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03/08/2015

De l'éléctrique dans l'air à Toussus-le-Noble

Depuis quelques temps et avec l’accélération du mouvement, le principe anthropique démontre toute son efficacité sur la commune de Toussus et de son aéroport.

A  notre arrivée à Toussus, en 1987, la commune de 65 habitants rêvait d’un accroissement de sa population afin de garder une vie active dans ce village et préserver une école en phase d’être fermée faute d’enfants.

L’aéroport de Toussus, bien qu’international à l’époque ressemblait plus à une villégiature où il faisait bon de se promener, d’admirer sa tour de contrôle en damier noir et blanc et de côtoyer la Jet- Set qui venait de bien loin, en avion, pour Paris et ses environs.
Un aéroport historique, berceau de l’aviation, bien que dynamique avec ses 120.000 mouvements d'époque, somnolait sur le plateau du grand parc de Versailles. Il était facteur de nuisances sonores pour des communes en pleine expansion avec des visions d'urbanisme à tout va et leur souhait de la fermeture de l’aéroport.

Aussi pour beaucoup, même pour des fonctionnaires de Préfecture, dire en 1995, qu’on venait de Toussus, c’était s’entendre répondre « de Toussus ? » des moments et un temps de quiétude et de bien être qui nous ont fait lier aux « gens » de l’aéroport et les militaires de la marine basée à Toussus, pour devenir, plus tard, des amis, de la famille….

C’est certainement son Histoire et son passé qui sauva cet aéroport, lors de prise de décision de la commune et de son maire  de l'époque, Gilles Pancher, que nous montions l’organisation et la célébration du centenaire de cet aéroport lors des journées du patrimoine. 
C’était réveiller une page d’une histoire très riche de l’aviation française qui s’effaçait avec le temps, l'urbanisation et l’oubli et que beaucoup de mordus souhaitaient préserver.

De la prise en main de l’événement par le Groupe Historique de Toussus à son élargissement en dehors des frontières de la commune, ce travail à plein temps de deux ans, par des bénévoles et des experts de tous bord ont permis de réaliser l’irréalisable. 

Tout était résumé dans notre article « équilibre et stabilité » où la célébration de ce centenaire n’était plus la simple organisation d’une fête et d’un meeting aérien, mais le réveil d’une histoire riche et l’implication d’une population nomade dans le but de l’intégrer dans son environnement.

Il était clair que la survie de cet aéroport mi-affaires et mi-loisirs ne pouvait perdurer dans l’état actuel de l’évolution de la technologie et la lutte contre les nuisances sonores.
Seules les entreprises de l’aéroport qui pouvaient s’adapter aux nouvelles normes auraient vocation de rester sur ce terrain, au grand dam des autres écoles de pilotages qui n’auraient le moyen de réaliser de tels investissements.
C’était pourtant le prix à payer pour la survie de cet aéroport en proie à une urbanisation voisine, intensive et vorace.
La création des journées du patrimoine et l’ouverture du domaine, étant le lien vivant entre les riverains et les utilisateurs.

C'est au travers de nos diverses rencontres avec des hommes d’affaires de tous horizons, inconditionnels amoureux de cet aéroport et le partage des idées qui nous a permis de croiser M Alexandre Couvelaire, membre de l’Association l’Ascendant, association pour le développement de l’aviation d’affaires à Toussus-le-Noble dont le President JP Trimaille n'est autre que le directeur en second des vols lors du Centenaire.
L’un de ses premiers objectifs, en son temps était celui de ré-ouvrir le bureau des Douanes à Toussus afin de lui rendre son caractère international et permettre une plus grande fréquentation des d’avions d’affaires, moins bruyants et plus rentables que les fameux tours de pistes sonores des avions écoles n’ayant pas renouvelé ou modifié leur parc.
M Alexandre Couvelaire fait actuellement partie de la direction d’AEAC Aéro, créée en février 2014 - compagnie basée aux USA, spécialisée dans la fabrication des avions électriques de future génération. Des avions encore au stade de prototype en phase d’homologation.  
L’Aéro club ATCF aurait signé dernièrement une intention d’achat pour ce type d’avion. 

