Seine-et-Marne, près des pistes de l'aéroport, pour rendre hommage aux victimes.