Déjà l’ATCF s’était distinguée par l’achat des Aquila en 2006 et avait parfaitement intégré que si Toussus devrait être l’aéroport du futur, il fallait obligatoirement être précurseur.
Maintenant de qui l’E-FAN d'Airbus ou bien le Sun Flyer américain sera le premier sur l’aéroport de Toussus-le-Noble ? Si la question reste posée, les premières pierres de l’édifice de l’aviation du futur sont dans tous les cas, scellées.
Pour la petite histoire, à la traversée de la Manche en avion électrique, le Cri-cri avait bien devancé Airbus…. Qui arrivera le 1er à Toussus ?

Dans ce système anthropique, après les premiers wagons de "Redbird reef" via le centenaire, voici la riche faune et flore qui revient peupler le plateau historique et économique de notre commune.

Un grand bravo à ces entrepreneurs qui préservent notre histoire et développent notre économie.

« Faire feu de tout bois pour créer davantage d’entreprises et d’emplois » est la devise de l’Ascendant, qu’Alexandre Couvelaire nous avait remis lors d’un déjeuner avec l’ancien commandant de l’aéroport de Toussus, M Jacques Pageix, en 2014. Nous étions au T Bird de l’ATCF. Quel hasard !!

crédit photo : aeac.aero

15/07/2015

Contrat de développement territorial Versailles Grand Parc Saint-Quentin-en-Yvelines Vélizy-Villacoublay


Un territoire clé de l’ouest francilien, riche de sa diversité et porteur de complémentarités Le territoire du CDT Versailles Grand Parc - Saint-Quentin-en-Yvelines - Vélizy-Villacoublay est l’un des deux pôles majeurs du territoire Paris-Saclay dont l’ambition est exprimée dans le Schéma de Développement Territorial (SDT), qui fixe l’horizon de développement à l’échelle de Paris-Saclay et annonce un ensemble de projets complémentaires et cohérents entre eux.

A l’intérieur de ce périmètre réside un potentiel de développement majeur articulé autour des futures gares yvelinoises de la ligne 18 ( Orly-Versailles) du Grand Paris Express, de la frange Nord-Ouest du plateau de Saclay et du corridor ferroviaire, de Montigny-le-Bretonneux à La Verrière, des zones d’activités importantes (Inovel Parc à Vélizy-Villacoublay, les zones de Buc-Toussus-Les Loges, la Clef-de-Saint-Pierre à Elancourt, …) et plusieurs sites de projets d’ampleur exceptionnelle (Versailles Satory, le corridor ferroviaire de Trappes, Guyancourt – ville (Saint-Quentin Est), Versailles les Matelots-Mortemets, le pôle gare de Saint-Quentin à Montigny).


         

Une stratégie économique de long terme équilibrée et résiliente

La stratégie de développement du territoire vise un équilibre entre visibilité internationale autour de pôles d’excellence, satisfaction des besoins de la population résidente et renforcement de la cohésion sociale et territoriale.
Elle poursuit un objectif de maintien et de développement de l’économie des services et des loisirs et de l’économie publique, qui occupent une place importante dans le territoire.

La stratégie économique du territoire peut s’appuyer pour cela sur plusieurs atouts et potentialités qui lui sont propres :

- l’image véhiculée par le patrimoine de notoriété mondiale de Versailles ;
- des infrastructures rayonnantes permettant le développement du tourisme d’affaires international (Palais des Congrès de Versailles, aérodrome de Toussus-le-Noble, espace outdoor créé pour l’accueil de Solar Decathlon, …) ;
- le patrimoine naturel et paysager exceptionnel du territoire, point d’appui pour développer le tourisme vert à destination des franciliens ;
- des infrastructures récréatives et sportives à fort rayonnement permettant l’affirmation de l’identité « sports-loisirs » de Saint-Quentin-en-Yvelines (base de loisirs, vélodrome national, golf, …) ;
- l’économie publique induite par le statut de préfecture de Versailles, vecteur d’équilibre et de stabilité économiques.

Le territoire est bien doté en matière de structures d’accueils avec plus de 1 000 chambres de 4 ou 5 étoiles sur le territoire de Versailles Grand Parc, la présence du Palais des Congrès de Versailles, qui bénéficie d’une forte visibilité commerciale grâce à l’appartenance au réseau du gestionnaire VIPARIS mais doit être remis à niveau pour prétendre à une réelle attractivité, et de l’aérodrome de Toussus-le-Noble qui comptabilise plusieurs milliers de mouvements d’affaires par an.

Bénéficiant en sus des 6,7 millions de visiteurs annuels au château de Versailles et d’une population au pouvoir d’achat 50% supérieur à la moyenne nationale, le cœur urbain dense de Versailles présente un lieu de chalandise
C’est également le cas des ZAE de Buc, Les Loges-en-Josas et Toussus-le-Noble qui réunissent, à elles seules, un tiers des entreprises de la communauté d’agglomération de Versailles Grand Parc, et d’expérimentation économique remarquable.

Buc, Toussus-le-Noble, Les Loges-en-Josas Zones d’activité économique

Ces trois zones d’activités sont riches d’un tissu économique diversifié d’environ 400 entreprises réunissant 10 000 emplois.
Elles apportent au territoire une offre immobilière immédiate pour les entreprises intégrées au projet scientifique et technologique du Plateau de Saclay :


  •  La ZAE de Buc accueille sur 80 hectares de grandes entreprises (GE Healthcare, 3D plus, Goodrich, Siemens, …) et une multitude de PME-TPE ; 
  •  La ZAE des Loges-en-Josas, peu dense, accueille Air Liquide et son centre de recherches ainsi que de petites entreprises et dispose encore de réserves pour une extension de grande ampleur ; 
  •  Les ZAE de Toussus-le-Noble accueillent respectivement une activité tournée presque exclusivement vers l’aéronautique (Aérodrome), sur foncier ADP, et une offre tertiaire récente mais présentant une forte vacance (Airparc). 
Toutes présentent des limites qui nécessitent une mise à niveau de leur offre afin de conserver ou d’accroître leur attractivité : 
-  A Buc : un déficit d’accessibilité et de services et une difficulté pour adapter l’offre à l’évolution souhaitée des entreprises ou à l’accueil de nouvelles entreprises ;
- Aux Loges-en-Josas : une offre en transport en commun limitée et un nombre d’entreprises trop limité pour développer des services mutualisés ; 
- A Toussus-le-Noble : un déficit d’accessibilité routière et TC, une mutation nécessaire pour accompagner l’évolution des usages sur l’aérodrome de Toussusle-Noble visant à en réduire les nuisances tout en pérennisant l’activité économique aéroportuaire. 

Le renforcement de l’attractivité de ces zones d’activités passera par : 
  • La mise à niveau de l’offre : amélioration de la desserte routière et de l’offre de transports, développement de l’offre de services mutualisés aux entreprises, création d’un pôle de vie et de services, renforcement de la visibilité des entreprises présentes au sein de ces zones d’activité, densification du tissu des ZAE de Toussus-le-Noble et des Loges-en-Josas, impulsion et accompagnement des mutations possibles, modernisation et diversification de l’offre immobilière ; 
  • La valorisation des potentiels fonciers au service du développement économique : reconversion des friches économiques, réhabilitation et/ou requalification de bâtiments ; 
  • Une nouvelle conception de l’aménagement urbain et de la relation ZAE/ville : ouverture des zones d’activités sur la ville, perméabilité à l’intérieur des ZAE, développement de l’offre de services en fonction de différentes clientèles ; 
  • Un travail sur les synergies avec le grand territoire Paris Saclay : inscription des zones d’activités dans la dynamique du projet Paris Saclay en synergie avec les autres territoires, faire de l’aérodrome de Toussus par exemple, un aéroport exemplaire, démonstrateur grandeur nature de technologies innovantes développées sur le grand territoire et d’usages mieux régulés et concertés, au service d’une meilleure intégration de la plateforme aéroportuaire dans son environnement ; 
  • Le développement d’une offre résidentielle pour les salariés à proximité, en s’appuyant sur les secteurs d’urbanisation prévus par le SDRIF (Fort de Buc, zone aéroportuaire de Toussus). 
La mise en œuvre de ces orientations nécessite une action coordonnée des partenaires, notamment en matière de mobilités : 
  •  organisation du rabattement bus et circulations douces sur les gares futures ou existantes de Saint-Quentin Est et Satory (GPE), Petit-Jouy (tram-train EvryMassy-Versailles), Versailles Chantiers ; 
  • création d’une ligne de bus électrique entre la gare de Petit-Jouy et les ZAE des et de Buc, associée à la création d’un parc de stationnement adapté à la gare de PetitJouy ; 
  • création d’un barreau de liaison est-ouest (RD91/RD938) pour faciliter l’accès routier, y compris poids lourd, aux zones d’activités ; 
  • sécurisation du partage des routes entre les types d’usagers ; 
  • développement des services interentreprises (PDIE, accueil périscolaire des enfants, restauration, vélos, chemin piétonnier, …).

Des études en cours ou à réaliser viendront également nourrir la réflexion sur les axes d’intervention à retenir pour faire évoluer la consistance des zones d’activités et, également, sur l’opportunité du passage au statut de zone d’intérêt communautaire.

Globalement, et même si elles se maintiennent aujourd’hui à un bon niveau de dynamisme, ces ZAE souffrent d’un déficit d’image lié à leur mauvaise desserte en transport en commun, à plusieurs grands locaux vacants (des grands sites n’ont pas trouvé de repreneurs depuis des années comme celui de Negma à Toussus-le-Noble), à l’absence de services mutualisés tels des restaurants interentreprises ; elles risquent ainsi le décrochage par rapport aux standards aujourd’hui exigés dans les grandes métropoles mondiales.

Favoriser le développement de l’entrepreneuriat local
Buc, Toussus le Noble, Les Loges-en-Josas - ZAE CDT Versailles Grand Parc - Saint-Quentin-en-Yvelines - Vélizy-Villacoublay

Caractéristiques générales :
accueil d’un nombre important d’entreprises et de grands comptes (400 entreprises et près de 10 000 emplois) notamment dans la R&D et l’innovation des secteurs de la défense et de l’aéronautique. Surface de locaux : sur environ 80 hectares d’activité économique
Objectifs d’impact économique : faire monter en gamme l’offre de ces zones d’activités pour continuer à être attractif auprès des entreprises.

Objectifs d’impact urbain :
La réalisation du barreau RD 938 - RD 91 entre Buc et Guyancourt complètera par ailleurs le maillage routier et permettra une meilleure accessibilité aux zones d’activité de Buc, Toussus-le-Noble et Les-Loges-en-Josas et au plateau de Satory.

Dans le registre des infrastructures et de l’offre de services de transports en commun :
Réalisation du tram-train Versailles-Massy Le tram-train Versailles – Massy permet une meilleure accessibilité aux pôles du sud de la métropole parisienne et favorise les liaisons de banlieue à banlieue. Cela va permettre une connexion rapide à Massy, Orly et Evry.
Il est également structurant pour permettre une liaison à haut niveau de service à la grande échelle du plateau et pour améliorer la desserte des Z.A. de Buc, Toussus-les-Loges et des campus de l’INRA et d’HEC.

Nuisances
 • Résoudre les nuisances aériennes de l’aérodrome de Toussus-le-Noble.

Caractérisation de la situation socio-démographique et du parc de logement
La situation socio-démographique : un territoire qui ne gagne plus d’habitants et marqué par des disparités sociales fortes et un territoire en situation de panne démographique

Le territoire bénéficie d’un contexte économique favorable et connaît un réel dynamisme.
Il accueille 209 000 emplois en 2010 ce qui en fait le deuxième pôle économique de l’ouest parisien derrière la Défense.
Il bénéficie d’une grande stabilité de l’emploi tant privé
– grâce à la présence ancienne de grands groupes industriels (PSA, Thalès, EADS, Renault, …) sur le territoire et un tissu de PME et sous-traitants
– que public grâce au pôle administratif de Versailles (Conseil départemental, Préfecture, hôpital, universités, …).
La présence de ces inducteurs d’emplois de différentes natures contribue à maintenir un taux de chômage globalement assez faible bien que disparate :
5,8% à Vélizy-Villacoublay,
6,9% à Versailles Grand Parc,
8,9% à Saint-Quentin-en-Yvelines en 2009.

source (VGP 2014)

09/07/2015

Par les Rues et les Chemins de Toussus-le-Noble...

La plupart des noms des rues de Toussus-le-Noble remonte au XXe siècle, accompagnant la rapide croissance d’un village longtemps limité à une poignée de fermes autour de son église et de son manoir. Ces témoins du passé se sont presque tous effacés au bénéfice de la modernité. 

Reste leur souvenir à travers les noms.

Les plus vieux parlent de la topographie, évoquant l’ancien réseau des voies de communication et les liens tissés avec les communes voisines entremêlant leurs histoires. Les autres décrivent les facettes plus multiples qu’il n’y paraît du passé de Toussus-le-Noble, foncièrement agricole mais proche du pouvoir royal, tributaire d’un plateau qui tire sa richesse autant de la terre que du vent.


L’ouvrage propose de suivre l’évolution des tracés des chemins de Toussus-le-Noble au rythme des bouleversements de l’Histoire, des changements des modes de transport et des activités des hommes avant de découvrir l’histoire que conte chaque nom. 
Une étude étymologique des principaux toponymes de la région complète le tout.

Une prochaine édition du Groupe Historique de Toussus : http://ghtn.free.fr/ qui sera disponible fin 2015 et que vous pouvez réserver en primeur dès à présent.


Mme Geneviève Sandras

14/04/2015

Un avenir en rose, vers l'aéroport du futur : De l’Aquila aux avions électriques à Toussus-le-Noble

Il est loin le temps où en 1907, l'aérodrome de Toussus-le-noble cohabitait avec les moutons des champs du Trou Salé. De même il est loin le temps où, en 1973, l'aérodrome enregistrait plus de 200 000 mouvements d'avions.


Aéroport qui dans son histoire, records, avancées techniques et dynamisme économique s’y sont conjugués, rattaché à ADP, ouvert à l’international, il accueille aussi bien les vols d'affaires que les écoles de pilotage préparant les pilotes professionnels de demain et les aéroclubs.
Toussus-le-Noble, qui se classe dans le peloton de tête des dix aérodromes gérés par Aéroports de Paris est aujourd'hui l'aérodrome du futur qui veut concilier activités et environnement.
Ce lieu d'histoire, berceau de l'aviation, est un important pôle d'intérêt, vivier d'emplois et source de loisirs de la région.
A ce titre et pour toujours mieux l'insérer dans son milieu, ADP, en collaboration étroite avec la DGAC et les collectivités locales, procède à bon nombres de travaux de proximité. Dans ce cadre, une Charte Environnementale a été signée en 2005 afin de pérenniser l'activité de l'aérodrome tout en prenant en compte la qualité de vie des riverains.
Ainsi, des silencieux financés en partie par ADP sont installés sur  des avions compatibles afin de réduire les nuisances sonores en respectant la Charte et en bonne collaboration avec les membres du comité de suivi
Dans ce dialogue va dans le bon sens, la DGAC et ADP apportent leur soutien technique afin d'améliorer le quotidien de chacun avec pour l'objectif d'améliorer les relations en trouvant des consensus avec la  volonté des acteurs pour pérenniser l'aérodrome et ses activités et l'insérer dans son environnement

Depuis le centenaire de Toussus en 2007, pour plusieurs aéroclubs comme le Touring Club et l’IPSA leur avenir était dans l'investissement dans des avions de nouvelle génération tel que l'Aquila qui jouit d’une bonne notoriété dans l’Europe entière. Silencieux et maniable, il est utilisé par des écoles de pilotage, des pilotes privés,et des clubs, y compris ceux de Lufthansa, Airbus et de SFG-Swissair.  D’autres aéroclubs à Toussus ont équipé leurs flottes d’un échappement silencieux.

C’est, toutefois, le 27 juin 2014 lors d’une démonstration de l’E-FAN d’ Airbus, un prototype d’avion tout électrique, à l’aérodrome de Toussus-le-Noble lors de la clôture du défi «100/24, 100 aérodromes en 24 heures » qui apportera un nouveau souffle vers un nouvel horizon plus dégagé à l’aviation d’affaires et de loisirs. Cet avion de dernière génération et du futur qui répondra à la demande, aux normes et à l’exigence environnementale de tous les aéroports limitrophes de zones urbaines en fort développement.

Un équilibre et une stabilité comme nous l'avions déjà défini en 2007 (voir article GHTN),  un espoir dans ces nouveaux avions électriques pour ces aéroports à l’avenir qui était incertain et qui souffrent l'étranglement d'un urbanisme rampant vorace.  

crédit photo : Frédéric Réveillé - Défi 100/24 - juin 2014

13/04/2015

Le Chateau Landolff, patrimoine de Toussus mis en vente au plus offrant



Des parcelles du Chateau Landolff seront demain, mises en vente au plus offrant. 
Patrimoine de Toussus, ce domaine a fait l'objet d'un ouvrage édité par le Groupe Historique de Toussus en 2005, retraçant son existence depuis qu'il fut lieu de villégiature des Landolff au début du siècle pour terminer comme résidence et carré des officiers de l'EAN de l'Aéronautique Navale.
Une période riche en histoire qui a vu progressivement l'arrivée des allemands, puis des américains avant d'être, pour un moment, base de la célèbre escadrille Normandie-Niemen et l'arrivée du S.A.M.A.N. en 1950. Un lieu auquel les Nobeltussois sont attachés.
Le 30 juin 2011 s'était déroulée la cérémonie de dissolution de l’ETAN en présence des anciens commandants de la base. Un moment solennel et porté d’émotions, notamment lors de la minute de silence qui a suivi la dernière descente des couleurs …retracée au travers de cette vidéo et le son du dernier clairon.

Une histoire de plus de 60 ans…

L’histoire de l’aéronautique navale à Toussus le Noble démarre le 29 août 1947.

Commençait alors une belle histoire entre la Marine et la ville de Toussus dont l’apothéose fut la célébration commune du Centenaire de l’Aéroport et les 60 ans de présence de la marine, en septembre 2007.

Compte tenu de ses missions le site de Toussus présentait des intérêts logistiques et stratégiques dans la stratégie militaire de la Marine française.
On a compté jusqu’à 700 officiers, officiers-mariniers quartiers-maîtres et matelots  sur la base.

Nostalgie et tristesse

L’ordre de départ de la base ne fut pas une surprise, depuis plusieurs années le démantèlement de l’ETAN était en projet. C’est en juillet 2008 que la décision a été annoncée par le Ministère de la Défense. Cette ordonnance correspond à un redéploiement national de l’organisation de la défense nationale. 

L’ensemble des militaires de la base se sont répartis sur les différents sites et bases du territoire (Toulon, Brest, Lorient, Cherbourg, Hyères…) selon leur désidérata. Des  affectations accompagnées d’une certaine nostalgie. L’appartenance à la base de Toussus procurait un sentiment de fierté à l’ensemble de ces membres.

« Les missions qui nous étaient confiées étaient d’une grande technicité et rendaient le travail intéressant et valorisant. Chacun des membres de la Marine considérait leur intégration à la base de Toussus comme l’une des belles affectations. De nombreux grands chefs de l’aéronautique ont commandé sur cette base.»

L’ETAN, constituée en majorité de célibataires géographiques, portait un esprit d’équipage particulier. Les liens tissés entre l’ensemble des militaires étaient très fort et un vrai esprit de camaraderie régnait. Cette nostalgie s’est accompagnée pour la plupart des militaires d’un certain déchirement :
« Tous appréciaient la qualité de vie de Toussus le Noble et de ses alentours. Ce cadre de vie privilégié va nous manquer.»

Enfin le commandant Philippe PEVERGNE tenait à souligner les rapports cordiaux avec les Nobeltussois et les excellentes relations entretenues avec la municipalité au long de ces nombreuses années : «Je garderai un très bon souvenir de la qualité de cette cohabitation »

Libération du site :

Lors de la cérémonie de départ, le Commandant a ajouté que depuis 2008 l’ensemble des équipes en place préparaient ce départ. « Notre objectif a été d’assurer un départ propre et sécurisé afin de favoriser la réhabilitation du site»

Aujourd’hui les locaux sont entièrement vidés et les pollutions potentielles éliminées. "Nous avons attaché une attention toute particulière au démantèlement des 3 Installations Classées Pour l’Environnement (ICPE) : installation de stockage carburant, installation de stockage de substance extinction incendie et la centrale électrique."

Précisons que le site de l’EAN a toujours été exemplaire au niveau des rejets polluants et n’a jamais été un site  sensible. Toutefois le terrain n’a jamais été sondé en profondeur.  Le site est sécurisé  en surface et dans les fondations des bâtiments actuellement existants.
Toute création de nouvelles fondations n’impliquerait pas la responsabilité de l’organisme ou de l’administration ayant occupé les lieux. En terme de sécurité, l’ensemble des accès dangereux ont été condamnés et un maitre chien surveille le site 24h/24 et 7j/7.

« Désormais, toutes les conditions seraient  favorables au développement de projets pour la ville de Toussus le Noble, dans l’état actuel des fondations des  bâtiments existants ».


notre dossier à télécharger :
Quel horizon pour Toussus-le-Noble après la fermeture de la base aéronavale ?


12/04/2015

Toussus-le-Noble, aéroport international d’affaires et de loisirs. (Souvenirs de la période 1982-1997).

 Jacques Pageix, ancien Commandant de 
l’Aéroport de Toussus-le-Noble.

Mes quinze années passées à Toussus-le-Noble sont déjà anciennes et pourrait être vouées à l’oubli, mais les souvenirs accumulés -bons et mauvais- sont tenaces, comme le lien affectif qui m’attache à cette plate-forme.

En septembre 1982, l’aérodrome, que je découvrais pour la première fois, faisait penser à une ruche bourdonnante où les hommes d’affaires côtoyaient les pilotes de loisir. Dans la petite aérogare, surnommée l’ « Isba » (1), se trouvaient rassemblés les services des Douanes, de la Police et de la Gendarmerie, les agents d’aérogare d’Aéroports de Paris, et même une société privée.
Son bloc technique, ancien hôtel construit dans les années 30, avait de quoi surprendre, avec sa boutique aéronautique et son restaurant voisinant avec les services de l’Etat : le commandement, le contrôle aérien, le bureau de piste, la maintenance technique (infrastructure et radio), et la station météorologique. Il faut reconnaître que ce mélange, qu’on n’accepte habituellement pas dans un bâtiment technique, faisait opportunément de ce lieu le point focal de l’aérodrome : tout le monde s’y rencontrait.
L’autre sujet d’étonnement fut la découverte du grand nombre de sociétés et d’aéro-clubs, s’étendant sur trois zones et couvrant le tiers de l’emprise de l’aéroport. Je n’oublie pas la qualité des relations qui furent aussitôt nouées avec les dirigeants et le personnel, toujours chaleureuses et souvent amicales. Certaines persistent encore. Je ne tardais pas non plus à tisser des liens de confiance avec les partenaires voisins de l’aéroport (collectivités, associations, etc.)

Certes, si le sujet est la célébration du centenaire de l’aérodrome en 2007 et l’évocation de son passé prestigieux. Je laisse aux spécialistes le soin de retracer fidèlement ce passé, de l’épopée des frères Farman à la saga du Normandie-Niemen.
Pour ma part, j’évoquerai quelques aspects peut-être moins connus :
Sait-on que dans les années 50, sous l’autorité du commandant de l’aéroport Henry Tessier, Toussus était le lieu de rendez-vous des aéro-clubs, des sociétés, et des constructeurs, qui venaient y présenter leurs machines ; ces rassemblements, véritables salons aéronautiques de l’aviation générale, étaient tous les deux ans le prétexte de grandes « kermesses aéronautiques » avec les démonstrations en vol, et les championnats de France de voltige disputés par de hautes figures comme le Chevalier d’Orgeix, Notteghem, Biancotto, etc. 
Cette tradition de rassemblement festif se poursuivit par la suite et j’ai pu être le témoin, dans les années 80, de courses aériennes organisées au départ de Toussus, qui attiraient un nombreux public : ce fut successivement l’Air Transat (Paris-New-York), la Transafricaine (Paris-Libreville), , Paris-Pékin-Paris et la Malaysia Air Race (Paris-Langkawi-Paris). On pouvait rencontrer sur le tarmac des personnalités aussi diverses qu’Alain Souchon, Miss France ou la Reine Noor de Jordanie. Je me souviens aussi du dirigeable qui venait s’amarrer chaque été.
Beaucoup de célébrations émouvantes s’y sont déroulées : le cinquantenaire de la Libération, la commémoration organisée à la mémoire de l’Amiral Ramsay, organisateur du débarquement de Normandie, mort à Toussus en 1945 lors du décollage de son avion pour Bruxelles où il devait rencontrer le Maréchal Montgomery. Mais il faudrait plusieurs pages pour retracer tous ces souvenirs.
Je n’oublie pas non plus les relations qui s’établirent avec la Base d’Aéronautique Navale voisine, et avec la Base Aérienne de Villacoublay dont le centre de contrôle aérien participait au guidage des avions vers Toussus.
 Pour terminer (et non pas conclure), s’il y a une leçon majeure à retenir de ces années, c’est qu’un aérodrome ne peut se satisfaire de ses seules activités aéronautiques. Il doit être attentif à tout ce qui se passe autour de lui. Cela est subordonné à un effort incessant pour établir et préserver des relations de confiance avec les partenaires voisins. Je ne doute pas que la célébration du Centenaire y ait contribué !
 Jacques Pageix, ancien Commandant de l’Aéroport de Toussus-le-Noble.


 (1) : Il avait été baptisé ainsi, car il s’agissait de l’ancien pavillon d’accueil d’Orly, qui avait reçu le président Khrouchtchev. Démonté et reconstruit à Toussus en 1960, ce bâtiment fut détruit par un incendie en novembre 1996.

04/04/2015

A Toussus, une semaine de l’industrie qui surfe sur la vague d’Aériapole et le principe anthropique.

Le Jeudi 2 avril, une Journée des métiers de l'aéronautique et du spatial a été organisée sur l'aérodrome de Toussus le Noble par la Préfecture des Yvelines, la Mairie de Toussus le Noble,  ADP et le DSDEN78. 

Des collégiens ont pu visiter les différents stands de la Journée des métiers autour de l'aéronautique et du spatial ou été présents plusieurs acteurs dont : Safran, SNECMA, Dassault système, Dassault aviation, Zodiac Aerospace, Gendarmerie, Airbus, Armée de l'air, ADP, Total et bien d’autres, pour ne nommer que ceux là…
Une journée dédiée à l’aéronautique et pour l'inauguration d’un pôle de développement aéronautique autour de l'avion du futur tel que l'E-Fan d'Airbus.

Pour en arriver à cette journée du 2 avril 2015, certains la découvrent. C'est notre joie et notre récompense.
Pour Aériapole et tous ceux qui y croyaient, ce n’est que la résultante d’un travail de longue haleine par des bâtisseurs de tous horizons. Des personnes qui ont cru en cette terre berceau de l’aviation, son histoire.
Ils ont permis, grâce à un travail assidu et désintéressé, à mettre en valeur un patrimoine menacé d’être remplacé par une urbanisation effrénée. Sept aérodromes sur une terre berceau de l’aviation avaient disparu - ref à l’ouvrage de G. Beisson et C. Guétienne paru aux éditions bleu ciel qui fait suite à celui « D’Azur et d’or » réalisé par G. Sandras et le Groupe Historique, tous les deux rédigé pour la commémoration du Centenaire de l’Aéroport de Toussus en 2007.

L’histoire de l’aéronautique française et l’aéroport de Toussus, ne pouvaient pas que devenir une page de rappel dans les  manuels d’Histoire de nos jeunes générations.

D’une terre où les ailes ont pris racines, cet aéroport asphyxié a pris son bol d’oxygène lors du centenaire où pour la première fois dans le monde aéronautique, un Bleriot XI croisait un rafale dans un ciel bleu azur. Une confirmation de Toussus à une place vitale et prépondérante dans ce domaine.

Le concept d’Aériapole qui a suivi, est venu confirmer cet élan, encourageant la commune de Toussus et son aéroport à monter sa propre journée du patrimoine tournée vers l’aéronautique et de s’integrer  en 2013 à la célébration d’un autre centenaire tout aussi prestigieux tel que celui du saut en parachute de Pégoud au dessus du domaine de la Geneste à Chateaufort.

Sur le même principe anthropique que nous développons et sur notre plateau à la terre riche et fertile, essentiellement à vocation agricole, il faut un certain temps pour que les graines semées puissent germer. 
Dans ce cas et celle de la semaine de l’industrie, heureusement nos politiques, souvent réticents ou même hostiles, en prirent conscience loin de toute pression électorale.

Espérons que cette initiative sera le prélude d’un nouvel Horizon qui apportera un complément de miel, à l’instar des abeilles que nous avons accueilli sur Toussus en 2012.

En 2007, la Chambre de Commerce et de l’Industrie de Versailles était partenaire au concert d’inauguration du Centenaire célébré, dans le prestigieux Hangar Farman, en 2015 nous souhaitons qu’elle devienne Chef d’Orchestre d’un potentiel aéronautique ouvert sur un  horizon dégagé et qu' elle offre, avec nos élus, une vision épanouie en bonne harmonie avec son voisinage.